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Un desenat de familhas l’an ja demandat, e desenant se prepausarà a totes los nòus maridatges

Doas familhas de Biàrritz an recebut lo primièr libret de familha bilingüe, que sas lengas son lo francés e lo basco. La consolessa màger de la vila del Bas Ador, Maider Arosteguy, vòl atal “aubrir ua nava èra a Biàrritz en tot despartimentar la lenga basca”, çò rapòrta Mediabask.

Lo document l’an revisat d’especialistas de l’Ofici Public de la Lenga Basca, en collaboracion amb de professors de drech de l’Universitat del Bascoat, per tal que la terminologia administrativa e legislativa siá exacta. Tanben s’es volgut que de bon completar pels oficièrs de l’estat civil non bascofòns.

Après un trabalh de sièis meses, lo document bilingüe es disponible e, après una comunicacion de la comuna dins la revista muncipala, i a mai de dètz familhas de la vila que l’an demandat. A mai, se prepausarà lo document a totes los maridatges que se celebraràn desenant. Arosteguy encoratja d’autras comunas que prepausen aquel “dispositiu simbolic”.

Los librets de familha bilingües francés-breton an ben capitat dins fòrça comunas de Bretanha. Seriá plan que las administracions occitanas o prepausèsson tanben en occitan, e que se faguèsse de versions en gascon dins las comunas del Bas Ador per qual o desirariá tanplan en la lenga nòstra.

[Imatge: Ville de Biàrritz – poblejat dins http://www.jornalet.com

Charles Baudelaire mort le 31 août 1867, il y a 150 ans, publiait le 25 juin 1857 Les Fleurs du Mal. Objet de scandale dès sa parution, le livre suscita le déchaînement de la presse notamment un virulent article paru dans nos colonnes.

 

Écrit par Marie-Aude Bonniel 
« L’odieux y coudoie l’ignoble; le repoussant s’y allie à l’infect », fustige Gustave Bourdin dans Le Figaro du 5 juillet 1857. Quelques jours auparavant, le 25 juin 1857 paraît un petit recueil de vers signé par Charles Baudelaire, poète peu connu du grand public. À cette époque, Baudelaire est connu et apprécié pour ses critiques d’art et ses traductions de livres d’Edgar Poe. La publication de ses poèmes est attendue depuis fort longtemps.
C’est son ami Auguste Poulet-Malassis, « Coco mal perché », comme le surnommait ses proches, qui édite le livre à plus de 1.000 exemplaires. La tâche n’a pas été commode : Baudelaire passe son temps à corriger les épreuves. Finalement, les poèmes sont répartis en 5 sections (Spleen et IdéalLe VinFleurs du MalRévolte et La Mort). Intitulé Les Fleurs du Mal, la presse s’enflamme et dénonce l’immoralité du livre de Baudelaire.

L’IDOLE EST POURRIE

Le 12 juillet 1857, un nouvel article du Figaro renchérit celui de Gustave Bourdin : il dénonce la « putridité » du livre. « Toutes ces horreurs de charnier étalées à froid, ces abîmes d’immondices fouillés à deux mains et les manches retroussées, devaient moisir dans un tiroir maudit. Mais on croyait au génie de M. Baudelaire, il fallait exposer l’idole longtemps cachée à la vénération des fidèles. Et voilà, qu’au grand jour l’aigle s’est transformé en mouche, l’idole est pourrie et les adorateurs fuient en se bouchant le nez », vitupère le journaliste Jules Habans.
Rappelons le contexte : nous sommes en plein Second Empire sous le régime autoritaire de Napoléon III. Les auteurs y sont régulièrement victimes de la censure. L’écrivain, Gustave Flaubert, au début de l’année 1857, connait un retentissant procès littéraire pour son Madame Bovary .

LES FOUDRES DE LA JUSTICE

Ces critiques assurent malgré tout une notoriété à Charles Baudelaire, mais le conduisent surtout devant la justice. En vain, il tente de faire intervenir ses amis Théophile Gautier, Mérimée ou Barbey d’Aurevilly. Le 16 juillet 1857, la justice saisit Les Fleurs du Mal et Baudelaire et son associé Poulet-Malassis sont poursuivis pour outrage à la moralité.
Le 20 août 1857, le procureur impérial Ernest Pinard condamne le livre « pour outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs », Baudelaire et son éditeur doivent payer de lourdes amendes. L’ouvrage est mutilé de six pièces : Les BijouxLe LéthéÀ celle qui est trop gaieFemmes damnéesLesbos, et Les métamorphoses du Vampire.
Une nouvelle édition augmentée de 35 poèmes sera publiée en 1861. Baudelaire remanie son œuvre, en rendant l’architecture du livre plus cohérente. Poulet-Massalis risque un tirage clandestin : il est puni d’une condamnation nouvelle. Ensuite personne n’ose les réimprimer. Pourtant en 1907, nous rapporte Le Figaro du 25 décembre 1924 : « Un imprimeur débutant M. Crès s’enhardit à donner une édition des Fleurs du Mal, comprenant les pièces interdites. Qu’allait faire le Parquet ? Ignorance réelle ou simulée. Il ne bougea pas ».
Le jugement ne fut révisé que le 31 mai 1949 : sous l’impulsion de la Société des Gens de Lettres, un procès devant la Cour de Cassation réhabilite Charles Baudelaire et ses éditeurs.
Malgré tous ces débats envenimés autour des Fleurs du Mal, cela n’interdit pas au Figaro de « s’enrichir » d’un nouveau collaborateur très distingué quelques années plus tard. Dans son édition du 26 novembre 1863, c’est le même Gustave Bourdin qui annonce: « M. Charles Baudelaire est un poète et un critique que nous avons, à diverses reprises, combattu sous ses deux espèces mais nous l’avons souvent dit, et nous ne nous lasserons pas de le répéter, nous ouvrons la porte à tous ceux qui ont du talent, sans engager nos opinions personnelles, ni enchaîner l’indépendance de nos rédacteurs anciens ou nouveaux. Le Peintre de la vie moderne, étude de haute critique, très curieuse, très fouillée et très originale, fera trois feuilletons ; le rez-de-chaussée de notre journal est ordinairement consacré à des romans ou à des nouvelles, et si nous dérogeons pour cette fois à nos habitudes, c’est avec la persuasion que les lecteurs ne s’en plaindront pas ». Le feuilleton sera publié dans Le Figaro du 26, 29 novembre et 3 décembre 1863.

Extrait de la Une du <i>Figaro</i> du 26 novembre 1863: le premier épisode du feuilleton «Le peintre de la vie moderne» signé Charles Baudelaire. ©RetroNews source BnF.

Redécouvrons les deux articles acerbes du Figaro au moment de la parution des Fleurs du Mal en 1857:

En partenariat avec RetroNews le site de presse de la BNF
Article paru dans Le Figaro du 5 juillet 1857
CECI ET CELA
C’est aujourd’hui le tour des Fleurs du mal, de M. Charles Baudelaire, et des Lettres.
M. Charles Baudelaire est, depuis une quinzaine d’années, un poète immense pour un petit cercle d’individus dont la vanité, en le saluant Dieu ou à peu près, faisait une assez bonne spéculation ; ils se reconnaissaient inférieurs à lui, c’est vrai mais en même temps, ils se proclamaient supérieurs à tous les gens qui niaient ce messie. Il fallait entendre ces messieurs apprécier les génies à qui nous avons voué notre culte et notre admiration Hugo était un cancre, Béranger un cuistre, Alfred de Musset un idiot, et madame Sand une folle. Lassailly avait bien dit : Christ va-nu-pieds, Mahomet vagabond et Napoléon crétin.- Mais on ne choisit ni ses amis ni ses admirateurs, et il serait par trop injuste d’imputer à M. Baudelaire des extravagances qui ont dû plus d’une fois lui faire lever les épaules. Il n’a eu qu’un tort à nos yeux, celui de rester trop longtemps inédit. Il n’avait encore publié qu’un compte rendu de Salon très vanté par les docteurs en esthétique, et une traduction d’Edgar Poe. Depuis trois fois cinq ans, on attendait donc ce volume de poésies on l’a attendu si longtemps, qu’il pourrait arriver quelque chose de semblable à ce qui se produit quand un dîner tarde trop à être servi ceux qui étaient les plus affamés sont les plus vite repus : l’heure de leur estomac est passée.
Il n’en est pas de même de votre serviteur. Pendant que les convives attendaient avec une si vive impatience, il dînait ailleurs tranquillement et sainement, et il arrivait l’estomac bien garni pour juger seulement du coup d’œil. Ce serait à recommencer que j’en ferais autant.
J’ai lu le volume, je n’ai pas de jugement à prononcer, pas d’arrêt a rendre, mais voici mon opinion que je n’ai la prétention d’imposer à personne.
« Il y a des moments où l’on doute de l’état mental de M. Baudelaire. »
Gustave Bourdin
On ne vit jamais gâter si follement d’aussi brillantes qualités. Il y a des moments où l’on doute de l’état mental de M. Baudelaire ; il y en a où l’on n’en doute plus :- c’est, la plupart du temps, la répétition monotone et préméditée des -mêmes mots, des mêmes pensées. -L’odieux y coudoie l’ignoble ;- le repoussant s’y allie à l’infect. Jamais on ne vit mordre et même mâcher autant de seins dans si peu de pages ; jamais on n’assista à une semblable revue de démons, de fœtus, de diables, de chloroses, de chats et de vermine. Ce livre est un hôpital ouvert à toutes les démences de l’esprit, à toutes les putridités du cœur ; encore si c’était pour les guérir, mais elles sont incurables. Un vers de M. Baudelaire résume admirablement sa manière ; pourquoi n’en a-t-il pas fait l’épigraphe des Fleurs du mal ?
Je suis un cimetière abhorré de la lune.
Et au milieu de tout cela, quatre pièces, Le Reniement de Saint Pierre, puis Lesbos, et deux qui ont pour titre les Femmes damnées, quatre chefs d’œuvre de la passion, d’art et de la poésie ; mais on peut le dire, mais on peut le dire, il le faut, on le doit : si l’on comprend qu’à vingt ans l’imagination d’un poète puisse se laisser entraîner à traiter de semblables sujets, rien ne peut justifier un homme de plus de trente d’avoir donné la publicité du livre à de semblables monstruosités.
Par Gustave Bourdin

Article paru dans Le Figaro du 12 juillet 1857
Semaine Littéraire
Avec M. Charles Baudelaire, c’est de cauchemar qu’il faut parler. Les Fleurs du mal, qu’il vient de publier, sont destinées, suivant lui, à chasser l’ennui « qui rêve d’échafauds en fumant son houka ». Mais l’auteur n’a pas pris garde qu’il remplaçait le bâillement par la nausée.
« Tout ce qui n’est pas hideux y est incompréhensible, tout ce que l’on comprend est putride. »
Jules Habans
Lorsqu’on ferme le livre après l’avoir lu tout entier comme je viens de le faire, il reste dans l’esprit une grande tristesse et une horrible fatigue. Tout ce qui n’est pas hideux y est incompréhensible, tout ce que l’on comprend est putride, suivant la parole de l’auteur.
J’en excepterai pourtant les cinq dernières strophes de la pièce intitulée Bénédiction, Élévation et Don Juan aux Enfers. De tout le reste, en vérité, je n’en donnerais pas un piment et je n’aime pas le poivre !
Toutes ces horreurs de charnier étalées à froid, ces abîmes d’immondices fouillés à deux mains et les manches retroussées, devaient moisir dans un tiroir maudit. Maison croyait au génie de M. Baudelaire, il fallait exposer l’idole longtemps cachée à la vénération des fidèles. Et voilà, qu’au grand jour l’aigle s’est transformé en mouche, l’idole est pourrie et les adorateurs fuient en se bouchant le nez.
Il en coûte assez cher de jouer au grand homme à huis clos, et de ne savoir pas à propos brûler ces élucubrations martelées à froid dans la rage de l’impuissance. On en arrive à se faire prendre au mot lorsqu’on dit :
Moi, mon âme est fêlée, et lorsqu’en ses ennuis
Elle veut de ses chants peupler l’air froid des nuits,
Il arrive souvent que sa voix affaiblie
Semble le râle épais d’un blessé qu’on oublie,
Au bord d’un lac de sang, sous un grand tas de morts,
Et qui meurt ! SANS BOUGER, DANS D’IMMENSES EFFORTS !
Comme c’est vrai, tout cela! et comme je donne raison à M. Baudelaire, lorsqu’il se juge ainsi!
Allons! un Requiem par là-dessus, et qu’on n’en parle plus.
Par J. Habans

[Source : www.lefigaro.fr]

O presidente Bolsonaro é um dos maiores entusiastas do tratamento ineficaz.

 

Escrito por Catarina Virginia Barbosa

Em maio de 2020, durante os primeiros meses da pandemia do coronavírus, a cloroquina e a hidroxicloroquina foram incluídas pelo Ministério da Saúde no protocolo de tratamento de pacientes com sintomas leves da covid-19. No entanto, no mesmo mês, um estudo publicado pela revista científica Lancet e assinado por pesquisadores de diferentes hospitais do mundo atestou que a combinação dos medicamentos com outros antibióticos não tem eficácia contra a covid-19. Mais de 96 mil pacientes participaram da pesquisa, sendo que os 14.888 tratados com a medicação desenvolveram, inclusive, quadros de arritmia cardíaca por efeitos colaterais ao tratamento.

A cloroquina e hidroxicloroquina, até então desconhecidas de grande parte da população, eram usadas no tratamento de doenças com resposta imunológica exacerbada – quando as próprias defesas do organismo se voltam contra ele mesmo – como a malária e a doença de lúpus. O principal efeito dos remédios é a modulação da resposta imunológica do corpo, atuando no controle das doenças autoimunes. Bruno Caramelli, cardiologista do Instituto do Coração do Hospital das Clínicas (InCor) e professor associado do Departamento de Cardiologia da Faculdade de Medicina da USP, explica que, inicialmente, o entendimento médico era que a covid-19 precisava desse controle imunológico, por isso o uso do remédio passou a ser estudado.

No entanto, os estudos quanto à eficácia dos medicamentos foram inconclusivos e os resultados adversos à medicação foram comprovados. “Um efeito seria a geração de arritmias em pacientes, principalmente naqueles que já têm problemas cardiológicos de base, e que têm maiores chances de terem complicações pela própria covid. Então, temos uma maior porcentagem de pessoas internadas com covid, com problema cardíaco e tomando remédios que têm efeitos sobre o coração”, explica Caramelli.

Levando em consideração o cenário no qual o tratamento ineficaz é recomendado, o uso dos medicamentos pode causar efeitos colaterais e permanentes mesmo em pacientes que não têm comorbidades. Além da arritmia cardíaca causada pela cloroquina e a hidroxicloroquina, os outros componentes do “kit covid” distribuído pelo Ministério da Saúde também têm consequências graves: os corticóides aumentam a pressão arterial, causam inchaço, descompensam os níveis de diabetes e a ivermectina pode ser tóxica para o fígado.

Mesmo após um ano de pandemia, a saída de dois ministros da Saúde que se negaram a recomendar os medicamentos, e dezenas de outros estudos que comprovam a ineficácia do “tratamento precoce”, o chamado “kit covid” – composto por cloroquina, hidroxicloroquina, azitromicina e ivermectina – continua sendo recomendado pelo Brasil afora. O Ministério da Saúde e o Conselho Federal de Medicina (CFM) isentam-se da discussão, mas não proíbem que o kit seja prescrito, alegando que tal ação vai contra a autonomia de cada médico.

Caramelli acredita que a insistência na cloroquina por parte de estâncias tão altas da Saúde brasileira pode ser lida como uma tentativa de distração do problema real. “As pessoas não focam naquilo que deveria ter sido feito e não foi, que é o esforço em direção à vacina, a não aglomeração; e nada disso foi feito de maneira adequada pelo Governo Federal. Então, chama-se a atenção para outra coisa, nesse caso, os dois medicamentos, e não se presta atenção naquilo que deveria ser feito e não foi. Essa estratégia é muito cruel, mas explica o porquê de o Brasil ser o único país do mundo que continua insistindo no tratamento precoce”.

Em um artigo de opinião publicado na Folha de S. Paulo, o presidente do CFM, Mauro Luiz de Britto Ribeiro, reforçou a posição do Conselho quanto à autonomia dos médicos em prescrever o tratamento e questionou medidas como o lockdown e o isolamento social, alegando que a pandemia teria sido polarizada por grupos políticos. Em resposta, o Conselho Regional de Medicina de São Paulo (CRM-SP) também usou o espaço do jornal para posicionar-se contra o entendimento do CFM. O CRM-SP afirma que a prescrição de um medicamento sem eficácia comprovada vai contra o código de ética da profissão, apontando ainda que a Agência Nacional de Vigilância Sanitária (Anvisa) reconhece não haver tratamento precoce para o coronavírus.

Diante da omissão do CFM e do Ministério da Saúde, médicos e estudiosos têm buscado posicionarem-se sozinhos, atuando principalmente no combate à desinformação que incentiva o uso indiscriminado dos medicamentos. “A estratégia mais imediata que as pessoas podem fazer é a de não tomar esses medicamentos e buscar informar-se sobre os riscos que eles apresentam. A única maneira de denunciar [a prescrição indevida] é recorrendo ao Ministério Público Federal, porque o próprio Conselho Federal de Medicina não acata essas denúncias. Mas para o paciente, o melhor caminho é a informação”, finaliza Caramelli.

 

[Foto: Carolina Antunes/PR/Fotos Públicas – fonte: http://www.usp.br]

 

Descrita por Berlim como um passo simbólico, a medida ajuda a fechar brechas legais que levaram os descendentes de muitas vítimas a terem seu pedido de cidadania rejeitado

Foi aprovado pelo governo alemão um projeto de lei para naturalizar descendentes de vítimas nazis que até hoje tinham o pedido de cidadania rejeitado pelo país. Descrita por Berlim como um passo simbólico, a medida ajuda a fechar brechas legais que levaram os descendentes de muitas vítimas a terem seu pedido de cidadania rejeitado.

« Não se trata apenas de pôr as coisas no lugar certo, mas de pedir desculpa por uma profunda vergonha”, salientou o ministro alemão do Interior, Horst Seehofer, frisando ser « um grande privilégio para o nosso país haver pessoas que se querem tornar alemãs, apesar de termos tirado tudo dos seus ancestrais ».

A Alemanha já permite que descendentes de judeus perseguidos reivindiquem a cidadania no país, mas faltava uma estrutura legal que evitasse que muitos destes pedidos fossem rejeitados mesmo com a mudança de regras que ocorreu em 2019, segundo explicita o « The Guardian ».

Há casos de pedidos de cidadania negados porque os ancestrais fugiram da Alemanha e assumiram outra nacionalidade, e outros foram rejeitados porque nasceram de mãe alemã e pai não alemão antes de 1 de abril de 1953.

Dar forma de lei ao decreto criado na Alemanha em 2019 é visto por Berlim como uma forma de dar aos cidadãos em causa “o valor que eles mereciam”. O Conselho Central de Judeus da Alemanha referiu que o decreto anterior foi considerado « inadequado » e como frisou o seu presidente, Josef Schuster, « é um gesto de decência se as vítimas e seus descendentes podem reivindicar a cidadania alemã por motivos legais”.

As dificuldades em reivindicar ancestralidade com vítimas do Holocausto para obter cidadania ganharam mais relevo em parte devido ao aumento acentuado no número de pedidos de britânicos que evocam a perseguição nazi de familiares depois de o Reino Unido ter votado a favor da saída da União Europeia. De 43 desses pedidos em 2015, o número subiu para 1.506 em 2018, de acordo com dados oficiais do ministério alemão.

Em 2019, a Áustria também alterou a lei de cidadania para permitir que filhos, netos e bisnetos daqueles que fugiram dos nazis sejam renaturalizados. Anteriormente, apenas os próprios sobreviventes do Holocausto conseguiam obter a nacionalidade austríaca, informa o « Guardian ».

 

[Foto: BERND SETTNIK/Getty – fonte: www.expresso.pt]

Activista digital ghanés Sadik Shahadu. Foto cortesía de Sadik Shahadu

Nota editorial: Del 6 al 13 de abril, Sadik Shahadu administrará @DigiAfricanLang [1], cuenta rotativa de Twitter que explora cómo se puede usar la tecnología para revitalizar las lenguas africanas.

A principios de 2021, como parte de una campaña para aumentar su visibilidad, se grabaron y se cargaron a Wikimedia Commons más de 4000 palabras en dagbani [2].

La rama mole-dagbani es un grupo de lenguas [3] que se hablan en África occidental, entre las que se encuentra el dagbani, que usan aproximadamente tres millones de personas del norte de Ghana.

Sadik Shahadu, de Accra (Ghana), fue uno de los coordinadores del proyecto. Además de ser cofundador del grupo de usuarios de dagbani de Wikimedia [3], integrante de Open Leaders X [4] de Mozilla y voluntario Mozfest [5] en el Festival Mozilla 2021, también ejerce de embajador regional [6] para las comunidades indígenas en Arte+Feminismo [7].

Adéṣinà Ọmọ Yoòbá, de Rising Voices, conversó con Shahadu para saber más acerca de su esfuerzo por promocionar el dagbani en internet.

Adéṣinà Ọmọ Yoòbá (AOY): ¿Cuál es la situación actual de tu idioma, en línea y fiera de línea?

Sadik Shahadu (SS): La situación en internet es deficiente: es casi imposible encontrar información escrita en dagbani. En Google, por ejemplo, tienes acceso a idiomas como el hausa y el akan, pero todavía no hay nada parecido para el dagbani. La mayor parte de los medios del norte de Ghana casi no tienen programas de radio y televisión disponibles en dagbani, y, en lo que respecta a la prensa, aún no existe ningún periódico local en esa lengua.

Aunque hay recursos y material didáctico fuera de línea en dagbani en la mayoría de las bibliotecas públicas de algunas escuelas del norte, acceder a ellos no es fácil. En resumen, a mucha gente no le gusta escribir en idiomas locales como el dagbani.

(AOY): ¿Cuáles crees que son los mayores retos a los que se enfrenta tu comunidad lingüística en lo relativo a las comunicaciones digitales o la creación de contenido digital en su idioma nativo?

SS: Hay muchos retos en lo que respecta a las comunidades de las lenguas locales en Ghana. Para el dagbani, creo que el estilo de enseñanza y aprendizaje, especialmente en los primeros años, es terrible, y eso afecta a todos los demás niveles educativos. Por ejemplo, los mejores alumnos en la asignatura de dagbani no obtienen reconocimiento, a diferencia de lo que sucede en otras materias. ¿Cómo esperamos que desarrollen más interés? Así que, en mi opinión, la enseñanza del dagbani no es atractiva.

Otro aspecto podría ser el soporte tecnológico y de plataforma. Actualmente no hay un teclado iOS gratuito para el dagbani, y eso dificulta la escritura de cualquier letra específica de ese idioma en un iPhone.

(AOY): ¿Qué medidas crees que se podrían tomar para incentivar el uso del dagbani en internet?

SS: Para aumentar el uso del dagbani u otras lenguas locales en internet, el Gobierno o el Servicio de Educación de Ghana (GES) deben revisar los materiales didácticos, ya que algunos son anticuados y poco atractivos.

En segundo lugar, se deberían aumentar los recursos para financiar la creación de materiales educativos digitales o de recursos en línea de fácil acceso. Los recursos fuera de línea, como los dispositivos Internet in a Box, también pueden ser útiles para personas con acceso limitado a internet.

Por último, debemos lograr que haya más interés por contribuir con Wikipedia dagbani.

(AOY): ¿Cuál es el principal motivo por el que trabajas para que tu idioma y tu cultura estén disponibles en internet?

SS: Como embajador de las comunidades indígenas, me interesa promocionar mi cultura y el dagbani en internet. Para ello es importante aportar contenido relacionado con Ghana a los proyectos Wikimedia como Wikipedia y Wikimedia Commons. Quiero que la información y el conocimiento en dagbani sean más accesibles, para que la gente que no puede leer y escribir en inglés también pueda tener acceso a ellos.

Artículo publicado en Global Voices en Españolhttps://es.globalvoices.org

URL del artículo: https://es.globalvoices.org/2021/04/08/activista-digital-ghanes-pide-mas-visibilidad-en-linea-para-el-dagbani/

URLs en este posteo:

[1] @DigiAfricanLang: https://www.twitter.com/DigiAfricanLang

[2] 4000 palabras en dagbani: https://citinewsroom.com/2021/02/ghanaian-wikimedians-create-over-4000-audio-recording-of-dagbani-words/

[3] grupo de lenguas: https://meta.wikimedia.org/wiki/Dagbani_Wikimedians_User_Group

[4] Open Leaders X: https://www.mozillapulse.org/profile/1498

[5] voluntario Mozfest: https://www.mozillafestival.org/en/uniquely-mozfest/community/wranglers/#openness

[6] embajador regional: https://artandfeminism.org/initiatives/current-initiatives/indigenous-community-work/

[7] Arte+Feminismo: https://artandfeminism.org/

El filósofo francés es acusado póstumamente de pedofilia. La discusión pública gira en torno a si debemos “cancelarlo” o no. Pero ¿cómo afectaría a su obra esta revelación biográfica? y ¿cuáles son los riesgos de ignorar deliberadamente sus ideas? El siguiente texto propone algunas respuestas para ayudarnos, además, a entender las aristas de esta nueva “cultura de la cancelación”.

Escrito por Imanol López

Más de uno, como yo sin duda, escribe para perder el rostro. No me pregunten quién soy, ni me pidan que permanezca invariable:

es una moral de estado civil la que rige nuestra documentación. Que nos deje en paz cuando se trata de escribir.
—Michel Foucault, La arqueología del saber1

El martes pasado desperté con la noticia de que Michel Foucault (1926-1984) había sido acusado de abuso de menores en Túnez, en 1969. Aparecen varios artículos en diarios nacionales. Todos cuentan la misma historia: Guy Sorman, un intelectual franco-americano, visitaba a Foucault en Túnez en 1969 cuando fue testigo de que este le pagaba a niños de 9 o 10 años para tener relaciones con él en el cementerio del pueblo.

“Era de esperarse”, “canceladísimo”, leo rápidamente en tuiter. #Foucault es trending topic. Acusaciones muy graves para ser tomadas a la ligera. ¿Qué hacer cuando un referente intelectual es acusado de actos semejantes? ¿En verdad tenemos que “cancelar” sus libros, su pensamiento? ¿Debemos renunciar a utilizar sus conceptos como herramientas para pensar nuestros propios problemas porque alguien lo acusa de haber cometido actos imperdonables? ¿Es posible o necesario separar la obra del autor?

Guy Sorman nos diría que no es posible ni necesario. En su reciente libro Mon dictionnaire du bullshit, donde aparecieron originalmente las acusaciones, reduce toda la obra de Foucault a un esfuerzo por justificar teóricamente sus abusos y perversiones. Así, nos asegura que Foucault justificó su inmoralidad postulando que “toda ley, toda norma, era, por esencia, una forma de opresión por parte del Estado y de la burguesía”.2 Desde esta perspectiva, se explica que en 1977 Foucault firmara (junto con otros intelectuales franceses) una petición para cambiar la edad legal del consentimiento para permitir las relaciones sexuales entre adultos y menores de 15 años, como la consecuencia lógica de sus teorías sobre el poder. Asimismo, el periodista británico Matthew Campbell reprodujo y amplió dicha vinculación entre perversión sexual y filosofía crítica en un artículo publicado en el periódico de corte conservador The Times, el cual se viralizó y provocó la ola actual de cancelaciones de Foucault.

Encontramos un argumento similar en el artículo de Bernardo Bolaños “Foucault, cancelado”, donde el autor propone recontextualizar la obra de Foucault a la luz de estas acusaciones. Bolaños, por ejemplo, retoma la idea foucaultiana de heterotopía —a través de la cual el filósofo conceptualiza espacios como los cementerios, los jardines, los burdeles, las cárceles y las colonias como lugares totalmente “otros”: espacios fuera de todo lugar— para asegurar que Foucault comparaba las colonias, tales como Túnez, con burdeles.

Lo que estos tres textos tienen en común es que postulan, de forma más o menos explícita, una lógica que vincula vida y pensamiento. Y, aunque los tres autores aseguran que no están tratando de cancelar a Foucault, el efecto que tienen sus discursos es justamente ese: afirmar no solo que la vida del pensador fue inmoral y perversa, sino que su pensamiento también, por consecuencia casi silogística, lo es. Esto es lo que aquí voy a llamar la lógica de la cancelación, es decir, la forma de razonamiento que justifica la invalidez, la inutilidad, la indignidad de un pensamiento debido a la presunta inmoralidad de su autor.

Con esto no quiero decir que no podamos criticar la obra de una figura intelectual a la luz de su vida; ni que no existan pensadores (especialmente si son varones cisgénero, blancos y europeos) cuya biografía haya consistido en abusar sistemáticamente de su posición de poder. No me consta si es el caso de Foucault o no. No es esa mi tarea aquí.

Es cierto que las acusaciones por sí solas son graves y, en caso de ser ciertas, definitivamente tendrían repercusiones en cómo se lee, se discute y se usa el pensamiento de Foucault. Dicho esto, la interpretación de Bolaños me parece forzada, ya que quiere leer, con la carga de las acusaciones, una equiparación entre colonia y burdel que no es más que una mención simultánea y accidental en la exposición foucaultiana. En cuanto a las acusaciones  de Campbell, es claro que han sido movilizadas por un discurso reaccionario y conservador que las ha utilizado para vincular a Foucault con una perversión sexual que está secretamente en el origen de la “corrección política”, “las políticas de la identidad” o “la ideología woke” en la actualidad.3

 

Más allá de corroborar estos datos, no se trata de justificar los actos de Foucault ni de condenarlos, ni de reproducir los argumentos de la derecha quejosa de la cancelación y la corrección política; sino de ver cómo se pasa de las acusaciones sobre actos concretos a una imagen esencializada de la persona entera y de su pensamiento como perversos. En lugar de releer la obra a la luz de las acusaciones, para desprender de los fragmentos aparentemente neutrales y teóricos una confesión autobiográfica, conviene precisamente volver a  algunas herramientas teóricas foucaultianas para repensar el fenómeno. ¿Qué nos puede decir la obra foucaultiana sobre la llamada cultura de la cancelación?

La filósofa Natalie Wynn señala, en “Cancelling”, uno de sus videodramas, el proceso que normalmente sigue la cancelación de figuras públicas: se parte de algunas acusaciones concretas que resultan problemáticas (ej. Foucault pagó a niños por sexo en Túnez en 1969), que se presuponen como ciertas (Sorman es una fuente fiable, de primera mano), que posteriormente se transforman en los medios de comunicación en generalizaciones y abstracciones (la obra de Foucault no es más que autojustificación teórica de la pedofilia), para terminar por construir una identidad esencializante de la persona a partir de las acusaciones (ej. Foucault era pedófilo).

Con este movimiento sinecdótico, que toma la parte por el todo, se dificulta la tarea de escudriñar las acusaciones en concreto y dilucidar su posible veracidad. Se trata de un ejercicio argumentativo que tendría la siguiente forma: 1) X acusa a Y de haber cometido Z en tal momento, en tales circunstancias; 2) seguramente Y cometió Z, porque mira lo que dijo y escribió en otros momentos y circunstancias; 3) Y cometió Z; 4) Y es cancelable por perverso, mientras que X desaparece del plano.

Y bien ¿de dónde proviene esta lógica? Es, ante todo, una lógica punitiva. Viene del sistema penal. Precisamente Foucault analizó una lógica análoga en el curso lectivo de 1974-1975 en el Collège de France titulado Los anormales. Foucault sostiene que la psiquiatría del siglo XIX introduce en la práctica penal la noción de la perversión, que reviste y acompaña a la culpabilidad. La labor de un psiquiatra no era determinar si el acusado era un enfermo mental y, por lo tanto, no podía tener responsabilidad legal de los actos que cometió; sino que, en calidad de experto médico, debía elaborar toda una biografía de la perversidad como prueba de una criminalidad posible (los traumas infantiles, los abusos parentales, los patrones de violencia) y calificar al acusado como un individuo peligroso que bien podría haber cometido los actos que se le imputan. Nos dice Foucault sobre la función de las pericias psiquiátricas:

¿Qué es lo que se pone de relieve a través de esas pericias? ¿La enfermedad? En absoluto. ¿La responsabilidad? En absoluto. ¿La libertad? En absoluto. Son siempre las mismas imágenes, los mismos gestos, las mismas actitudes, las mismas escenas pueriles: “jugaba con armas de madera”, “les cortaba la cabeza a los insectos”, “afligía a sus padres”, “faltaba a la escuela”, “no sabía las lecciones”, “era perezoso”. Y: “concluyo de ello que era responsable”.4

Perversidad y peligro,  moralidad y  miedo. No se trata de demostrar la veracidad de las acusaciones, sino de trazar los rasgos perversos de una vida para comprobar lo que se asumió desde el comienzo: la culpabilidad. Es esa misma la lógica que opera en la cancelación: se pinta el retrato de un presunto culpable que es, por esencia, perverso, y se deriva la credibilidad de las acusaciones de este retrato a posteriori que proviene de las propias acusaciones. Una tautología.

En sus efectos prácticos, la cancelación en redes sociales se parece mucho a lo que Foucault apuntaba sobre el panoptismo en Vigilar y castigar.5 Como recordarán, el Panóptico—una propuesta arquitectónica carcelaria del filósofo británico Jeremy Bentham— consiste en una torre central desde donde se pueden vigilar celdas colocadas alrededor. Desde la torre se pueden vigilar todas las celdas, pero desde estas no se sabe si alguien te está observando o no, aunque las personas encerradas en las celdas se asumen como siempre vigiladas. Foucault estudia este diseño para explicar el funcionamiento de nuestra sociedad, a la que califica como “disciplinaria”; es decir, la exigencia de vigilancia permanente no se limita a la cárcel, sino que atraviesa el tejido social.

Autores como Byung-Chul Han sugieren que este modelo panóptico ya resulta inoperante en el mundo actual, porque en la sociedad mundial del siglo XXI somos nosotros mismos quienes nos vigilamos mutuamente y no una instancia exterior.6 Sin embargo, lo que Foucault quiso señalar del Panóptico es que no tiene que existir una entidad personalizada y externa de vigilancia para que el dispositivo tenga sus efectos de poder. Nadie es Big Brother ni el gobierno nos vigila con microchips; no es necesario, ya todo está dispuesto para que cualquiera pueda fungir de vigilante de quien sea:

Un individuo cualquiera, tomado casi al azar, puede hacer funcionar la máquina: a falta del director, su familia, los que lo rodean, sus amigos, sus visitantes, sus servidores incluso. Así como es indiferente el motivo que lo anima: la curiosidad de un indiscreto, la malicia de un niño, el apetito de saber de un filósofo que quiere recorrer este museo de la naturaleza humana, o la maldad de los que experimentan un placer en espiar y en castigar. Cuanto más numerosos son esos observadores anónimos y pasajeros, más aumentan para el detenido el peligro de ser sorprendido y la conciencia inquieta de ser observado. El Panóptico es una máquina maravillosa que, a partir de los deseos más diferentes, fabrica efectos homogéneos de poder.7

Nuestra sociedad sigue siendo panóptica en tanto que nos vigilamos todos mutuamente a través de las redes sociales. Los algoritmos son panópticos virtuales, móviles, donde todos estamos al mismo tiempo dentro de la torre y en una celda. Fiscalizamos likes, damos soft block, subtuiteamos, bloqueamos, doxxeamos, cancelamos. Y aunque lo hagamos partiendo de preocupaciones genuinas y con el objetivo de señalar la intolerancia, los abusos de poder, los prejuicios o la discriminación, los mecanismos que usamos son los mismos mecanismos del poder, las mismas estrategias punitivas. Eso es lo que Foucault llamó la ironía del dispositivo: “nos hace creer que en [él] reside nuestra ‘liberación’”.8

No pretendo asegurar que Foucault jamás habría cometido los actos “perversos” que se le imputan. No lo idealizo, pero tampoco lo cancelo. Simplemente, me parecen cuestionables tanto la lógica punitiva detrás de la cancelación como las consecuencias que traería cancelar a Foucault. Privarnos de las herramientas críticas de su obra es peligroso, ya que nos dejaría cegados ante el poder, especialmente ante el poder que nosotros mismos reproducimos. Para Foucault este peligro se llama fascismo, palabra tan malgastada en las redes hoy, como lo apunta en su introducción a la versión estadunidense de El Anti-Edipo de Gilles Deleuze y Felix Guattari:

En fin, el enemigo mayor, el adversario estratégico […]: el fascismo. Y no solamente el fascismo histórico de Hitler y Mussolini […], sino que también el fascismo que está en todos nosotros, que atormenta nuestros espíritus y conductas cotidianas, el fascismo que nos hace amar el poder, desear aquello mismo que nos domina y que nos explota.9

No quiero releer la obra a la luz de una vida ahora revelada como perversa. Las posibilidades de pensamiento que inaugura un concepto o una filosofía no están sobredeterminadas por la moralidad o inmoralidad de su autor o autora. Sin embargo, esto no significa que no debamos tomar en cuenta la  relación entre pensamiento y vida. Tal vez la cuestión no es separar a la obra del autor, sino aprender a pensar la relación entre pensamiento y vida fuera de la lógica del castigo.

Las preguntas urgentes son: ¿cómo es que un pensamiento nos puede empujar hacia otras formas de vida?, y ¿cómo es que una vida, con todo lo que implica, inaugura nuevas posibilidades de pensar? La relación entre vida y pensamiento no ha de ser moral o punitiva (lógica de la cancelación), sino política, dado que es en la vida misma donde se juegan las apuestas del poder político, y es sobre la vida donde se implementan sus tácticas y estrategias. Entre vida y pensamiento se abre un campo estratégico donde se juega lo político. Ser capaces de pensar la vida como práctica política, he ahí la apuesta. Quisiera cerrar con una de las indicaciones que Foucault dio, en su prefacio a Deleuze y Guattari,  para hacernos de una vida no fascista:

No utilice el pensamiento para dar a una práctica política un valor de verdad; ni la acción política para desacreditar un pensamiento, como si no fuera más que pura especulación. Utilice la práctica política como un intensificador del pensamiento, y el análisis como un multiplicador de las formas y de los dominios de intervención de la acción política.10

 

Imanol López es licenciado en Filosofía por la Universidad Autónoma de Querétaro. Actualmente imparte cursos de Prácticas filosóficas para no filósofos. Twitter: @imanollopezb.


1 México, Fondo de Cultura Económica, 1979, p. 29.

2 Guy Sorman, Mon Dictionnaire du Bullshit, Paris, Grasset, 2021, p. 287.

3 Publiqué al respecto en un hilo de Twitter.

4 Michel Foucault, Los anormales, Buenos Aires, Fondo de Cultura Económica, 2000, p. 44.

5 Michel Foucault, Vigilar y castigar. El nacimiento de la prisión, Buenos Aires, Siglo XXI, 2002, p. 199 y ss.

6 Véase Byung-Chul Han, La sociedad del cansancio, Barcelona, Herder, 2012, p. 17 y ss.

7 Michel Foucault, Vigilar y castigar, ob. cit., pp. 205-206.

8 Michel Foucault, Historia de la sexualidad I. La voluntad de saber, México,  Siglo XXI, 2005, p. 194.

9 Michel Foucault, “Preface” en Dits et Écrits. III, Paris, Gallimard, 1994, p. 134.

10 Idem, p. 135.

[Ilustración: Patricio Betteo – fuente: http://www.nexos.com.mx]

Escrito por Pablo Francescutti

Antes de morir, Hugo Pratt dejó entrever que el Corto, su genial creación, desaparecería en la Guerra Civil Española. Nunca lo sabremos, pero podemos imaginar sus andanzas en la España incendiada y el hallazgo fortuito, en el domicilio suizo de Pratt, del secreto mejor guardado del cómic internacional.

“Corto no morirá en la Guerra Civil Española”. Así de tajante se expresó Hugo Pratt a un periodista de El País el año 1991. Sus palabras querían aventar el desasosiego que había hecho presa de los fans después de que, en un episodio de Los Escorpiones del Desierto, el polaco Koinsky aludiese a la desaparición de su más famoso personaje en el fragor de la contienda fratricida. Al parecer, Corto se había alistado en las Brigadas Internacionales, y en España se le había perdido el rastro.

Pratt no hizo más precisiones, pero no hablaba por hablar: lo acaba de confirmar el hallazgo inesperado de la última aventura del Corto. El feliz descubrimiento tuvo lugar en Pully, la ciudad suiza en donde il fumettaro, como gustaba definirse, murió en 1995. Allí, en la que fuera su morada, permanece su archivo personal. Curiosamente, el inédito no se hallaba archivado: estaba oculto en el cajón secreto de un secretaire, donde lo encontró un ebanista en un trabajo de restauración. Una sorpresa muy en la línea de quien hizo del misterio y de la magia sus principales resortes narrativos.

“Se trata del episodio titulado Morir en Barcelona, compuesto por 28 planchas de 50 x 35 centímetros, cada una de tres tiras horizontales dibujadas en lápiz con ocasionales pinceladas en tinta china”, nos informa Mark Fumaroli, el director de la Fundación Pratt. “Entre los aficionados circulaba el rumor de que Hugo había dejado páginas inacabadas que nunca vieron la luz. Un rumor cierto a medias, porque dejó una aventura completa”, asevera el númen tutelar de su legado.

Fumaroli nos ha dejado ver las planchas que guarda como oro en paño. Así pudimos constatar con nuestros propios ojos la inexactitud de la versión difundida por Vittorio Giardino. El colega y compatriota de Pratt mostró al Corto detenido en Málaga por tropas franquistas el 9 de febrero de 1937 y fusilado en el acto contra una tapia, bajo la impotente mirada del espía retirado Max Fridman. Lo había denunciado Stevani, el teniente del Corpo Truppe Volontarie enviado por el Duce en el que reconocemos al fascista vengativo con el que tuvo un encontronazo en la ciudad de los dogos. De llevar razón Giardino, los huesos del marino hubieran ido a parar a la mayor fosa común de la Península, en el malagueño cementerio de San Rafael. Pero no ocurrió así.

La aventura recuperada comienza en la Universidad Ca’Foscari de Venecia. Corre el año 1990 y Bianca, la treintañera nieta del antifascista italiano Rocco Montefiori, se lanza en busca de su abuelo desaparecido en la guerra de España. La profesora de historia prepara un libro en memoria de los italianos que lucharon contra Franco, y barrunta que su pariente fue uno de los integrantes de la Brigada Garibaldi fusilados por los franquistas tras la caída de Barcelona.

La sospecha la lleva a la Ciudad Condal a realizar averiguaciones. Barcelona está inmersa en los preparativos de los Juegos Olímpicos del 92; por doquier se ven grúas de construcción y calles cortadas por obras. Bianca visita una asociación por la recuperación de la memoria histórica y conoce a Laia, una anciana con un pasado de miliciana. Hacen buenas migas, Laia se aviene a contarle sus vivencias de aquellos turbulentos años y la narración entra en modo flashback.

Una viñeta muestra a Laia a poco de estallar la Guerra Civil: 19 años, corte de pelo a lo garçon, mono azul y carabina terciada a la espalda: la belleza indómita y un punto andrógina de las mujeres adoradas por Pratt. La chica, que nos recuerda a Banshee, la revolucionaria irlandesa que fue el único amor del Corto, custodia con otros anarquistas un paso en los Pirineos. Del lado francés se aproxima un camión. Lo detienen y el acompañante del conductor asoma la cabeza: ¡Es él!

El marinero en tierra frisa los 50 años de edad, con tonalidades grisáceas en la rebelde cabellera, líneas blancas en las patillas y algunas arrugas en un semblante que no ha perdido su aire soñador y seductor (su parecido con Burt Lancaster se ha vuelto más acusado). Cuando le interrogan contesta que transportan naranjas con destino a Valencia. Los milicianos se carcajean y abren las cajas: están repletas de ametralladoras y granadas de fabricación checoslovaca. Así nos enteramos de que Corto está haciendo contrabando de armamento para la República a pedido de André Malraux, a quien conocía de sus andanzas en Shanghái.

Fue su primer encuentro, refiere Laia a la investigadora italiana en su modesto piso del Hospitalet, rodeada de fotografías viejas y una bandera rojinegra colgadas en la pared. Una marchita rosa amarilla prensada dentro de un libro de León Felipe dispara el siguiente flashback.

La muerte apócrifa del Corto, según Giardino.

Viñeta de las Ramblas, primavera de 1937. Laia pasea con amigas milicianas y de improviso un hombre le obsequia una rosa: es Corto. Ataviado con el chaquetón de cuero exigido por el glamur antifascista, la invita a unos chatos. En la tasca le cuenta que se ha alistado en las Brigadas Internacionales junto con su amigo Rupert Conford, el poeta inglés. A ella le hace gracia su español con dejes andaluces y británicos. Su madre era andaluza, explica él, y en Gibraltar conoció a su padre, un marinero inglés. Hablan del anarquismo y Laia se define como una “mujer libre”. Corto menciona a Durruti, a quien conoció en Argentina. Se despide de ella porque le espera George Orwell, recién venido del frente de Aragón. “Quizás nuestros caminos vuelvan a cruzarse”, vaticina a la chica, a la que ya hemos incorporado a nuestra galería de personajes inolvidables.

En Barcelona, la crema de la intelectualidad se congrega en los palacetes y hoteles requisados por la FAI, la CNT y la UGT. Pero Orwell lo ha citado en un mesón alejado del centro.

Su amigo le aguarda en una mesa apartada, luce desmejorado, tiene el cuello vendado. Están pasando cosas feas, susurra, se está tramando una purga en el bando republicano. Una purga a la rusa. Y han detenido a compañeros de su división del POUM para arrancarles falsas confesiones.

Adoptando su pose de hombre frío y calculador, Corto manifiesta que esas riñas politiqueras no le interesan. Ninguna bandera lo ha traído a España; solo ha venido por el oro que le pagaron por las armas. Cambiando de tercio, añade que el día anterior compró a un pajarero un halcón llamado Al-Andalus, que enviará a un viejo amigo en Eritrea. El inglés le reprocha amistosamente su falso cinismo y le dice que debe marcharse. Se esconderá en casa de amigos, pues lo persiguen.

A la salida del mesón alguien les dispara sin acertarles. Corto, con el purito colgando siempre de su boca, corre tras el pistolero rubio con nariz de boxeador, pero este se escabulle. Orwell se despide y le pide que se cuide: que lo hayan visto con él puede traerle problemas.

Y se los trae.

Después de buscar infructuosamente un incunable sobre el tarot en una librería del Barrio Gótico, Corto acude al bar del hotel Colón. En la barra lo aborda un tipo con acento ruso y gafas redondas sin monturas: Jolskiv, el corresponsal de Pravda. Le dice que ha seguido con interés sus correrías en el tren blindado (ver Corto Maltés en Siberia), pese a que el oro de los zares pertenecía al pueblo soviético. “Los tesoros pertenecen a quien los encuentra”, replica Corto. “¿De qué lado está usted?”, le pregunta el personaje basado en una figura de la vida real, el escritor Mijail Kolstov. “De los caballeros de fortuna”, responde el romántico aventurero. “Su amigo Hemingway tiene más claro dónde está la quinta columna”, se despide el ruso con una amenaza velada en la voz.

El ritmo de la trama va in crescendo. En el Raval una gitana le lee la suerte y advierte un peligro inminente. En la Plaza Real, contemplando a un grupo que baila sardanas, nota que tres tipos le siguen. Intenta darles esquinazo, pero lo acorralan en un callejón. Retumban disparos, dos matones caen y el tercero sale corriendo. Su ángel de la guarda es un brigadista italiano que se llama Rocco (¡sí, el mismísimo abuelo de Bianca!). Sus perseguidores eran sicarios de Stalin, le informa, y como los enemigos de sus enemigos son sus amigos le estrecha con simpatía la mano.

Al escuchar la revelación, Bianca interrumpe a Laia, conmocionada. Del modo más inesperado, ha encontrado la pista del nonno. Controlando su ansiedad, le ruega que continúe.

Cuenta la exmiliciana que Rocco pidió al maltés que le acompañase a reunirse con sus camaradas. Ha huido de una cárcel secreta del espionaje soviético, donde le torturaron para que se declarase esbirro de Mussolini. Nuestro antihéroe le sigue por las callejuelas del Barrio Chino donde, curiosamente, no se ve ningún chino. El italiano se mete por una pequeña puerta. Corto le imita y de pronto se encuentra solo en un laberinto de espejos. Se inicia una secuencia onírica con princesas moras, cabalistas sefardíes y una corrida en la que debe torear a… ¡un minotauro! “¡Corto, Corto!”, ruge el monstruo mientras le embiste, “¡lo que buscas no es de este mundo!”. Pratt nunca perdía la oportunidad de explotar la atracción magnética de las leyendas; pero a diferencia del recargado esoterismo de episodios como Mu, dosifica aquí las peripecias en el universo de ensueño. Este es el Corto que nos gusta, con un pie en la fantasía y el otro en la dura realidad.

El marinero escapa del ruedo por el toril y reingresa al mundo real a través de una tumba del cementerio judío de Montjuich. ¿Qué habrá sido de Rocco?, se pregunta de regreso a la ciudad. Más y más personajes salidos de la fértil imaginación de Pratt se ven envueltos en la intriga. Para abreviar: Corto cae en manos soviéticas. En un piso franco, Jolskiv le pregunta dónde se esconde Orwell. Fiel a la amistad, él responde que no lo sabe, y si lo supiera jamás se lo diría. “Unirse a esa gente ha sido su pasaporte a la muerte”, le suelta el espía. “La verdad, John Reed me gusta más que usted como periodista”, replica el displicente prisionero. A Jolskiv se le escapa que debe regresar a Moscú y antes quiere zanjar el asunto de Orwell. “Quizás le van a condecorar”, ironiza Corto con su sonrisa felina. El periodista niega pesaroso con la cabeza: “No lo creo. He tomado demasiado Martinis con periodistas extranjeros”. Corto le pregunta: “¿Qué le impide escapar?”. “Usted no lo entiende”, dice su secuestrador con melancolía. “Probablemente, la política no es mi fuerte”.

Por la noche, cuando sus carceleros duermen, Laia y Rocco, que se han conocido en un cónclave anarquista, irrumpen a rescatarlo. Se produce una balacera y Corto hace una demostración de sus destrezas en la lucha callejera (¿habrá aprendido artes marciales en los puertos asiáticos? Las patadas que le hemos visto propinar a lo largo de su carrera dan que pensar que sí). Salen al exterior donde los espera el coche de un camarada. Mortalmente herido, Rocco avisa a Corto que esa noche zarpa una goleta rumbo a Liverpool y que, siendo él súbito británico, le admitirán a bordo sin chistar. El maltés acepta su consejo y le cierra los ojos. “Debo encontrar mi isla con tesoro”, dice a Laia. “Además, no me sentiría cómodo en una trinchera donde me pueden disparar por la espalda”. Le entrega para la causa un talego de napoleones de oro –el pago por su contrabando de armas– y se apea en la Barceloneta, donde se pierde bajo la luna creciente que tanto ama.

“Era el hombre que hubiéramos querido tener de nuestro lado”, concluye Laia y fin del relato. Bianca suspira. Resuelto el misterio de su abuelo, regresará a Venecia, sin saber cómo demonios encajará la verdad en su libro sobre los brigadistas mártires del fascismo. Antes de marcharse pregunta a la anciana si volvió a tener noticias del Corto. Sí, le responde: en los años 50 recibió una carta de él con matasellos de Sidney: estaba pasando una vejez tranquila en la casa de una tal Pandora y su familia, como un tío nómada que por fin ha sentado sus reales.

En Morir en Barcelona confluyen todas las obsesiones queridas de Pratt: el ocultismo, la simpatía por los oprimidos, los viajes y la aventura, que deviene aventura antifascista. Al igual que a Bernardo Bertolucci, le encantaba cruzar los derroteros personales con la Historia en mayúscula; de ahí el aliento épico de sus relatos. Como es habitual, hay abundancia de citas literarias (Homenaje a Cataluña, de Orwell; Por quién doblan las campanas, de Hemingway; El agente confidencial, de Graham Greene…) y cinematográficas (Morir en Madrid, de Frederic Rossif; Y llegó el día de la venganza, de Fred Zinnemann…). Solo falta Rasputín, aunque, conociendo su calaña, no nos sorprendería que estuviese al otro lado de las trincheras, traficando armas para los franquistas.

Y qué decir de su lápiz maravilloso, de la perfección formal del trazo, las gruesas líneas negras, el juego con la luz y la sombra y el encuadre en planos medios que es el sello del dibujante italiano (impagable su representación abstracta del tiroteo en la checa: las balas, círculos de tinta flotando sobre la blancura del vacío). Las viñetas se encadenan con gran economía de efectos y un alto grado de sugerencia, sin huellas de la “mano cansada” que deslucía sus últimas producciones.

Por supuesto, no falta un apéndice con un mapa de España ilustrado con las líneas del frente militar en mayo de 1937, ni aguadas y acuarelas de los uniformes de la Guerra Civil (requetés, milicianos, falangistas, comisarios de las Brigadas Internacionales, legionarios…), el resultado de la concienzuda documentación a la que nos tenía acostumbrado el maestro de Malamocco.

Fumaroli publicará Morir en Barcelona con un prólogo de Slavoj Zizek. El editor se apresura a rechazar el marchamo de novela gráfica que cierta crítica ha querido imponer a las correrías del marinero trotamundos: “El noveno arte no necesita de etiquetas pretensiosas para hacer valer sus méritos”. Y nos informa de que en el festival del cómic en Angulema se presenta la trigésima entrega de la saga iniciada en la guerra ruso-japonesa, y que ahora, tras navegar un mar de historias, culmina su singladura para deleite de los cortófilos.

 

[Fuente: http://www.fronterad.com]

 

Le Canal Saint-Martin

Des personnes au bord du Canal Saint-Martin, à Paris, le 21 février 2021. Anne-Christine Poujoulat/AFP

 

Écrit par Michelle Lecolle

Linguiste, Université de Lorraine

Organisation de la vie publique, projets de loi en débat, problèmes écologiques : tout nous ramène à la question collective et sociale – au politique en définitive. Chaque jour, les mots que nous utilisons parlent aussi de ce qui fait que nous (humains) vivons en société et comment.

Lien social, solidarité et « vivre ensemble », « communs », regroupement, identité et altérité, inclusion et exclusion, ségrégation, classification et hiérarchie : au sein des sociétés, ces questions sont omniprésentes, dans nos pratiques, nos réflexions et les discours auxquels nous sommes confrontés, que ce soit dans notre vie quotidienne ou dans les médias.

Ainsi avec la publicité : par exemple, sur les quais du métro parisien en 2021, cette opposition seul/ensemble, appuyée par l’opposition (choc) entre les photos, dans laquelle le deuxième terme (ensemble) est valorisé.

Affiche dans le métro de la Fondation Abbé Pierre. Photo : M. Lecolle

Ou, dans l’affiche suivante, où l’addition d’individualités (« je », « tu ») ouvre vers un autre possible, avec un pluriel (« ils »), lui aussi positif.

Sur le plan de la langue, le français offre un large éventail de formes linguistiques traitant plus ou moins directement de la vie en société.

Affiche dans la rue, « Je donne, tu donnes, ils nagent ». Photo : M. Lecolle

Parmi ces dernières, les noms supposés désigner le collectif – les noms de groupes humains. Aussi usuels et communs soient-ils, ces noms présentent des propriétés spécifiques sur les plans sémantique et rhétorique, opposant et parfois associant la cohésion et la dispersion, le singulier et le multiple, l’identique et le différent.

Vie et relations en société : lexique, grammaire, expressions

Dans le champ du lexique et de la phraséologie, on trouve plusieurs expressions se rapportant aux relations et structurations sociales : tout d’abord, le mot ensemble – adverbe (être ensemble), déterminant (l’ensemble des gens), nom (créer un ensemble).

Ensuite, plusieurs expressions portent sur la constitution elle-même de groupes : constituer, créer un groupe, un mouvement, une association ; fonder une famille, une communauté, une confrérie, un mouvement ; sur le regroupement : se regrouper en associationêtre, se retrouver en famille(mettre) en commun ou encore (escroquerie) en bande organisée.

La référence à la vie sociale est également présente dans des mots composés et des locutions : intérêt généralbien communbien publiccontrat socialcorps constituécorps socialle « vivre ensemble » ; (avoir) l’esprit d’équipefaire équipefaire société.

Des noms de groupes

Le français, comme de nombreuses autres langues, possède des noms qui, avec une forme au singulier, désignent un groupe, c’est-à-dire une pluralité d’individus isolables mais similaires à certains égards (forêtbouquetbétailhordeargumentairefamillejeunesse).

On les nomme des « noms collectifs », et ils intéressent le grammairien et le linguiste, à plusieurs titres : à cause de la discordance entre la forme (singulier) et le sens (pluriel) et ses conséquences sur l’accord grammatical, sur les jeux de mots qu’elle rend possibles ; à cause du flou attaché à certains d’entre eux (quelles sont les limites d’une forêt, d’une foule, d’une multitude ?) ; à cause aussi des modes d’appréhension différenciés qu’ils permettent (appréhension globale comme un groupe constitué, ou pointant vers les individus), comme ce qui apparait dans la comparaison des deux titres suivants (la jeunesseles jeunes) :

« Manuel Valls a annoncé hier différentes mesures. La jeunesse a été écoutée. » (titre, Direct Matin, 12 avril 2016)

« Le gouvernement sort le grand jeu pour tenter d’apaiser les jeunes. » (titre, Médiapart, 11 avril 2016)

Ou dans cet extrait d’une interview de la philosophe Catherine Larrère (l’humanité/les hommes) :

« Aux XVIIIe ou XIXe siècles, l’humanité était encore une abstraction ; aujourd’hui, c’est devenu une réalité : tous les hommes sont sur le même bateau. Ils sont condamnés à l’intérêt général ! »

Se regrouper autour d’un « faire »

Parmi les noms collectifs, certains désignent spécifiquement des humains : les « noms collectifs humains » par exemple : peuplepopulationmouvement ou encore arméecommunautéassociationcomitégouvernementhumanité.

Ils renvoient, en particulier, à des modes ou objectifs de regroupement, à des relations humaines, à des identités communes, réelles ou supposées.

La société se structure par le biais de l’activité humaine (loisirs, travail) ; dans ce cadre, le regroupement des individus se base sur un « faire ». D’une manière générale, beaucoup de noms d’humains relèvent du « faire » (par exemple, pour les individus, les noms de professions et de statuts sociaux) ; mais, pour les noms collectifs humains, il s’agit plutôt d’un « faire ensemble ».

Voici quelques exemples : compagnieconseilcorporationsyndicatpartigangbandejuryrédactionstafforchestrechoraleéquipeexpéditionassociation

L’observation montre qu’ils ne se répartissent pas harmonieusement sur les réalités à nommer, mais présentent des zones de condensation voire des redondances lexicales, et aussi des manques.

En effet, ils sont plus ou moins nombreux et diversifiés selon les types de milieux et de regroupements sociaux (famille, école, monde du travail, monde politique, justice, religion, loisirs), mais particulièrement abondants dans certains domaines comme l’armée ou l’Église (détachementbataillongarnisonlégionrégimentbrigadepatrouille ; conclavecongrégationsynode, et quelques autres).

Dans le cadre des sociétés humaines, les relations entre humains peuvent être de solidarité ou de filiation, d’amitié, ou encore de hiérarchie, de division ou de conflit. Certains noms collectifs humains sont fondés sur ces relations. En voici quelques-uns : cellulecommunautéconfrériecouplefratriefamilleguildecoterieliguevoisinage.

À partir de ceci, plus spécifiquement encore, certains, comme cellulecouplefamille allient les traits d’/unité interne/du groupe et de/partie d’un tout/, participant d’une structuration de la société.

Le fractionnement en parties peut également relever de l’antagonisme, ce qu’illustrent plusieurs noms collectifs : factionclansectefront.

Un lien entre l’appartenance au groupe et l’identité des membres

D’autres noms collectifs humains posent un lien entre l’appartenance au groupe et l’identité entre les membres du groupe (« être comme » – d’un certain point de vue) : fratriegénérationpublicsociété civileopinion (publique).

Cette identité dessine une appartenance à une même classe (au sens logique) : paysanneriehumanitéjeunessepatronatmagistrature, ou, de manière plus lâche, une appartenance à un même groupe : faire partie d’un orchestre, c’est être musicien, et un orchestre est constitué d’éléments semblables en ce qu’ils sont musiciens.

Musiciens de l’orchestre de Paris qui jouent au Musée d’Orsay le 26 mars 2021. Photo : Stephane de Sakutin/AFP

D’une autre manière, faire partie de la droite, de la gauche, c’est être de droite, de gauche. Et l’opinion publique, comme nom collectif, désigne un ensemble fondé sur une appartenance de ses éléments à… l’opinion publique.

Flou, double sens et problèmes d’identification

On terminera par une illustration succincte de faits d’ambiguïté avec les noms collectifs humains.

D’un point de vue sémantique, ceux-ci présentent, on l’a vu, une prédisposition au flou, mais aussi aux phénomènes de double sens, et ceci en particulier à cause de leur structuration en double niveau (celui du groupe et celui des éléments) évoquée plus haut, à quoi s’ajoute souvent la polysémie (propriété pour un mot d’avoir plusieurs sens, différents mais liés entre eux).

Ainsi dans l’exemple suivant :

« Les voix du peuple : l’espace public sonore au XVIIIᵉ »

Ce titre réfère à un entretien de l’historienne Arlette Farge, 23 mai 2012, à propos de l’ouvrage Essai pour une histoire des voix au XVIIIe siècle (Bayard, 2009). Ici, peuple a deux acceptions possibles : « classe populaire » ou « totalité des individus composant une nation », et les voix peut s’interpréter comme « distribué » sur chaque membre du peuple, ou se rapporter au groupe.

L’exemple suivant (avec société) présente le même type d’ambiguïté (qualification des individus ou du groupe), à quoi s’associe la pratique professionnelle (recours aux statistiques, moyennes) de l’énonciateur – chercheur en sciences sociales.

« On a une société vieille. » (France Culture, 20 mars 2006)

C’est, avec société aussi, de cette même ambiguïté que joue le titre de l’ouvrage de Pierre Le Goff La société malade (paru chez Stock en 2021) ; si l’auteur explique bien dans le descriptif que c’est de la société en tant que telle qu’il est question (« je voudrais montrer en quoi cette crise sanitaire est révélatrice d’un état problématique de notre société »), le lecteur ne peut pas ne pas envisager, en temps de pandémie, la maladie des individus, membres de la société.

Un dernier exemple avec le nom opposition, tiré d’une chronique politique radiophonique, illustrera la difficulté, pour peu qu’on y regarde de près, à circonscrire le référent d’un nom collectif humain (l’opposition) :

« Renseignement pris auprès du gouvernement et de l’opposition, un consensus semble se dégager autour d’un report de quelques mois, un report au mois de juin. » (France Culture, novembre 2020, à propos des élections départementales et régionales, 2021)

Alors que, avec le gouvernement, on sait parfaitement de qui il est question, l’opposition ne reçoit pas la même interprétation : étant donné la pratique journalistique, étant donné aussi le caractère composite de ladite opposition (qui comprend des groupes de tendances diverses, de la droite à la gauche jusqu’à la France Insoumise), la désignation peut valoir pour la totalité ou pour une partie, jugée représentative – et dans ce cas, laquelle ? La question n’est pourtant pas anodine. Parce que routinisée, la pratique de désignation du tout pour la partie n’est ici sans doute pas consciente, et c’est bien l’observation des noms collectifs qui permet de la déceler.

Les groupes humains présentent une réalité composite sur le plan politique et social. Mais la réalité n’en est pas moins riche et complexe sur le plan linguistique, celui des noms collectifs humains. Au-delà de la simple désignation de groupes humains, ceux-ci, comme outils lexicaux et discursifs, interrogent le rapport du groupe aux sous-groupes et à l’individu, et participent de la représentation de ces groupes, voire de leur constitution – langagière.

 

 

[Source : http://www.theconversation.com]

Professor e sindicalista do planalto andino de Cajamarca chega ao segundo turno. De retórica áspera, emergiu contra a violência no campo e nas grandes mobilizações pela educação em 2017 – e promete reverter duas décadas de neoliberalismo

O candidato presidencial do Peru Pedro Castillo monta a cavalo no fechamento de campanha, em 8 de abril.

O candidato presidencial do Peru Pedro Castillo monta a cavalo no fechamento de campanha, em 8 de abril.

Escrito por Inés Santaeulalia e Jacqueline Fowks

A mil quilômetros de Lima, montado em um cavalo e sob um chapéu de palha de aba larga, um professor de escola rural desafia o status quo peruano. Pedro Castillo segue de Chota (Cajamarca) ao Palácio do Governo como vencedor do primeiro turno das eleições presidenciais do Peru, realizadas no domingo. As elites da sociedade de Lima, berço do poder do país sul-americano e origem dos cinco últimos presidentes, acordaram na segunda-feira de ressaca eleitoral nocauteadas pela presença do mais incômodo de todos os candidatos ao seu ecossistema. O professor sindicalista de viés radical, que não liderou as pesquisas até a última semana, chega às portas da presidência com o lema “Já basta de pobres em um país rico”.

Pedro Castillo Terrones, de 51 anos, nasceu em Cajamarca, uma região andina das mais pobres do Peru. O professor, terceiro de uma família de nove irmãos, conseguiu em 1995 sua vaga como professor de ensino primário em uma escola de sua região, mas sempre teve pretensões políticas. Como líder regional do partido Peru Possível desde 2005, era um completo desconhecido no restante do país até 2017. Nesse ano, um enorme protesto de professores, que exigiam aumentos salariais pela instalação da avaliação periódica dos docentes, paralisou as aulas durante 75 dias em quase todo o Peru. Castillo colocou-se à frente das mobilizações e desde então mais ninguém voltaria a esquecer seu nome.

O professor navega sobre águas ideológicas complexas. “Tem uma retórica reivindicativa, um discurso basicamente radical, que pode se encaixar à esquerda e à direita”, diz o analista José Carlos Requena. Em seu ideário utiliza muitas vezes os exemplos do Equador e da Bolívia, mas também destaca a nacionalização do petróleo na Venezuela: “Frequentemente nos dizem que a nacionalização é ruim. Mas temos exemplos que desmentem essa teoria absurda”. Castillo promete nacionalizar o gás da Camisea, o projeto energético mais importante do país. Também quer aumentar o orçamento público em saúde e afirma que aumentará o da educação em até 10% ―atualmente está em 4% do PIB―. Os analistas e adversários consideram seus planos inviáveis.

Se conseguir levar a chave do Palácio do Governo promete revogar a Constituição de 1993 (promulgada durante o Governo de Alberto Fujimori) e ameaça fechar o Congresso se não o permitirem. A lista de propostas causa autêntico pânico nas elites peruanas, que sempre recusaram qualquer manifestação de esquerda. Em Lima, o voto conservador (grande parte dele ultraconservador) superou 50% no domingo, apoiado em um discurso que sempre relacionou a esquerda ao terrorismo do Sendero Luminoso, que causou milhares de mortes nos anos 80, e com o chavismo. Em Castillo veem refletido os dois lados.

O professor, desde a greve de 2017, é relacionado a grupos políticos formados por membros do Sendero Luminoso, em liberdade após cumprir condenação. Ele sempre se desvinculou, mas sua sombra o perseguiu até as urnas. O jornal Perú 21 alertou um dia antes da votação em uma manchete de página inteira em primeiro plano: “Cuidado, o Sendero Luminoso estará presente nestas eleições”. Uma capa que, de qualquer modo, não chegou aos seus eleitores, em sua maioria divididos entre o sul e as regiões mais pobres. No Peru, 20% da população vive na pobreza, de acordo com os últimos indicadores oficiais, ainda que se estime que a porcentagem tenha crescido durante a pandemia. Castillo foi ao segundo turno com 18% dos votos.

Apesar da enorme distância ideológica, o líder do Peru Livre compartilha uma parte de seu ideário com os políticos conservadores mais votados na capital, como Keiko Fujimori, Hernando de Soto e o candidato de extrema-direita Rafael López Aliaga. A agenda social, uma questão rara na política peruana, resume em uma emenda todos os avanços sociais que preocupam tão pouco da maioria dos arranha-céus de Lima ao grosso das montanhas andinas. Rejeição ao aborto, rejeição ao casamento homossexual, rejeição a incluir a igualdade de gênero no currículo escolar, rejeição à eutanásia.

Castillo promete lutar contra o poder estabelecido de seu passado como rondero, uma organização social criada em Chota na década de 70 por agricultores e camponeses para se defender do roubo de gado e da violência. O regime próprio dos ronderos, à margem da lei, inclui chicotadas e o escárnio público contra ladrões e malfeitores. Nas duas décadas em que o Peru sofreu a violência do Sendero Luminoso (1980-2000) a vigilância e força das rondas de Cajamarca deteve a entrada na região do terrorismo que semeava atentados e morte na maior parte dos Andes.

Restam dois meses ao segundo turno das presidenciais. Na espera da finalização da votação, tudo leva a crer que será a líder do fujimorismo a encarregada de representar um setor do Peru que não quer Castillo nem pintado de ouro. Ela também não cai no gosto da maioria. Keiko Fujimori é a candidata de maior rejeição entre os eleitores, mas em eleições tão fragmentadas, a porcentagem de fujimoristas acérrimos que ainda mantêm a levaram à segunda posição com apenas 14% dos votos.

As elites de Lima continuam procurando nesta segunda-feira no Twitter respostas a resultados que não entendem. Na escola 10465, no centro do povoado de Puña, na província de Chota, o professor de ensino primário às vezes leva seus alunos ao campo, levanta seu celular e caminham em silêncio procurando um ponto de internet para acessar o Google pela primeira vez.

 

[Foto: Aldair Mejía/EFE – fonte: http://www.elpais.com]

 

 

 

Convocante: Associação Brasileira de Hispanistas
Tipo de convocatoria: Contribuciones (call for papers)
Materias de especialidad: 

Lingüística, Lingüística aplicada, Lingüística textual, Literatura contemporáneaLiteratura contemporánea, Literatura española, Literatura hispanoamericana

Fecha límite de solicitud: Sábado, 31 de julio de 2021
Descripción: 

La Revista Abehache de la Associação Brasileira de Hispanistas invita a participar en este nuevo número que versará sobre estudios generales en letras hispánicas de lingüística, literatura, artes, política, historia en español o portugués. El plazo para el envío de propuestas termina el 31 de julio de 2021.

Toda la información puede consultarse en la página web de la revista.

País: Brasil
Dirección postal completa: Revista Abehache, Associação Brasileira de Hispanistas (Brasil)
Correo electrónico: revista.abh@gmail.com
Página de Internet:  https://revistaabehache.com/ojs/index.php/abehache

 

 

 

[Fuente: hispanismo.cervantes.es]

 

 

Un novo estudo de profesores da Universidade de Vigo mostra a clara diferenciación que fixeron os medios norteamericanos entre os traballadores de Galicia e os do resto de España.

Un grupo dos milleiros de galegos que traballaron na construción da canle de Panamá. Imaxe do libro ‘Pro Mundi Beneficio: os traballadores galegos na construción da canle de Panamá (1904-1914)', obra de Juan Manuel Pérez.

Un grupo dos milleiros de galegos que traballaron na construción da canle de Panamá. Imaxe do libro ‘Pro Mundi Beneficio: os traballadores galegos na construción da canle de Panamá (1904-1914)’, obra de Juan Manuel Pérez.

O 15 de agosto de 1914 inaugurábase a canle de Panamá, unha vía de navegación de 82 quilómetros entre os océanos Atlántico e Pacífico para aforrar tempo de viaxe aos barcos e acelerar o comercio marítimo internacional. Estímase que na súa construción participaron uns 80.000 obreiros, uns 8.000 de nacionalidade española, dos cales arredor de 6.000 eran galegos (oficialmente, pero calcúlase que puido haber uns 2.000 galegos máis ‘ilegais’ traballando nesta obra). Os obreiros de orixe galega eran considerados unha sorte de ‘casta’ entre o resto de traballadores, especialmente entre os españois, e foron recoñecidos mesmo polo presidente estadounidense Theodore Roosevelt, impulsor desta obra, considerada unha marabilla da enxeñaría.

O enxeñeiro civil John Frank Stevens foi o director de orquestra desta magna obra. Stevens fora o responsable da construción do Gran Ferrocarril do Norte nos Estados Unidos e, logo, nomeado enxeñeiro xefe para a construción da canle de Panamá, obra que dirixiu entre 1905 e 1907. Cóntase que entre as súas peticións estivo a incorporación de miles de obreiros galegos, dos que era admirador pola súa capacidade de traballo tras coñecelos nas obras do ferrocarril en Cuba. Stevens chegou dicir daqueles galegos cousas como que “a súa eficacia non só é máis do dobre que a dos negros, senón que resisten mellor o clima” ou que “cada galego vale por tres” traballadores doutros lugares.

Así foi como comezou o recrutamento de milleiros de galegos para a construción da canle de Panamá, non só dos que xa estaban en América, tamén de moitos captados por axentes recrutadores enviados a Galicia. E foron os mellor pagados e tamén os que mellor trato recibiron, non só dos empregadores, tamén da prensa estadounidense, que os utilizou con fins propagandísticos.

« O perfil dos galegos que representaron a maioría dos xornais tentaba evitar o estigma negativo que, en xeral, se lle atribuía aos españois »

Os profesores da Universidade de Vigo Alberto Pena Rodríguez e David Formoso veñen de publicar no Monográfico 79 de Revista Latina de Comunicación Social un estudo no que analizan a imaxe na prensa estadounidense dos obreiros galegos na canle de Panamá. O seu obxectivo principal foi pescudar cales foron os aspectos máis relevantes da súa caracterización étnica e en que medida os xornais norteamericanos reproduciron ou se apartaron dos estereotipos que había dos galegos, tanto en España como en Latinoamérica.

Ao mesmo tempo, indagaron as causas destas caracterizacións étnicas e posibles intereses propagandísticos, xa que, como lembran, “a construción desta vía marítima xurdiu, non só por unha necesidade de comunicación entre dous océanos, senón tamén como un proxecto de imaxe de Estados Unidos como nova potencia mundial”, logo da icónica Guerra de Independencia de Cuba, punto e final do decadente Imperio español e inicio dunha nova era dominada polos incipientes Estados Unidos.

Os resultados das súas análises, din, “demostran que o perfil dos galegos que representaron a maioría dos xornais tentaba evitar o estigma negativo que, en xeral, se lle atribuía aos españois tras o enfrontamento militar en 1898, como xente atrasada e folgazana”.

É máis: “Influída por unha campaña dirixida pola empresa construtora da canle e o Goberno norteamericano, algúns xornais estadounidenses recoñeceron nos inmigrantes galegos amplas calidades laborais, co fin de evitar que a opinión pública os relacionase coa imaxe decadente de España que a propaganda antiespañola difundira a finais do século  XIX”, explican.

Para chegar a estas conclusións, os investigadores recompilaron e analizaron as informacións publicadas sobre os traballadores galegos na canle de Panamá nunha ampla mostra de xornais estadounidenses entre 1906, cando se iniciou o recrutamento destes obreiros, e 1915, pouco despois de finalizadas as obras, aínda que, como salientan os profesores, “é nos dous primeiros anos cando se concentra o maior número de noticias sobre o tema”.

« Os galegos foron obxecto dunha campaña de imaxe que destacaba as súas virtudes laborais por razóns ideolóxicas e estratéxicas”

Esa recompilación fíxose a través do catálogo da Biblioteca do Congreso de Estados Unidos e da base de datos Newspaper Arquive, complementada coa consulta dos repositorios dos grandes periódicos da época. As novas foron tomadas dos seguintes xornais: The New York Times, New York Tribune, The News-Herald, Tazewell Republican, The Holt County Sentinel, Coffeyville Daily Record, The Louisburg Herald, Suburbanite Economist, The Burlington Free Press, The Portsmouth Herald, The Washington Post, The Outlook, The Washington Herald, San Francisco Call, Oakland Tribune, The Outlook, The Charlotte News, The Daily Telegram, Boston Evening Transcript, The New York Times, The Sun, The Canal Record, The Pittsburgh Press, The Washington Herald, The Wichita Daily Eagle, The Boston Globe, Dayton Daily News e St. Louis Post-Dispatch.

Ao comparar o relato mediático en España e Estados unidos, observaron que “fronte á cobertura da prensa española, que centrou o seu discurso nas pésimas condicións de traballo dos emigrantes, os xornais norteamericanos realizaron unha cobertura moi diferente, na que os galegos foron obxecto dunha campaña de imaxe que destacaba as súas virtudes laborais por razóns ideolóxicas e estratéxicas”.

Así, conclúen que, “de forma xeral, a imaxe que ofreceron os principais xornais estadounidenses sobre os inmigrantes galegos que traballaron no istmo foi positiva”.

Esa visión favorable dos galegos, segundo os investigadores, “entra en contradición con algúns estereotipos pexorativos que a prensa norteamericana creara dos españois, sobre todo por mor da intensa propaganda antiespañola despregada durante a guerra hispano-estadounidense de 1898”, que presentaba España como “un país  subdesenvolvido e  colonialista” e “cuxa decadencia era a antítese da modernidade norteamericana, tanto desde o punto de vista tecnolóxico ou económico, como no contexto do desenvolvemento social e humano”, explican.

ANTIESPAÑOLISMO

O “antiespañolismo norteamericano” difundido pola prensa formaba parte dun “discurso racista” que situaba os españois “nunha categoría inferior, por baixo dun ideal racial superior e de mentalidade emprendedora vinculado aos cidadáns de Estados Unidos”, e que estaba “trufado de clichés e prexuízos negativos sobre o carácter supostamente indolente e atrasado” dos cidadáns de España, proseguen.

Detrás disto, argúen, había enormes intereses xeoestratéxicos para a potencia emerxente: “O imaxinario antiespañolista estaba esencialmente alimentado por un marcado sentimento de deslexitimación cara a España como potencia colonial e modelo cultural para Hispanoamérica, nunha clara pretensión por desprazar a influencia de España do continente americano e asumir unha posición de liderado político e económico á vez que unha progresiva preponderancia sociocultural desde o terreo do discurso simbólico e a representación mediática”, comentan.

« Para desvinculalos da súa negativa orixe española, a Istmian Canal Commission decidiu afirmar e publicitar a súa identidade galega”

Pero os galegos foron apartados dese discurso xenófobo e racista: “A prensa norteamericana estableceu unha curiosa diferenciación étnica en relación cos españois”, difundindo unha “imaxe favorable cara aos inmigrantes galegos do istmo panameño”, algo que, en opinión destes expertos, “debe ser visto como unha singularidade, sobre todo se se ten en conta que os galegos, tradicionalmente, foran obxecto dunha vulgarización  estereotipada do seu carácter, comportamento e calidades, asociados a unha escasa socialización, analfabetismo e a súa procedencia rural, portando un estigma negativo que se estendeu aos destinos da emigración galega en América”.

En realidade, o que había detrás desa diferenciación entre galegos e españois era “unha estratexia propagandística e oportunista no contexto da propia xestión que as autoridades estadounidenses fixeron da construción da canle de Panamá”, exponen os investigadores.

E profundan: “A imaxe virtuosa que se difundiu dos traballadores galegos debe encadrarse na campaña de imaxe que impulsou o goberno de Estados Unidos desde mediados de 1905, tras o seu fracaso durante o primeiro ano e medio de xestión nas obras do istmo. Para cambiar a percepción negativa da opinión pública do seu país, o presidente Theodore Roosevelt tentou crear un clima de opinión favorable ao desenvolvemento do proxecto. A imposibilidade política de contratar a obreiros asiáticos motivou o recrutamento de centos de inmigrantes galegos en Cuba e, posteriormente, en Galicia, cuxo resultado foi satisfactorio. Con todo, para desvinculalos da súa negativa orixe española, a Isthmian Canal Commission [encargada da construción] decidiu afirmar e publicitar a súa identidade galega”.

“SANGUE DO NORTE”

Os profesores da UVigo subliñan que para diferenciar etnicamente os galegos doutros cidadáns do Estado español, algúns medios referíronse a eles como “North Spanish blood” (sangue do norte de España), unha cualificación que consideran propia do “imaxinario racista da época, que situaba ás razas ‘virtuosas’ no norte” e coa que se pretendía separar os obreiros galegos do “estereotipo negativo dos españois existente en Estados Unidos”.

“Os españois eran descualificados como decadentes e preguiceiros, mentres os galegos eran vistos como traballadores fortes, manexables e con suficiente intelixencia”

“A maioría das cabeceiras analizadas incidiron nas súas diferenzas étnicas cos demais españois, descualificados xeralmente como decadentes e preguiceiros, mentres os galegos eran vistos como traballadores fortes, manexables e con suficiente intelixencia”, clarifican.

Ao repasar as novas publicadas na prensa estadounidense, identificaron dous momentos claves concretos na representación do “arquetipo étnico dos galegos”. O primeiro sitúano entre xaneiro de 1906 e mediados de 1907, un “período de intensa necesidade de contratación de operarios” no que a prensa estadounidense describe a man de obra galega como “excelentes e incansables traballadores”. O segundo sitúano no período final das obras e con ocasión da Feira San Francisco de 1915, cando a prensa estadounidense “rememorou o traballo útil e eficiente dos galegos, cuxa imaxe seguiría aínda proxectándose con ese mesmo ton laudatorio en libros publicados entón e en anos posteriores”, engaden.

Con todo, conclúen, “os traballadores galegos preferiron manter unha identidade fluída ou binaria, inclinándose xeralmente por asumir a súa nacionalidade española, motivados sobre todo pola política racial do Goberno norteamericano cara á masa laboral, que relegaba a todos os peninsulares e, en xeral, aos europeos a unha posición subordinada fronte aos brancos de Estados Unidos”.

DEREITOS LABORAIS

Á marxe desta análise, contan as crónicas daquel tempo que os obreiros galegos da canle de Panamá, case todos entre 25 e 45 anos de idade, non só foron denodados traballadores, tamén pelexaron dereitos que hoxe nos semellan escasos pero que na época eran vitorias do proletariado. Por exemplo, conseguiron que se fretaran barcos desde Galicia cargados de comida da terra e cociñeiros locais. Tamén lograron, coas súas protestas e paros, dez minutos de descanso para comer nas súas extenuantes xornadas de mínimo nove ou dez horas.

Na exposición permanente no Museo da Canle de Panamá recórdase a aqueles miles de galegos coma “heroes”

Moitos deles, tras finalizarse a obra, quedaron en Panamá e algúns pasaron a converterse en empresarios. Pero outros, calcúlase que uns 500 daquel continxente, morreron, aínda que non hai cifras oficiais. Estímase que dos arredor de 80.000 obreiros de diversas orixes (asiáticos, africanos, europeos e americanos) que construíron a canle, finaron uns 27.500 por accidentes e diversas enfermidades relacionadas coas precarias condicións laborais e de salubridade e polo tremendo esforzo que facían. A malaria, a febre amarela, o tifo, a disentería a tuberculose ou a pulmonía arrasaron a moitos daqueles homes.

HEROES

En 2007, a Fundación Pedro Barrié de la Maza e o Consello da Cultura Galega editaron un libro sobre os traballadores galegos na construción da canle de Panamá para abrir a colección ‘Galicia Exterior’.

O libro, titulado ‘Pro Mundi Beneficio: os traballadores galegos na construción da canle de Panamá (1904-1914)’, é obra de Juan Manuel Pérez, especialista en Historia de América Latina e empregado na Biblioteca do Congreso dos Estados Unidos. Nel xa relataba que aos galegos “se lles pagaba o dobre que ao resto pola súa enorme labor”.

Na exposición permanente que se instalou no Museo da Canle de Panamá recórdase a aqueles miles de galegos coma “heroes”. E así quedará nos libros de historia.

 

[Fonte: http://www.galiciaconfidencial.com]

Quando as fórmulas infantis chegaram, nos anos 60, a empresa não sabia o que fazer com o leite condensado, até então indicado para bebês. Foi então que decidiu “reler” os doces brasileiros, forjando uma relação de afeto com as donas de casa

Escrito por Luisa Coelho e João Peres

“É um mea culpa aqui que eu vou conversar com São Pedro quando chegar a hora.” Débora Fontenelle carrega um sabor agridoce. Três décadas de trabalho à frente do Centro Nestlé de Economia Doméstica trazem boas recordações, mas um sentimento de culpa que volta a todo instante. Um período de ideias simples, porém geniais, que moldaram para sempre a culinária brasileira.

Pudim de leite, beijinho, papo de anjo: o trabalho da corporação suíça foi tão habilidoso que, hoje, a versão “tradicional” dos nossos principais doces é feita com leite condensado. Ou melhor, com Leite Moça. O Prêmio Top of Mind, do jornal Folha de S. Paulo, pergunta todo santo ano: “Qual a primeira marca que vem à cabeça?”. A Nestlé ficou em primeiro lugar em dez anos, num total de 27 edições, disputando cabeça a cabeça com Omo e Coca-Cola.

O Brasil é o maior consumidor de leite condensado do mundo. De acordo com dados da própria empresa divulgados em 2020, são sete latas de Leite Moça por segundo, o que dá 220 milhões de latas por ano. É mais ou menos uma lata por brasileiro. Isso sem contabilizar as outras marcas.

O país sempre teve predileção pelos doces, o que se explica pela abundância de açúcar graças às imensas plantações dos tempos das colônias. Quando chegou ao Brasil, na segunda metade do século 19, a Nestlé encontrou um campo fértil por onde avançar. O leite condensado, recém-criado para alimentar soldados nas trincheiras, precisava seduzir novos consumidores.

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O leite condensado chegou ao país com nome gringo. Milkmaid era difícil de pronunciar e, então, a turma apontava para a moça da lata e pedia o leite da moça. Em 1921, quando a Nestlé abriu uma primeira fábrica por aqui, em Araras, no interior de São Paulo, adotou de vez esse nome.

Nesses tempos, a corporação já ensaiava aquilo que faria à perfeição nas décadas seguintes: tocar o terror. “Seria capaz de arriscar a vida de seu filhinho sentando-o na janela de um arranha-céu? Certamente que não! Entretanto, dando-lhe leite de procedência duvidosa, está pondo-o em perigo da mesma forma”, diz um de muitos anúncios.

A Nestlé, pelo menos a Nestlé do Brasil, talvez tenha sido a empresa mais habilidosa na exploração dos medos surgidos da urbanização e do discurso científico. A ideia de que uma alimentação industrial é superior e de que existe um corpo constantemente em risco (especialmente o corpo do bebê) foi nutrida com carinho e dinheiro.

Para isso, a corporação ensaiou uma relação direta com as consumidoras: cupons para receber produtos gratuitamente, cartilhas que ensinavam sobre essa admirável vida urbana e livretos de receitas começaram a tornar-se uma prática. Em 1942 foi criado o Serviço de Colaboração Familiar, ao lado de uma invenção que, vista hoje, é realmente vanguardista: a elaboração de uma personagem, Ruth Beatriz, que dava conselhos às mães sobre a alimentação dos bebês.

Um bode na sala

“O caderno de receita era assim toda a vida emocional que a mulher podia ter”, diz Débora Fontenelle, nutricionista que hoje tem 83 anos. Poderia ser apenas mais uma pessoa aposentada com suas recordações da juventude, mas o irônico da história é que Fontenelle é a pessoa que mudou para sempre a vida do caderno de receitas. Também não deixa de ser irônico que o início do trabalho dela marque também o fim dos tempos mais glamourosos do caderno.

“Era ali que a dona de casa anotava a receita que ela fazia. Ao mesmo tempo contava que naquele dia o marido não tinha falado com ela ou que a tinha tratado mal. Tinha toda uma parte de emoção da mulher, mas muito fechado.”

Como explicar quem é Débora? A primeira coisa a saber é que é uma pessoa central numa mudança enorme na vida de muitos brasileiros. A segunda é que ela é estranhamente desconhecida do público em geral. Nós sabemos muito sobre doces. Todo brasileiro conhece o pudim de leite (condensado) que ela inventou. Mas Débora é uma desconhecida.

Há quatro ou cinco anos queríamos entender como a Nestlé havia assumido o papel de educadora das brasileiras. Encontrar Débora, no final de 2020, foi como encontrar o mapa do tesouro.

Em 1959, ela estava no final do curso de graduação na Faculdade de Saúde Pública da Universidade de São Paulo quando um professor a indicou para uma vaga na corporação. “Eu perguntei para ele por que tinha sido eu. Não achava que tinha o perfil. Ele respondeu: ‘Ah, porque você tem umas perguntas muito loucas’.”

No lugar de vacas suíças, ela se deparou com um bode na sala: as recém-criadas fórmulas infantis prontas para consumo. Se a empresa esperava lucrar horrores ao desestimular ainda mais o aleitamento materno, de outro lado projetava uma redução grande nas vendas de leite condensado. E, então, tudo mudou.

Quando se propõe que o Estado crie políticas públicas para promover a alimentação saudável – e, em particular, quando se propõe restringir a publicidade direcionada a crianças –, as empresas alegam que simplesmente atendem a demandas da sociedade. Dizem que elas não criaram nenhum hábito. Não moldaram nossas atitudes. Não influenciaram nossa conduta.

A maneira como a Nestlé reescreveu a doçaria brasileira joga tudo isso por terra. Em coquetéis, tapiocas, doces, saladas de frutas: o Leite Moça e suas imitações se inscreveram como um amálgama capaz de conectar quaisquer ingredientes. Uma estranha liga que, com uma quantidade hedionda de açúcar, torna agradável qualquer preparação.

Durante as eleições de 2018, Jair Bolsonaro acrescentou uma camada de estranheza – entre tantas outras – quando apareceu no maior telejornal do país comendo pão com leite condensado. Ficamos pensando qual terá sido a reação dos diretores da Nestlé: ganharam mais uma receita? Odiaram ter a imagem tão doce associada a essa indócil criatura?

Uma dissertação de mestrado apresentada em 2010 à Faculdade de Filosofia, Letras e Ciências Humanas da USP concentra-se sobre a transmissão do conhecimento culinário no Brasil do século 20 e dá especial atenção para o caso de sucesso da Nestlé. A autora, Débora Santos de Souza Oliveira, conta que Débora Fontenelle visitou cursos de culinária Brasil afora e constatou que nem 10% das receitas eram feitas com Leite Moça.

A Nestlé começou um trabalho de persuasão das professoras de culinária, enviando receitas, materiais, cursos e produtos. Mais ou menos como hoje em dia as marcas fazem com influencers. Segundo a dissertação de Oliveira, as vendas de Leite Moça cresceram 25% entre 1960 e 1962.

A gente olhou os dados da Organização das Nações Unidas para a Alimentação e a Agricultura (FAO). Em 1961, o Brasil produzia 16 mil toneladas de leite condensado por ano. Uma década mais tarde, era o dobro. E em 2018 foram 64 mil toneladas, ou quatro vezes mais em relação ao início do trabalho de Débora Fontenelle. Hoje, a empresa diz que 70% das receitas de doces no Brasil levam leite condensado, uma informação difícil de ser checada.

Um ombro amigo

Mulheres urbanas de classe média: esse era o público-alvo da Nestlé nos anos 1960 e 1970. “Antes (da urbanização do país) você tinha elite e população à beira da miséria”, recorda Débora Oliveira, a autora da dissertação. “A partir do momento em que se começa a formar a classe média, vários estratos, e o Brasil torna-se mais urbano, vem essa noção de identidade e de me diferenciar de quem está abaixo. De dizer: ‘Oba, eu sou elite’. Então, se eu sou elite, não vou comer comida de fazenda, não vou comer farofa, farofa é comida de pobre.”

Uma elite que, no entanto, já não tinha escravos nem dinheiro para manter uma trupe de serviçais. A Nestlé entendeu perfeitamente essa janela histórica de oportunidades:

  • Essas mulheres continuavam a sofrer uma enorme pressão para serem donas de casa exemplares;
  • Elas queriam ou precisavam começar a trabalhar fora de casa, mesmo que em ocupações mal remuneradas e de meio período;
  • As receitas das mães não eram tão úteis, porque demandavam um tempo de que já não dispunham;
  • Elas queriam diferenciar-se das classes baixas, o que passava por aceitar e valorizar elementos “modernos” da vida urbana.

Doces brasileiros de verdade foi um dos primeiros livros lançados depois da formação do Centro Nestlé de Economia Doméstica – a publicação não traz a data de impressão. Logo na contracapa do volume havia uma mensagem clara: os doces brasileiros de verdade eram feitos com Leite Moça. “E foi a hora que a gente entrou na cozinha para substituir aqueles bons doces brasileiros”, recorda Débora Fontenelle. “A gente viu toda aquela complexidade das caldas e tudo isso podia ser substituído pelo leite condensado.”

A doçaria brasileira tem alguns elementos centrais, em parte herança das tradições portuguesas: açúcar, ovos, coco e leite. A Nestlé poderia ter reescrito as receitas sem reescrever as histórias. Mas, então, talvez ela não tivesse se inscrito de vez no imaginário nacional.

Um trecho do livro dizia:

Sinhazinha mostrava ser prendada ao retirar do forno a assadeira com um bolo perfumado, ou do tacho uma irresistível cocada de colher. Mas acontece que ela gastava tanto tempo ao redor do fogão que acabava perdendo o bem amado.

Em Doces brasileiros de verdade, a empresa testa um discurso que depois incorporou em definitivo. Para essa mulher aflita, a Nestlé oferece um reforço dos piores medos, mostrando como era sofrida a vida das sinhás nos tempos da fazenda. É para o Brasil do século 19 que se aponta: um Brasil escravista. E, entre a sinhá e a escrava, a empresa, que mirava nas consumidoras de classe média, não teve dúvidas: abraçou a classe alta como protagonista.

Acabou aí o sonho de amor da moça do Solar. Nunca mais quis ver o namorado, que voltou à Corte sem entender o que havia acontecido. Jamais veio a saber que, para Sinhazinha, preparar o doce perfeito era como preparar a própria vida, a própria felicidade.

O resumo da ópera é: você é uma herdeira das sinhás, mas não precisa sofrer tanto quanto elas. Basta usar os produtos da Nestlé. “Como se transferissem para a empresa a imagem de uma amiga, de uma professora que está muito perto, orientando essas tarefas”, conta Débora Oliveira.

Uma enorme rede social – e bem antes do Facebook

Olhando hoje, a gente só consegue oferecer uma expressão para aquilo que foi feito na segunda metade do século passado: a criação de uma enorme rede social. Sim, porque a Nestlé distribuía muitos livros e livretos, reescrevia receitas, mas acima de tudo criava articulação entre as donas de casa. Milhares de cartas eram enviadas todos os meses, e repassadas por meio de uma rede que se foi criando.

Muito antes que o Facebook, a fabricante do Leite Moça teve acesso a informações valiosas sobre as aflições das mulheres e o que poderia ser feito para lucrar em cima disso. “Então ela formou toda uma geração de mulheres divulgando receitas em embalagens ou em folhetos que iam para a casa dessas pessoas, as quais ligavam para o Centro Nestlé para pedir receita e ela mandava, ela formou todo o contingente”, conta a pesquisadora.

São pequenas sacadas que valem fortunas. Colocar uma receita no rótulo. Criar um serviço de atendimento (primeiro por carta, depois por telefone). Escrever livros de receitas que se vão tornando impecáveis sob o ponto de vista gráfico.

“Os livros de receita eram muito poucos, muito poucos”, recorda Débora Fontenelle, ex-Centro Nestlé. “Tinha a Dona Benta, mas eram receitas nas quais nem sempre as mulheres acreditavam. A coisa começa a mudar apelando para a praticidade e para a imagem. E a Nestlé também foi pioneira nos primeiros fotógrafos, que se vão esforçando e começando a pegar o caminho.”

Antes, as receitas podiam ser uma espécie de segredo familiar, um traço típico de uma cidade, uma recordação dos tempos dos avós, um retrato cultural. Mas agora as donas de casa estavam mais abertas a compartilhar receitas, e a Nestlé soube estimular isso como ninguém.

Cartas podiam ser enviadas gratuitamente ao pioneiro serviço de atendimento ao consumidor. E havia um mural de receitas no qual dúvidas e soluções eram trocadas entre as mulheres – de novo, algo muito à frente de um mural de Facebook. “Nos anos 80, a gente tinha um movimento de 20 mil, 30 mil cartas por mês, e vinha carta do Brasil inteiro”, recorda Fontenelle.

A corporação conseguia manter-se sempre atualizada sobre os desejos e as aflições das consumidoras, criando produtos e receitas sob demanda para o espírito de cada época. “Eu vi isso em cidades do Nordeste. Em pequenas cidades de repente aquela receita pegava uma fúria danada de divulgação, através de uma única mulher que tinha pedido a receita pela carta.”

Entre tantas correspondências, a gente separou uma que tem o poder de sintetizar o que era o Centro Nestlé de Economia Doméstica:

Sou a Joelma Costa Lima e tenho 12 anos. Minha tia, Francineide, faz tortas e bolos para fora e foi assim que juntou as embalagens para a promoção Nestlé 80 Anos e agora o Show do Milhão. Ela vende cachorro-quente e o carteiro até chorou quando foi entregar o telegrama dizendo que ela ganhou uma casa e viu onde a gente morava. Os vizinhos ficaram na maior alegria e agora todos a chamam de « a mulher da Nestlé ». Com o dinheiro, ela comprou três casas, uma para ela, uma para minha mãe e outra para meu irmão. São muito pequenas, mas, para quem não tinha nada, são três palácios.

A todo momento da conversa, quando Débora Fontenelle começava a fazer um balanço desse período da Nestlé, trazia à tona sentimentos contraditórios, como se houvesse uma luta interna. Ela se recordou de um encontro com Carlos Alberto Dória, pesquisador sobre culturas alimentares.

“Quando nós nos conhecemos, ele disse: ‘Eu queria conhecer você porque você foi a assassina do doce brasileiro de antigamente. E você sabe o que você fez?’”, ela conta. “E eu dei um suspiro e disse: ‘É, eu sei, e eu vou pagar no inferno por esse preço de ter transformado, de ter matado, de ter popularizado uma versão assim do doce.”

A fala de Débora nesses momentos assumia um tom vacilante. Ela ia e voltava: o que fez foi bom, mas teve consequências ruins. E o que fez teve consequências ruins, mas foi importante. Quando mencionou a saudade do beijinho tradicional, que tinha uma casquinha, nós nos perguntamos: mas que beijinho era esse? Se você jogar no Google a expressão “receita de beijinho tradicional”, todos os primeiros resultados trarão a receita com leite condensado.

Para a Nestlé, sentimento de culpa não existe. Hoje, a corporação mima influenciadores digitais com muitos brindes. Lança livros de receita virtuais e impressos. E mantém uma equipe própria de cozinheiros que escreve e reescreve a doçaria brasileira para garantir que o Leite Moça siga reinando. Os bebês, claro, nunca foram esquecidos: hoje, a corporação promove biscoitos – ou melhor, NutriSnacks – com a sugestiva mensagem de que “A natureza sabe o melhor”. A menos que a natureza tenha produzido banana em pó, a Nestlé está mentindo de novo. Mas quem se importa?

 

[Fonte: http://www.ojoioeotrigo.com.br]

Entrevista a la periodista de Ràdio Arrels Laura Bertran

Laura Bertran a l’estudi de Ràdio Arrels, a Perpinyà

Escrit per Raül G. Aranzueque

La periodista de Ràdio Arrels Laura Bertran és un dels responsables de les retransmissions de rugbi en català que l’emissora de Perpinyà va engegar el dijous passat, un esdeveniment que ha generat una gran expectació a la Catalunya Nord. El Diari de la llengua ha parlat amb ella per valorar l’experiència i repassar la situació de la llengua al nord del país.

Com va anar la primera retransmissió?

Va anar bé. Com que era el primer cop tots estàvem pendents de les connexions, del so…Més dels aspectes tècnics que dels esportius. Va ser emocionant, amb remuntada inclosa i una victòria ajustada.

Sou aficionada al rugbi?

He de reconèixer que soc més aficionada al futbol, però aquí, encara que no segueixis tots els partits, sempre acabes mirant què ha fet l’USAP, què han fet els Dracs… i t’engresques quan arriba el final de temporada.

Qui és més popular: la USAP o els Dracs?

No m’hi pronunciaré per no provocar una guerra civil! Conviuen prou bé. Potser fa vint anys hi havia més guerra entre rugbi a 13 i a 15 i ara s’ha apaivagat una mica.

Quants oients van seguir la primera retransmissió?

No sabem el nombre d’oients de l’FM però el director diu que vam estar a punt de petar el servidor d’internet. Hi havia moltes connexions i suposem que és perquè també hi havia molta atenció del territori de parla catalana que, evidentment, no ens podia escoltar per l’FM. També sabem de gent que ho mirava, malgrat el decalatge, amb el so de Ràdio Arrels i a la televisió. Algú ens va dir que amb una retransmissió d’una televisió russa hi havia quasi sincronització.

Déu n’hi do.

Està bé saber que hi ha gent que t’escolta, però Ràdio Arrels mai ha estat una ràdio obsessionada per l’audiència, ni tenim publicitat. Si algú vol sentir la llengua catalana sap que pot sintonitzar Ràdio Arrels. Si volguéssim que ens escoltés molta gent ho faríem en francès.

Com s’ha rebut a la Catalunya Nord la iniciativa?

Ha arribat una mica per sorpresa, amb la temporada ja començada. La Plataforma per la Llengua ho havia anunciat fa unes setmanes, però potser la notícia no va acabar d’arribar a Catalunya Nord. Vam fer el comunicat la setmana passada perquè no volíem anunciar-ho fins que estigués a punt i ara ja ho hem comunicat a totes les penyes. Esperem que partit rere partit es vagi engrescant la cosa.

“La llei de les llengües dites regionals és un pas endavant que no ha de quedar en paper mullat”

Sou el Puyal del rugbi?

No farem la mateixa tasca que Puyal. No tenim els mitjans, ni un filòleg al costat que ens ajudi. No pretenem arribar tan lluny, però al nostre nivell intentarem introduir novetats i recuperar paraules del rugbi dels vilatges. Cada poble té el seu equip de rugbi i intentarem escoltar-los més i quan hi ha un mot en català agafar-lo. Esperem anar incrementant el vocabulari. Encara hi ha mots que estàs acostumat a utilitzar-los en francès i no saps com adaptar-los.

Heu incorporat ja alguna paraula?

Sí. Per exemple, el que en francès es diu coup de sifflet, la xiulada de l’àrbitre, nosaltres ho hem adaptat com a cop de xiulet. També farem incorporacions que la gent ens fa per les xarxes.

Una mica de tasca de l’estil de la de Puyal sí que feu.

Sí, però no és el mateix desplegament. Aquí som tres per fer tota la transmissió, la part tècnica…, però no per manca de mitjans volem que sigui menys bo.  No tindrem un filòleg que ens escolti per després corregir-nos, però les xarxes socials poden fer aquest paper. La gent que ens escolta ens pot dir: “això es pot dir així” i ho podem valorar.

Quin paper juga la Plataforma per la Llengua en les retransmissions de rugbi?

Un paper financer i de divulgació. Ràdio Arrels és una ràdio associativa amb pocs treballadors: som uns cinc o sis perquè alguns són a mitja jornada i l’amplitud horària és limitada i fer un partit de rugbi suposa que durant la jornada hi ets menys hores. Amb l’aportació de la Plataforma per la Llengua podem ampliar l’horari laboral sense que repercuteixi sobre el cost de funcionament de Ràdio Arrels. La Plataforma per la Llengua és també un referent a nivell de divulgació de la notícia.

Com és l’oient tipus de Ràdio Arrels?

Hi ha gent molt diversa. Hi ha gent que aprèn el català, hi ha gent que ens escolta només per la música perquè intentem posar una música diferent de les ràdios comercials, hi ha el militant que ens coneix de sempre i ens segueix perquè som en català, hi ha els que es volen informar del que passa a Catalunya Sud…

“Els catalans del sud de seguida ens canvien al castellà o al francès i això desmoralitza”

Aquest any Ràdio Arrels fa quaranta anys. Feu alguna cosa especial per celebrar-ho?

La idea és de fer una festa i d’implicar-hi les escoles Arrels. Estàvem treballant amb els alumnes perquè fessin entrevistes a antics alumnes o a antics càrrecs de la història d’Arrels. La festa és prevista, de moment, per al 29 de maig al Palau dels Reis de Mallorca. De moment no està pas anul·lada, però estem pendents de la pandèmia. També hi haurà una exposició amb un llibre de quaranta anys de ràdio i de país.

Abans parlàveu de l’escola Arrels. Quin impacte tindrà en l’educació en català la Llei de “llengües regionals” aprovada fa uns dies a l’Assemblea Nacional?

Primer he de dir que l’exemple que va posar el diputat Paul Molac d’única escola pública amb immersió lingüística és l’escola Arrels. És l’única que, des del 1995, va aconseguir l’especificitat de fer ensenyament immersiu en llengua dita regional de tot l’Estat francès. L’escola Arrels va ser l’única que ho va aconseguir bàsicament perquè només hi havia un sol centre  i els van deixar fer pensant que potser no aguantarien. Hi havia una escletxa que es va mig obrir. Ara estaria bé que les Bressola es poguessin incloure en l’ensenyament públic, que se les ajudi i que els pares d’alumnes sàpiguen que encara que al seu poble no hi hagi ensenyament bilingüe se’ls ajudarà econòmicament per inscriure els seus fills a l’escola del vilatge veí.

Quins altres aspectes positius té la llei?

També hi ha la qüestió dels noms. Les Núria, Martí, Lluís podran portar accent, que és força important. I la retolació bilingüe. El més important és que no quedi en paper mullat. Una cosa és que hi hagi la llei i l’altra, que es faci aplicar, que es posin mitjans i no sigui una declaració d’intencions que al final no s’acaba aplicant. Ja n’hi havia, de lleis, i no totes s’aplicaven del tot. Però és un pas endavant.

Sou optimista pel que fa a la situació de la llengua a la Catalunya Nord?

Jo soc optimista per a tot. Si no, pleguem, me’n vaig a qualsevol mitjà francès, guanyaré  més i fora noses. No hauré d’explicar per què parlo català quan m’ho pregunten pel carrer. Ara molta gent et diu: “És una llàstima que no l’hagi après, que no me l’hagin parlat a casa, ni ensenyat a l’escola”. Ho troben com una mancança quan fa un temps deien que no servia de res. Com més mundialitzats som més necessitem pertànyer a un lloc. I això també ho noten la gent que ve de fora: veuen la bandera, l’eslògan de fier d’être catalan, en el rugbi, van a les classes de sardana, escolten Ràdio Arrels i s’apunten als cursos de català per a adults.

I ja tenen prou àmbits per practicar-lo?

Hi ha molta gent que fa classes de català per a adults i vol anar a practicar al mercat de Figueres. Els costa molt perquè els catalans del sud quan noten una mica de dificultats de seguida els canvien al castellà o al francès i això els desmoralitza perquè pensen que parlen malament i no és forçosament això.  A mi m’ha passat que quan dic que soc de Perpinyà, si abans em parlaven en català, es passen al castellà. Canvien de xip.

 

[Foto: Ràdio Arrels – font: http://www.diaridelallengua.cat]

Alguien habrá pensado que con el inglés se atrae más inversión extranjera, como si al dinero le importara eso

El presidente del Gobierno, Pedro Sánchez, durante la presentación del Plan Spain Audiovisual Hub, este 24 de marzo.

El presidente del Gobierno, Pedro Sánchez, durante la presentación del Plan Spain Audiovisual Hub, este 24 de marzo.

Escrito por Álex Grijelmo

España va a disponer de un Hub Audiovisual. Me pregunto qué habrán entendido millones de españoles al enterarse. Incluidos, claro, los que saben inglés.

No me imagino al Gobierno francés o al alemán buscando palabras inglesas para dar nombre a un proyecto similar impulsado por ellos. Cuando un país cree en sí mismo y en su cultura, evita esas merluzadas; y además las elude sin darse cuenta, sin proponérselo, por la simple acción de utilizar su lengua con naturalidad y sin acogotamientos.

El presidente Sánchez aseguró el 24 de marzo al presentar el proyecto, denominado en su total extensión España, Hub Audiovisual de Europa: “La industria audiovisual es clave por su peso en el empleo y en la economía, pero también por su peso en nuestras identidades culturales y en nuestra proyección internacional”. Pues vaya, no hemos empezado muy bien con nuestras identidades culturales.

De hecho, la nota oficial señala que se creará el Spain Audiovisual Hub Bureau. En su calidad de lenguaje identitario, deja mucho que desear, pero alguien habrá pensado que el inglés atrae más inversión extranjera (como si al dinero le importara eso).

El presidente usó términos como “nuestros creadores” y “nuestra industria”, hipotéticos destinatarios de la cuantiosa inversión. Pero precisamente el uso de palabras en inglés invita a deducir que en realidad están buscando otra cosa, tal vez que llegue la típica multinacional y pique en el anzuelo, sin imaginar que con el primer mordisco puede llevarse el cebo y también la caña.

La palabra hub no forma parte del léxico común de los españoles; ni siquiera de su amplia colección de anglicismos. Este vocablo significa “cubo”, “centro” o “eje”, pero su uso en determinados contextos le ha otorgado otros valores. Por ejemplo, si decimos “hub aéreo” nos referimos al aeropuerto que conecta unos vuelos con otros; o sea, lo que a ras de tierra, y si se tratara de autobuses, llamaríamos “intercambiador” (o “nudo ferroviario” si se hablara de trenes). ¿Es muy largo “intercambiador”? Puede, pero entonces en nuestro almacén disponemos del vocablo “nodo” (lugar que es origen de distintas ramificaciones).

Por su parte, el “hub de empresas” se denominó antaño “polo” (polo de promoción, polo industrial): un lugar que atrae como un imán las inversiones gracias a ventajas fiscales o subvenciones.

Y si se reforma la Redacción de un diario saldrá a relucir como modelo el diseño hub and spokes (“eje y radios”), locución acuñada hace unos 13 años por el británico The Daily Telegraph cuando se reorganizó en forma de rueda de bicicleta.

En el caso que nos ocupa, a este hub audiovisual lo podríamos llamar “centro de atracción”, “núcleo”, “polo”, “nodo”… O, simplemente, “ventanilla”.

Porque al final, en España todo pasa por una ventanilla, sea virtual o física. Presumiremos de inglés y de globalización, pero aquí cualquier ayuda debe tramitarse en una racial ventanilla donde se exigirá presentar papeles, rellenar formularios, soportar la burocracia y volver mañana. Me temo que la palabra hub es en realidad un eufemismo.

 

[Foto: Fernando Alvarado/EFE – fuente: http://www.elpais.com]

Catena descendió un lugar en el exclusivo listado de la revista Drinks International. Por segundo año consecutivo es la mejor de Sudamérica.

La bodega mendocina Catena fue incluida por segundo año consecutivo entre las 50 marcas de vino más admiradas del mundo en 2021 de la publicación Drinks International. Después de haber ocupado la cima en 2020, se ubicó en el segundo lugar y mantuvo su reinado como la mejor de Sudamérica.

La selección de las marcas fue hecha por una academia compuesta por los principales expertos en vino del mundo, incluidos compradores, sommeliers, mayoristas, dueños de bares, Masters of Wine, escritores y educadores de 48 países diferentes.

El puesto número uno fue ocupado por Familia Torres de España, que impresionó a la academia con la calidad y consistencia de sus vinos. También fue galardonada como la marca de vinos más admirada de Europa.

Por su parte, la bodega familiar de Mendoza, conservó su lugar como la marca más admirada de América del Sur y destaca por Drinks International por su reputación de producir algunos de los mejores Malbec del mundo. Además, fue la única de nuestro país en aparecer en la lista.

El podio se completó con otra marca española, Vega Sicilia, que finalizó tercera. La marca australiana Henschke ocupó el cuarto lugar y se llevó el premio regional a la marca de vino más admirada de Australasia. En tanto, la potencia chilena Concha y Toro fue la quinta en las posiciones.

“Ganar un lugar en esta prestigiosa lista es un gran logro. Hay miles de marcas de vino que compiten por la atención en todo el mundo, pero solo 50 íconos de élite han logrado el éxito”, sostuvo el editor de Drinks International, Martin Green.

Además de felicitar a los ganadores, Green dijo que “las marcas sólidas desempeñarán un papel vital en el liderazgo del comercio del vino hacia un futuro saludable a medida que el mundo emerge de los bloqueos del covid-19. Las bodegas que figuran en esta lista actúan como campeones regionales, señales de categoría y líderes de la industria, y tienen el potencial de llevar el comercio del vino hacia unos nuevos años locos”.

El editor de Drinks International, Justin Smith, declaró: “Estamos encantados de recompensar los logros de las marcas de vino más admiradas del planeta. Felicitaciones a las bodegas mejor clasificadas en Europa, América del Norte, América del Sur, Australasia, África y Medio Oriente, y a todas las marcas que aparecen en nuestra guía definitiva. Esperamos seguir celebrando los éxitos de los productores de vino excepcionales en el futuro”.

Aquí el listado completo:

1. Familia Torres (España)

2. Catena (Argentina)

3. Vega Sicilia (España)

4. Henschke (Australia)

5. Concha y Toro (Chile)

6. Penfolds (Australia)

7. Domaine de la Romanée-Conti (Francia)

8. CVNE (España)

9. Antinori (Italia)

10. Château Musar (Líbano)

11 E. Guigal (Francia)

12. Château Lafite (Francia)

13. Errazuriz (Chile)

14. Felton Road (Nueva Zelanda)

15. Villa Maria (Nueva Zelanda)

16. Yalumba (Australia)

17. Planeta (Italia)

18. Château Cheval Blanc (Francia)

19. M. Chapoutier (Francia)

20. Château d’Yquem (Francia)

21. Ridge (Estados Unidos)

22. Symington (Portugal)

23. Château Petrus (Francia)

24. Frescobaldi (Italia)

25. Château Palmer (Francia)

26. Gaja (Italia)

27. Montes (Chile)

28. Cono Sur (Chile)

29. Jackson Family Wines (Estados Unidos)

30. Craggy Range (Nueva Zelanda)

31. Château Margaux (Francia)

32. Campo Viejo (España)

33. Château Haut-Brion (Francia)

34. Nederburg (Sudáfrica)

35. Château Mouton-Rothschild (Francia)

36. Bruce Jack (Sudáfrica)

37. Bodegas Abadal (España)

38. Esporão (Portugal)

39. Gallo Family Vineyards (Estados Unidos)

40. Sassicaia (Italia)

41. Louis Latour (Francia)

42. McGuigan (Australia9

43. Ramón Bilbao (España)

44. Oyster Bay (Nueva Zelanda)

45. Royal Tokaji (Hungría)

46. Beringer (Estados Unidos)

47. Raventós Cordoníu (España)

48. Santa Rita (Chile)

49. Tignanello (Italia)

50. La Rioja Alta (España)

[Fuente:  http://www.losandes.com.ar]

 

Paris aposta nas duas rodas como a chave da futura mobilidade urbana. Pandemia vem acelerando construção de centenas de quilômetros de vias exclusivas, e o número de ciclistas aumentou 62% em dois anos

Dezenas de pessoas pedalam pela ciclovia da rua de Rivoli, uma das ruas mais centrais de Paris. GONZALO FUENTES/REUTERS

 

Escrito por Silvia Ayuso

A menos que caia um temporal, todas as quartas e sábados, uma dezena de futuros ciclistas pedala com mais ou menos resolução pelo campus da Cidade Universitária Internacional, no sudeste de Paris. São adultos de todas as idades determinados a aprender a montar ou a melhorar a sua técnica. E cada vez o número é maior. “Houve um boom no último ano”, disse Louis Staritzeky, que há uma década ensina a andar de bicicleta na capital francesa. Também observou uma evolução dos alunos: chegam cada vez mais pessoas que “não se sentem muito seguras na bicicleta”, mas que estão dispostas a dominá-la para fazer dela o seu meio de transporte habitual. Como Milène Jarmelus, uma mulher na casa dos 40 anos que quer trocar o bonde pela bicicleta para ir trabalhar, um conceito que até já tem uma palavra própria em francês, vélotaf, uma combinação de bicicleta (vélo) e trabalho (taf). E há outra palavra para a revolução do ciclismo em Paris: vélorrution. A prefeitura municipal construiu centenas de quilômetros de ciclovias nos últimos anos (170 quilômetros em 2020) e o resultado é espetacular: o número de pessoas que se deslocam de bicicleta aumentou 62% em dois anos. E a pandemia de coranavírus acelera essa transformação dos hábitos pessoais e da cidade.

As buzinadas e o som de freadas repentinas que chegam do périph, o cinturão periférico de 35 quilômetros que circunda o centro da capital francesa, fazem Jarmelus e os demais alunos lembrarem que estão investindo em uma alternativa saudável e ecológica ao carro poluente. Mas também que é importante dominar a bicicleta se a pessoa quiser entrar na selva que ainda continua sendo o trânsito parisiense. E isso, considerando que para quem está em duas rodas as coisas melhoraram inegavelmente nos últimos anos na Cidade das Luzes. E continuarão a melhorar.

A equipe da prefeita socialista Anne Hidalgo fixou como meta 2025 para completar sua vélorrution, como a revista L’Obs chamou as medidas, em um trocadilho entre bicicleta e revolução: criar uma densa rede de ciclovias na Paris intramuros, com conexões abundantes com a periferia, para que os pedais se tornem uma verdadeira alternativa de transporte.

Via exclusiva temporária aberta na cidade durante a pandemia, em uma imagem de maio de 2020. NurPhoto via Getty Images

Muito já foi feito, embora ainda haja muitas tarefas pendentes tanto em termos de ciclovias como de estacionamentos, algo fundamental em uma cidade onde o furto de bicicletas está na ordem do dia. “O medo de furto é o último freio para quem quer andar de bicicleta”, diz Paul Martichoux, presidente da 12.5, uma start-up que transforma vagas de garagem vazias em estacionamento de bicicletas. Desde o início do ano, também é obrigatório marcar as bicicletas novas com um “número exclusivo” —para as usadas, o regulamento entrará em vigor em julho—, de modo que sejam facilmente identificáveis em caso de furto.

A pandemia, paradoxalmente, transformou-se no melhor aliado deste ambicioso projeto que se vai impondo em uma cidade rendida durante décadas ao poluidor e barulhento tráfego convencional. “A crise foi um acelerador”, reconhece o secretário dos transportes de Paris, David Belliard.

O político, também responsável pela transformação do espaço público, está convencido de que a revolução da bicicleta já está em andamento e que é imparável. “Será feito conosco ou sem nós, porque as pessoas querem usar a bicicleta”, afirma. Ciclista há duas décadas, diz que “há muitos sinais, como a explosão da venda de bicicletas, que demonstram que algo está acontecendo”. Entre 2018 e 2019, o uso de bicicletas em Paris aumentou 49%. Apesar dos confinamentos da pandemia, entre 2019 e 2020 o uso continuou crescendo mais 13%, segundo a prefeitura.

O crescimento na opção por bicicletas na pandemia pode ser um fenômeno mundial. A cidade de São Paulo, por exemplo, teve um aumento de 66% nas vendas de bicicleta em 2020 em relação a 2019, de acordo com a Associação Brasileira do Setor de Bicicletas (Aliança Bike) —no país, a alta foi de 50%. Como mostra reportagem do G1, que revelou os números, especialistas e ciclistas apontam que a diminuição do trânsito com as medidas de restrição pode ter deixado os moradores mais seguros para andarem nas ruas de bicicleta, que também se tornou uma forma de evitar a aglomeração no transporte público e de praticar atividade física com distanciamento.

Em Paris, o Vélib, o serviço municipal de aluguel de bicicletas urbanas, atingiu em setembro do ano passado os 400.000 usuários. O Vélib, que permite alugar por seis meses uma bicicleta elétrica para os que têm dúvidas em comprar uma própria —para o que Paris dá ajudas de até 500 euros (3.400 reais)—, tinha na mesma data 13.000 auxiliados. Até os supermercados estão lançando a entrega em domicílio de bicicleta e as oficinas de conserto não dão conta do trabalho, principalmente desde o lançamento no ano passado de um programa nacional de 50 euros (340 reais) de ajuda para reparar velhas bicicletas. Um número menos positivo, mas que também demonstra o boom dos pedais é o aumento de 36% dos acidentes de bicicleta: em 2020, 919 ciclistas ficaram feridos com 8 mortos em Paris, contra 680 em 2019 (quatro deles mortos).

Um ciclista pedala pelo bairro de Trocadero, perto da Torre Eiffel, em Paris. FRANCK FIFE/AFP

Há dois momentos essenciais na vélorrution parisiense. O primeiro foi a longa greve do transporte público em dezembro de 2019. Os protestos pela reforma das aposentadorias do presidente, Emmanuel Macron, paralisaram o metrô e os ônibus da capital durante mais de 40 dias. Nesse momento começaram a encher —e até a ficar estreitas— as ciclovias recém-ampliadas meses antes, pelas eleições municipais de 2020 em que Hidalgo foi reeleita. Depois veio a pandemia e o medo de usar um transporte público lotado.

Ao final do primeiro confinamento, em maio de 2020, os parisienses descobriram as coronapistas, vias exclusivas temporárias que ampliavam enormemente o espaço às bicicletas em uma cidade onde circular pedalando continua sendo, frequentemente, um esporte de risco. Atualmente são 170 quilômetros na capital e seus arredores, marcados com sinalizações temporárias, mas que a equipe de Hidalgo pretende tornar permanentes. Além disso, há planos para criar uma rede de mais de 600 quilômetros de ciclovias na região parisiense. Até mesmo o Governo central apoia a transição às duas rodas em Paris e no restante da França: o primeiro-ministro, Jean Castex, prometeu no verão passado um “plano de bicicleta muito ambicioso”. Em janeiro, foram acrescentados mais cem milhões de euros (678 milhões de reais) aos 350 milhões (2,3 bilhões de reais) previstos no plano inicial, apresentado em 2018, e que tem como objetivo fazer com que até 2024 9% dos deslocamentos no país sejam feitos de bicicleta (contra os 3% atuais).

Um caminho complicado

O caminho não tem sido fácil. Hidalgo chegou à prefeitura com o objetivo de reduzir o tráfego de veículos a motor, mas suas medidas encontraram uma forte oposição: como transformar em espaços para pedestres as margens do Sena antes dedicadas ao trânsito, que acabou nos tribunais. “Há 20 e até 30 anos estamos em uma batalha contra os carros, e cada vez há oposições extremamente fortes que se acabam por apagar, porque percebem, por exemplo, que as áreas de pedestres não matam o comércio; justamente o contrário”, diz Belliard.

Com as bicicletas não está sendo mais simples. O historiador Frédéric Héran, autor de Retour de la byciclette (O retorno da bicicleta), lembrou na L’Obs que na França, que tem uma indústria automobilística importante, “os industriais conseguiram convencer os franceses de que a bicicleta era algo reservado ao lazer e ao esporte”. Isso se junta à limitação do espaço de circulação provocado pelas coronapistas. Até hoje, muitos motoristas se lembram de todos os antepassados da prefeita e sua equipe quando se formam formidáveis congestionamentos nas entradas e saídas da cidade, onde os carros viram como seu espaço fica reduzido às vezes somente a uma pista, para favorecer os ônibus, que têm uma própria, e as bicicletas, que ganham outra. Será preciso fazer alguns ajustes, reconhecem os responsáveis, mas não há volta atrás.

“Não fazemos uma política de promover as bicicletas porque adoramos andar de bicicleta, e sim porque temos um problema importante de mudança climática e de crise sanitária: coronavírus e poluição, tudo é um pacote e um contexto que nos exige usar modos de mobilidade menos poluidores e que nos permitam reconquistar o espaço, tirar concreto e colocar mais natureza”, diz Belliard.

[Fonte: http://www.elpais.com]

 

 

De New York, où il fraye avec un joueur de NBA, à Casablanca, où il est la plus haute autorité juive, Yoshiyahu Pinto est à la tête d’une communauté de 150 000 personnes. Crédité de pouvoirs magiques, ce maroco-israélien prétend rapprocher ses deux patries. Tel Quel dresse son portrait.

Écrit par Yassine Majdi

Lorsque l’occasion de rencontrer Yoshiyahu Yosef Pinto se présente, elle ne se rate pas. L’homme est nimbé de mystère, ses sorties médiatiques sont rares. Et le rabbin Pinto entretient des liens avec les plus puissants de ce monde. Certains lui demandent conseil. D’autres souhaitent partager le temps de celui qu’ils considèrent comme un érudit.

Au-delà du religieux, le rabbin est un homme éclectique. On peut parler de tout ou presque avec lui : business, religion, débat sur l’état de la société… Nombreux sont ceux qui se pressent autour de lui pour obtenir ne serait-ce que quelques minutes de son temps. Que ce soit dans un yacht sur la côte californienne, dans sa villa casablancaise ou dans un gratte-ciel new-yorkais.

Dire que le carnet d’adresses du rabbin est éclectique serait un euphémisme. L’homme a des ramifications dans de nombreux pans de la société. Si vous tournez les pages de son carnet d’adresses, vous retrouverez à la lettre D le nom de Patrick Drahi. Natif de Casablanca, le milliardaire franco-maroco-israélien est propriétaire de l’opérateur SFR, de Libération et de L’Express. Des entreprises placées sous la bannière du groupe Altice, dont la capitalisation boursière se situe autour de 5 milliards d’euros. L’homme d’affaires s’est récemment rendu à Casablanca pour y rencontrer celui que ses proches appellent affectueusement “le Rav” (diminutif de rabbin).

Parole d’Évangile

Quelques pages plus loin, à la lettre E, figure le nom d’Eduardo Elsztain, considéré par beaucoup comme le big boss de l’immobilier argentin. L’homme a également placé ses billes dans le business juteux de l’agroalimentaire dans une grande partie de l’Amérique latine, à travers son entreprise Cresud. Pour voir son guide spirituel, Elsztain a embarqué à bord de son jet privé en pleine épidémie de Covid et traversé l’Atlantique pour passer une demi-journée à Casablanca au côté du religieux, avant de rentrer en Argentine.

À la lettre L, vous lèverez sans doute un sourcil d’étonnement en voyant le nom de la superstar du basket-ball LeBron James. L’espace d’une après-midi, en 2010, le quadruple champion de NBA a troqué le parquet pour un yacht afin d’échanger avec le rabbin. L’entretien spirituel se serait ensuite conclu par une généreuse donation en faveur de son organisation.

Dans le carnet d’adresses du rabbin, vous trouverez à coup sûr le nom de quelques ex-congressmen américains,

[…]

[Photo : TOUMI – lisez l’intégralité de cet article sur http://www.telquel.ma]

Na semana mais crítica da pandemia, o ministro Kassio Nunes contraria entendimento do plenário do STF e emite decisão que dá aos templos “direito” de espalhar o vírus — e arrecadar dízimos, é claro… Vale tudo para agradar Bolsonaro?

Escrito por Maíra Mathias e Raquel Torres

LIBERDADE PARA QUÊ?

No sábado, véspera da celebração de Páscoa, o ministro do STF, Kassio Nunes Marques, determinou que estados, municípios e o Distrito Federal não podem suspender completamente a realização de cultos e missas presenciais. Não podem, tampouco, exigir o cumprimento de regras já editadas no sentido de barrar esses eventos. A decisão é temporária e ainda precisa ser examinada pelo plenário do Supremo, mas ainda não há data marcada. Até lá, está em vigor.

Isso significa que, ontem, reuniões religiosas foram liberadas país adentro, inclusive em locais onde antes estavam restritas. Vários prefeitos e governadores vinham pisando esse terreno com cuidado, evitando ao máximo decretar tal restrição – mesmo que o papel de templos religiosos no espalhamento do vírus esteja bem evidente desde o ano passado. A posição de Nunes Marques piora tudo.

De acordo com ele, reprimir os cultos fere a liberdade religiosa, e é justamente porque a pandemia está tão grave que “se faz necessário reconhecer a essencialidade da atividade religiosa, responsável, entre outras funções, por conferir acolhimento e conforto espiritual”… Ele chegou a comparar essa essencialidade à de mercados, farmácias e transporte coletivo.

Mas não foi o próprio STF que estabeleceu, em abril do ano passado, que estados e municípios têm autonomia para estabelecer suas próprias medidas de controle da pandemia? Pois é. O prefeito de Belo Horizonte, Alexandre Kalil (PSD), disse que não cumpriria a decisão. Em resposta, o ministro mandou intimá-lo… Kalil anunciou então que liberaria os cultos, mas entrou com um pedido endereçado ao presidente da Corte, Luiz Fux, para suspender os efeitos da liminar. Fux, por sua vez, ainda não deu nenhuma palavra sobre o caso. O presidente da Frente Nacional dos Prefeitos (FNP), Jonas Donizette, foi às redes sociais pedir que ele se manifeste.

Nos bastidores, a previsão de integrantes da Corte é de que a decisão vai ser revertida no plenário. Só não se sabe quando. À Folha, o ministro Marco Aurélio Mello disse que uma decisão monocrática a esse respeito só poderia ter ocorrido em período de recesso. “Que pressa foi essa?”, questionou. E foi enfático no Estadão: “O novato, pelo visto, tem expertise no tema. Pobre Supremo, pobre Judiciário. (…) Aonde vamos parar? Tempos estranhos!”. Gilmar Mendes também se tem posicionado contra a liberação dos cultos.

Aliás, a decisão de Nunes Marques sequer tem sustentação jurídica, como explica o advogado Thiago Amparo, em coluna da Folha. O ministro atendeu a uma ação do tipo ADPF  – Arguição de Descumprimento de Preceito Fundamental – proposta pela Associação Nacional de Juristas Evangélicos (Anajure). Só que o próprio STF tinha decidido, em fevereiro, que a Anajure não pode apresentar ADPF.

MÉRITO DIVINO

Nunes Marques estabeleceu que deveria haver protocolos de segurança nos templos, como ocupação máxima de 25% das salas, espaçamento entre os assentos e uso de máscaras. Em ambientes muitas vezes fechados e mal ventilados, frequentados por idosos, onde as pessoas cantam e falam alto e, ainda por cima, passam muito tempo juntas, as medidas certamente não bastam.

Além disso, há as falhas de fiscalização, que ficam por conta das prefeituras. Durante três horas seguidas de cultos na  Igreja Mundial do Poder de Deus, em São Paulo, imagens mostram claramente uma multidão reunida. “Foi determinado por um ministro que as igrejas voltassem a ministrar culto. Mas o mérito não é do ministro, é de Deus (…). Todo mundo que deseja enfrentar Deus é louco. Porque isso foi ordem de Deus”, disse o pastor Valdemiro Santiago. Várias igrejas católicas também desrespeitaram as regras.

 

[Fonte: http://www.outraspalavras.net]

Nadie se salva de cometer fallos. No nos diferenciamos por tenerlos o no, sino por cómo los gestionamos

María Moliner, autora del « Diccionario de uso del español »

Escrito por ÁLEX GRIJELMO

Los seres humanos no nos diferenciamos por la infalibilidad de unos y las equivocaciones de otros: todos cometemos errores, nadie se salva. Lo que sí nos distingue es la forma de gestionarlos. Unos reconocen el fallo y le ponen remedio; y otros disimulan, lo ocultan o, todavía peor, se lo endilgan a los demás. Las personas de este segundo grupo suelen reunir una característica adicional: no reconocen sus errores, pero disfrutan con los ajenos.

El idioma español ha acuñado la frase proverbial “el mejor escribano echa un borrón”, que cuenta con variedades como: “al mejor galgo se le escapa una liebre”, “el más diestro la yerra” o “no hay caballo que no tropiece”. Estas expresiones tan comprensivas se dan también en otros idiomas (véase el refranero multilingüe del Centro Virtual Cervantes). El francés y el inglés coinciden en la metáfora: “Il n’y a si bon charretier qui ne verse” (“no hay tan buen carretero que no vuelque”) y “the best cart may overthrow” (“el mejor carro puede volcar”). El euskera se fija también en los equinos: “Zaldi hoberena da noizpait lerratzen” (el mejor caballo resbala alguna vez); el catalán acude al sector textil, como era de esperar: “el millor sastre esguerra un vestit” (el mejor sastre estropea un vestido); y el gallego se apunta asimismo a la figura del tintero, pero con más gracia: “Ao mellor escribán cáelle un borrancho”.

Y como los buenos escribanos sufren borrones, María Moliner redactó en su diccionario esta definición de “día”: “Espacio de tiempo que tarda el Sol en dar una vuelta completa alrededor de la Tierra”. Sin embargo, el Sol no da vueltas a la Tierra, sino que ocurre al revés; y el día dura lo que tarda nuestro planeta en dar una vuelta sobre su eje.

Así que a una sensacional escribana se le cayó un borrón, le volcó el carro, le tropezó el caballo o se le estropeó el vestido.

Gabriel García Márquez tachó aquella definición de la gran María Moliner como error “imperdonable” y “escandaloso”, en un artículo sobre diccionarios publicado en EL PAÍS el miércoles 19 de mayo de 1982. Tal vez por eso la definición se corregiría en una edición póstuma, en 1998.

Sin embargo, la crítica del añorado Gabo no quitó vigencia a lo que él mismo había publicado en este diario el 10 de febrero de 1981, cuando en un artículo dedicado a la lexicógrafa aragonesa la elogiaba como autora del diccionario “más completo, más útil, más acucioso y más divertido de la lengua castellana”.

A su vez, el propio Nobel colombiano fue reconvenido en alguna oportunidad por Roberto Cadavid, Argos, que publicaba columnas sobre lenguaje en El Espectador, de Bogotá. En una ocasión Argos reprochó a García Márquez haber escrito en un artículo “tocaban de oídas el acordeón” (publicado el 21 de junio de 1983 en EL PAÍS). Claro, los instrumentos no se tocan de oídas, sino de oído.

¿Son erratas o errores? El Diccionario acoge la locución “fe de erratas” (en la entrada “fe”). Pero no aparece “fe de errores”, que es la empleada en EL PAÍS para dar cuenta de los suyos. La errata nace de un simple descuido al teclear. El error implica una equivocación de concepto, a menudo cometida por despiste, falta de concentración, nervios o agobio. Todos incurrimos en ellos. Y en esto también los seres humanos se diferencian entre sí: hay quien aprecia la humildad del que reconoce un fallo; mientras que otros descalifican a su autor incluso cuando se enteran por él mismo de que existió tal error. Cada uno ha de elegir con cuál de los dos grupos se junta.

[Fuente: http://www.elpais.com]