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« Entre les murs du ghetto de Wilno 1941-1943 » est le récit d’un adolescent qui témoigne du quotidien, et de ses aspirations contraintes, enfermé dans les camps juifs en Lituanie. Il s’agit là d’un texte rare qui sera récupéré par la cousine de l’auteur après sa mort, à tout juste quinze ans, et diffusé par le poète Avrom Sutzkever.
Écrit par Myriam ANISSIMOV
Contexte général : Le cas de la Lituanie
Dès juin 1941, au lendemain de l’invasion de l’Union soviétique, le Reichsführer SS Himmler fut chargé de « taches spéciales ». Il s’agissait de réaliser le stade ultime de la « solution finale de la question juive » (die Endlösung der Judenfrage). Après avoir saisi leurs biens et les avoir concentrés dans des ghettos, le Führer avait décidé de mettre en œuvre l’extermination des Juifs dans tous les territoires conquis par le Reich. L’anéantissement  fut mené en deux étapes : d’abord des petites unités de SS et de la police tuaient toute la population juive à mesure que l’armée avançait et occupait les territoires de l’URSS. La deuxième opération consista à déporter les Juifs d’Europe dans des centres d’anéantissement équipés de chambres à gaz.
Dans les États baltes et en Biélorussie, les Einsatzgruppen, unités mobiles de tuerie, exterminèrent en un an et demi la presque totalité de la population juive, soit un million et demi de personnes. Ces territoires furent proclamés Judenfrei – « libres de Juifs ». Les unités mobiles de tuerie étaient formées de quatre Sonderkommandos et Einsatzgruppen – au total 3000 hommes –  qui opéraient sur les arrières des groupes d’armées et des armées, ainsi que sur le front même. Les Einsatzgruppen, qui n’étaient pas des formations permanentes, étaient crées à chaque nouvelle invasion.
Les Einsatzgruppen reçurent une directive qui définissait leur modalité d’action : « Les Sonderkommandos sont autorisés, dans le cadre de leur mission et sous leur propre responsabilité, à prendre des mesures exécutives contre la population civile ». Ils recevaient « leurs directives fonctionnelles » du chef de la Police de sécurité du Reich et du SD, ou Service de sécurité (Sicherheitspolizei). Chaque Einsatzgruppe avait l’effectif d’un bataillon, divisé en unités opérationnelles, les Einsatzkommandos et les Sonderkommandos. À la tête des Einsatzgruppen, on trouvait un docteur en jurisprudence, un pasteur, des membres des professions libérales, des artistes, d’autres juristes. Leurs membres avaient en moyenne de trente à quarante ans, et n’étaient pas des délinquants sexuels ou des criminels de droit commun.
On étoffa l’effectif par un bataillon de la Police d’ordre et des Waffen-SS. Des Lituaniens, des Estoniens, des Lettons, des Ukrainiens furent aussi recrutés sur place. Reinhard Heydrich qui présida  la conférence de Wannsee le  20 janvier 1942, confirma à un membre de la Gestapo qui lui posait la question, qu’il fallait « évidemment ! » (selbstvertändlich) fusiller tous les Juifs. Cinq millions de Juifs vivaient alors en Union soviétique. Quand les Einsatzgruppen franchirent la frontière, un million et demi de Juifs des Pays baltes, de Pologne, d’Ukraine, de Biélorussie, de Crimée, de Bukovine et de Bessarabie avaient  réussi à s’enfuir en URSS. Les Juifs vivaient essentiellement dans les villes. A Wilno (aujourd’hui Vilnius), il y avait 55 000 Juifs, qui représentaient 28,2% de la population. C’était une des capitales intellectuelles du judaïsme d’Europe orientale. On l’appelait « la Jérusalem de Lituanie ». En Lituanie, l’Einsaztkommando 3 réussit sa mission : massacres de masse répétés plusieurs fois par jour. Quand il n’y plus de Juifs à assassiner, le commandant de l’Einsatzgruppe A considéra que « tout s’était très bien passé », en collaboration cordiale avec le Groupe d’armées Nord qui lui avait prêté main forte.
La stratégie d’un massacre
Dans les États baltes, et notamment à Wilno, une police supplétive fut vite mise sur pied pour participer à la liquidation de la population juive de Wilno. En dépit du fait que des dizaines de milliers de Juifs s’enfuirent ou furent évacués, un grand nombre resta sur place. Pourquoi ? Beaucoup se souvenaient que pendant la Première Guerre mondiale, les soldats allemands n’avaient pas commis d’exactions contre les Juifs. Les vieux Juifs, se souvenant des pogroms, redoutaient plus les Russes que les Allemands. Par ailleurs, la radio et la presse soviétiques ne disaient rien de ce qui se passait en Europe occupée par l’Allemagne nazie. En tout état de cause, il était difficile de fuir et surtout de se cacher parmi une population hostile. Les Lituaniens étaient par exemple tout à fait motivés pour traquer les Juifs, dans l’espoir de s’approprier leurs logements et leurs biens. Les services de renseignements allemands en Biélorussie écrivirent en juillet 1942 : « Les Juifs sont étonnamment mal informés de notre attitude envers eux. Ils ne savent pas comment on traite les Juifs en Allemagne, ni non plus à Varsovie, qui après tout, n’est pas tellement éloignée ». Les Allemands procédèrent aussi par la ruse pour regrouper et liquider les ghettos qu’ils avaient établis.
Les nazis produisirent une terminologie pour désigner les massacres de masse : « liquidation de la juiverie, action spéciale, nettoyage, réinstallation, activité d’exécution des ordres, mesure exécutive, traité conformément, apurement de la question juive, libérée de Juifs, solution de la question juive,  etc ». Après avoir assisté à une Aktion  à Minsk, Himmler nerveux, demanda  de « se creuser la tête » pour trouver une autre méthode que la fusillade de masse.
À Wilno, la population juive fut concentrée dans deux ghettos qui comportaient trois rues. On accorda des permis de travail à des « spécialistes » tout en procédant à la liquidation de la population par étapes au terme de sélections qui décimaient en premier lieu les vieillards et les enfants. La liquidation commença en juillet 1941 pour s’achever en septembre 1943. Les victimes étaient conduites à pied à huit kilomètres du ghetto dans la forêt de Ponary (en yiddish Ponar) pour y être fusillées dans de vastes fosses circulaires creusées par les premières victimes. Entre le 31 août et les 12 septembre 1947, les SS assistés de leurs supplétifs lituaniens, assassinèrent d’abord les hommes par groupes de dix, puis les femmes et les enfants, préalablement dévêtus.
Après ces massacres, le Judenrat, l’administration juive du ghetto mise en place par les Allemands, fut informé que trois mille personnes devaient se regrouper en vue de leur transfert dans le petit ghetto qui fut à son tour liquidé du 15 septembre au 21 octobre 1941. On regroupa les victimes d’abord à la prison Lukiszki, dans la Strashun Gas, où se trouvait l’Institut scientifique juif, le YIVO, dont les archives, partiellement sauvées, se trouvent aujourd’hui dans un magnifique Institut à New York. Ses fonds sont les plus considérables sur le monde et la civilisation yiddish exterminés.
Une nouvelle Aktion d’extermination fut organisée à l’occasion du Yom Kippour, le 1er octobre 1941. Les Allemands avaient coupé les lignes de téléphone et interdit toute distribution de courrier. Les deux ghettos furent ceints d’une palissade, les entrées munies de porte gardées par des SS et les fenêtres donnant sur le quartier non juif, murées.
Les Juifs étaient trainés hors de leurs logements ou de leurs cachettes – les malines – avec la plus grande brutalité. Les travailleurs considérés comme indispensables, furent renvoyés dans le ghetto et porteurs d’un nouveau permis de travail. Les nazis achevèrent la liquidation du ghetto du 3 au 21 octobre, après avoir une fois encore, pris leurs victimes par traitrise en leur faisant croire qu’elles allaient être transférées dans un troisième ghetto. Le petit ghetto était vide, les neuf mille derniers Juifs de Wilno auxquels vinrent s’ajouter quelques clandestins du grand ghetto qui avaient réussi à se cacher dans les caves, les greniers et des bunkers furent officiellement installés dans le petit ghetto, qui fut à son tour liquidé du 22 octobre au 22 décembre 1941. Les trois mille ouvriers des usines Kailis dont les fourreurs travaillaient pour la Wehrmacht furent préservés jusqu’au 23 septembre 1943.
Après avoir séparé les hommes de leurs femmes et de leurs enfants, ils furent rassemblés sous la pluie pendant toute une nuit, puis conduits pour être fusillés à Ponar. L’herbe était sanglante. Les arbres portaient, accrochés à leurs branches, des fragments de chair, de cervelle humaines, des membres d’enfants. Puis vint le tour des policiers juifs et de leurs familles, auxquels on avait promis la vie sauve. Ils furent transférés au camp de Klooga dans des conditions atroces, où les deux mille cinq cents survivants furent arrosés d’essence et brûlés vifs sur des bûchers lorsque l’Armée rouge ne fut plus qu’à une dizaine de kilomètres.
Les mots d’un adolescent comme regard sur le génocide juif
Yitskhok Rudashevski avait quinze ans lorsqu’il fut assassiné avec ses parents à Ponar le 1er octobre 1943. Il avait été enfermé dans le ghetto depuis son établissement en juillet 1941. Cet adolescent entreprit d’écrire son journal, et décrivit avec une maturité étonnante ce que fut sa vie et celle des siens jusqu’en avril 1943. Lors de la liquidation du ghetto, Yitskhok, ses parents, ainsi que la sœur de sa cousine Sore (Sarah) Voloshin, se cachèrent dans une maline qui fut découverte. Ainsi furent-ils tous conduits à Ponar et exécutés.
Sore qui était membre du FPO, organisation secrète de résistance dont un certain nombre de membres réussirent à fuir par les égouts et à rejoindre les partisans, fut la seule survivante de la famille. C’est elle qui retrouva ce manuscrit extraordinaire dans la boue et les ruines du ghetto au mois de  juillet 1944. Elle avait participé à la libération de la ville. Elle retourna sur les lieux où Yitskhok, dont elle était très proche, avait vécu ses derniers jours. Le 13 juillet 1944, elle rédigea son témoignage qui fut déposé aux archives du Ghetto Fighter’s House Museum – Bet Lohamei Haguetahot, en Israël, près de Haïfa.
« Le soir. Je m’éclipse de la rue Wiwulski où notre brigade est cantonnée. Après un certain temps, je me retrouve dans les rues de la ville. Je regarde autour de moi. Les lieux me sont familiers. Je m’y suis trouvée de nombreuses fois. Je poursuis et mes battements de cœur s’accélèrent : je m’approche du ghetto. Je parviens jusqu’à la rue Strashun. Une étrange sensation s’empare de moi. Chaque bâtiment, chaque centimètre carré me rappelle tant de choses. Tous les jours, des flots humains emplissaient les rues, le bruit et le tumulte y prévalaient, et à présent… rien que le silence. Pas âme qui vive. De temps à autre, une femme non juive fait crisser le verre brisé sous ses pas. Je parcours les ruelles, ayant du mal à respirer. Voici notre courée. J’hésite un moment avant de me risquer dans le bâtiment éventré, au bord de l’effondrement. J’entre dans la cour. On dirait que notre appartement est intact. A pas hésitants, je gravis l’escalier et j’arrive à notre pièce. Je suis  à bout de souffle. Je scrute les quatre murs vides et je monte immédiatement au grenier. L’échelle a disparu. Je parviens difficilement à me hisser jusqu’à notre maline. Je suis prise d’un tremblement. Car ma famille a vécu ici pendant la liquidation du ghetto et c’est de là qu’ils sont partis pour Ponar. Je creuse dans le sable. Peut-être quelque chose va-t-il resurgir. Et je retrouve des photographies de nous. Je poursuis mes recherches. Dans un coin, couvert de poussière, gît un cahier. Mon chagrin me fait chanceler et mes yeux s’emplissent de larmes. Ce sont les notes de mon ami, son journal du ghetto. Je le ramasse. Il est couvert de poussière, tout sale. Que de souffrances ce garçon portait en lui. Il l’avait toujours sur lui, il le cachait. Il ne le montrait à personne. »
Récupération et diffusion des mémoires du ghetto, une autre forme de résistance
Sore Voloshin a confié le « Journal » d’Yitskhok Rudashevski au grand poète yiddish partisan Avrom Sutzkever, que Staline envoya chercher en avion dans les forêts à la demande de Ilya Ehrenbourg, et à Shmerke Katsherginski, membre du FPO, auteur de Chant des partisans juifs de Wilno, Zog nit kayn mol az du gayst dem letztm veg («  Ne dis pas que tu vas sur ton dernier chemin » ).
Tous deux avaient réussi à dissimuler livres et manuscrits, documents et œuvres d’art dont ils avaient été chargés du tri en vue de la destruction de leur plus grande part par les nazis. Ils avaient sauvé les documents les plus importants en les enfouissant dans des caves, dans le but de constituer un musée juif après la guerre. Mais cela n’intéressa pas du tout les autorités soviétiques qui, dès la paix revenue, lancèrent une campagne dans les médias contre les intellectuels juifs « sans patrie », et plus précisément contre les écrivains de langue yiddish, également les fondateurs du Comité Juif antifasciste. Après avoir été arrêtés, torturés et jugés secrètement en quelques minutes, il furent condamnés à mort et aussitôt exécutés dans les caves de la Loubianka le 12 août 1952. Les documents sauvés par Sutzkever et Katsherginski, dont le manuscrit d’Yitskhok Rudashevski, sortirent clandestinement d’URSS et furent acheminés au grand Institut du YIVO à New York. En 1953, Sutzekever qui avait fondé à Tel Aviv la revue Di goldene keyt (La chaîne d’or), publia une version qui contenait les deux tiers du manuscrit d’Yitskhok. Puis, en 1973, le Bet Lohamey Haghetaot  publia la traduction complète du journal en hébreu, et en anglais en 1973.
Mémoires d’une extermination par un jeune auteur disparu
Yitskhok Rudashevski était le fils unique d’une famille qui s’était installée à Wilno en 1923.  Son père Elyohu, originaire d’une petite bourgade de Lituanie était typographe dans le principal quotidien yiddish Vilner Tog, et sa mère Reyzl qui était née à Kishinev, en Bessarabie, était couturière. Ce journal poignant, mais si lucide, bien souvent, ne semble pas écrit par un tout jeune adolescent, mais plutôt par un jeune homme déjà fait, cultivé, raffiné, capable de jugements, dont nombre d’adultes n’ont pas été capables. Yitskhok ne raconte pas des histoires d’adolescent, il évalue sans cesse la situation, l’évolution de la guerre, observe les habitants du ghetto, rend hommage aux actes d’héroïsme, et méprise les policiers du ghetto qui espèrent sauver leur vie et celles de leurs proches en conduisant ignoblement leurs frères à leurs bourreaux. Il montre aussi combien les Juifs ont continué de toutes leurs forces à travailler, créer, étudier, alors qu’ils ignoraient s’ils seraient encore en vie le lendemain. Pendant toute la durée du ghetto, les Juifs publièrent des journaux, des revues, organisèrent des concerts, montèrent des spectacles, des expositions. Les écoles, les lycées de haut niveau fonctionnèrent jusqu’au bout, tandis que les maîtres et leurs élèves voyaient leurs effectifs être chaque jour décimés. Dans ce sens, on peut dire que les Juifs ont résisté jusqu’au bout, même ceux qui ne faisaient pas partie du FPO, l’organisation clandestine de combat. Jamais les jeunes ne furent abandonnés à eux mêmes. Il furent instruits, éduqués, encadrés, jusqu’au bout. Ils réalisèrent des études sociologiques dans le ghetto dont les murs s’écroulaient.
L’autre forme de résistance consista, comme il a été dit, à sauver ce qui pouvait l’être parmi les trésors du patrimoine d’une civilisation en voie d’extermination. À partir de février 1942, les Allemands constituèrent des brigades d’intellectuels juifs chargés de sélectionner les documents à envoyer en Allemagne, en vue de la constitution d’un « Musée de la race disparue ». Les documents non sélectionnés étaient recyclés dans une usine de papier, les parchemins servaient à fabriquer des bottes. Abandonné dans ce grenier, le manuscrit magnifique d’Yitskhok Rudashevski fut miraculeusement sauvé. Enfin, quand les nazis imposent le port d’insignes sur les vêtements des Juifs du ghetto, Yitskhok Rudashevski écrit :
« J’ai ressenti alors la brûlure de ces grands ronds de tissu jaune sur leur dos. Longtemps je n’ai pu porter ces insignes. Je sentais comme une bosse sur la poitrine et dans le dos, comme deux crapauds accrochés sur moi. J’avais honte de me montrer avec ça dans la rue, non parce que c’est signe que je suis juif, mais j’avais honte de ce que l’on fait de nous, honte de notre impuissance. On va nous couvrir de la tête aux pieds de rouelles jaunes et nous ne pouvons rien y faire. J’en ai souffert, car je ne voyais aucune issue. Maintenant nous n’y prêtons plus attention. La rouelle est accrochée sur notre manteau, mais notre conscience n’est pas touchée. Nous avons à présent une conscience telle que nous pouvons le dire haut et clair, nous n’avons pas honte de ces marques infamantes ! Qu’ils en portent la honte, ceux qui nous les ont accrochées. Qu’elles soient une brûlure sur la conscience de tout Allemand qui tente de penser à l’avenir de son peuple. »

Les dernières lignes du Journal, datées du 7 avril 1943 :
« Mais nous sommes prêts à tout, car ce lundi a prouvé que nous ne devons nous fier à rien, ne croire personne. Le pire peut nous arriver à tout instant… ».
« Entre les murs du ghetto de Wilno 1941-1943 » de Iztkhok Rudashevski 
Traduit du yiddish par Batia Baum
Éditions de L’antilope
192 pages, 16 euros
 
[Source : http://www.nonfiction.fr]

Seminario Borges, Sor Juana Inés y Octavio Paz

Enero 11-15 Carmen Boullosa: Ver el programa aquí (Click) .
Enero 18-22 Alberto Manguel: Ver el programa aquí (Click)
10:00 AM – 12:00 PM (Hora de NY)

​Modalidad: videoconferencias
Intensidad horaria: 20hrs

Certificado de asistencia emitido al final del seminario

Auspiciado por
DIVISION OF INTERDISCIPLINARY STUDIES
​AT THE CENTER FOR WORKER EDUCATION OF THE CITY COLLEGE OF NEW YORK
25 Broadway, 7th Floor, New York 10004

 

[Fuente: blog.cervantesvirtual.com]

                     A vila do mañá, detalle do deseño da web.

“Nun tempo tivemos medo do monte. Era o monte de lobo, do ogro, da escuridade. Era o lugar onde nos podíamos perder. Cando os avós contábannos contos, o monte era o lugar preferido para ocultarse os inimigos, as trampas, as angustias. […] Nun tempo, sentímosnos seguros entre as casas, na cidade, ca veciñanza. Este era o sitio onde buscabamos ós compañeiros, onde os atopabamos para xogar xuntos”.

“Pero en poucas décadas, todo cambiou. Houbo unha transformación tremenda, rápida, total, como nunca a viu a nosa sociedade (polo menos segundo consta na historia documentada). […] O monte pasou a ser fermoso, luminoso, obxecto de soños e desexos. A cidade, en cambio, converteuse en algo sucio, gris, monstruoso“. Esta é a historia de Francesco Tonucci que recolle a web do proxecto A Vila do Mañá.

Xogo na vila de Cambados / foto: A Vila do Mañá

Trátase dun proxecto que quere volver a facer que a cidade sexa “o noso sitio, o noso lugar”.  A Vila do Mañá é un proxecto educativo que, dende a infancia e a través do xogo, permitirá tomar conciencia de todas as escalas do común: a arquitectura, o patrimonio, o urbanismo e a paisaxe. Co obxectivo de que os nenos aprendan a mirar os seus espazos con dúas poderosas ferramentas: a arte e a arquitectura.

A cidade como taboleiro de xogos e laboratorio de experiencias

Este é o proxecto no que traballan a Deputación da Coruña e o estudo de arquitectura Post Arquitectos para crear a reflexión crítica dos máis cativos sobre as nosas vilas. O proxecto A Vila do Mañá, conta ademais coa colaboración de 16 concellos da Asociación para a defensa do patrimonio galego (Apatrigal) e a Escola Técnica Superior de Arquitectura da Coruña (ETSAC).

Trátase de que a vila se converta nun taboleiro de xogos e laboratorio de experimentación no que os nenos e os adolescentes poidan actuar dende un novo punto de vista. Son exploracións de 5 días con actividades con nenos de 3 a 5 anos dentro do taller e actividades experimentais exteriores desenvolvidas con nenos de 6 a 17 anos.

“Queremos dar voz ós que normalmente non a teñen, os nenos e os adolescentes, impulsando o seu dereito para formarse un xuízo propio do hábitat no que viven e a poder expresalo e poñelo de manifesto” afirman no proxecto. “Buscamos estimular unha actitude crítica para impulsar o seu desenvolvemento como unha cidadanía activa. Pois eles serán os responsables da cidade do futuro“.

Xogo na vila de Verín / foto: A Vila do Mañá

Arteixo, Bertamiráns, Bueu, Cambados, Carballo, Ferrol, Malpica, Milladoiro, Mondoñedo, Pobra do Caramiñal, Rianxo, Ribeira, Santiago de Compostela, Verín e Vilagarcía serán nesta edición as vilas galegas que participarán no proxecto. Mais tamén participarán dende a cidade de Sao Paulo.

 

[Fonte: http://www.historiadegalicia.gal]

 

 

La sécurité est devenue le premier problème des livreurs depuis mi-mars.
 

Écrit par Chloé Lebas

Doctorante en science politique, Université de Lille

Pendant le confinement, certains n’ont pas eu « le luxe » de poursuivre leur activité depuis chez eux et n’ont, en fait, jamais cessé de travailler en extérieur. C’est le cas des livreurs à vélos ou scooter travaillant pour des plates-formes de livraison de repas chauds à domicile. Contraints à l’indépendance, ces microentrepreneurs, majoritairement jeunes et sans expérience professionnelle antérieure, ont, en grande partie, dû continuer leur activité pour (sur)vivre.

Pendant la période de confinement, ils ont souvent été les seuls à colorer les rues de leurs tenues « brandées » et ont même été présentés dans les différents médias comme les « héros » du quotidien des français·e·s.

Cette activité est d’ordinaire précaire du fait de faibles rémunérations, des concurrences internes, des horaires flexibilisés et décalés, de la surveillance par un patron-algorithme autoritaire qui ne leur assure aucune protection sociale. S’ils étaient pour beaucoup étudiants, ils ont été progressivement remplacés par des travailleurs étrangers, exilés ou sans-papiers qui n’ont d’autre choix que de louer illégalement des comptes à des Français·e·s pour pouvoir travailler.

Les plates-formes n’assurent aucune protection sociale aux livreurs.

La crise semble avoir accentué cette précarité, et cet article entend revenir sur les changements intervenus dans l’organisation concrète de leur activité, qui fait émerger de nombreuses craintes, mais également un ensemble de revendications du côté des livreurs.

Vous avez dit livraison « sans contact » ?

Le problème numéro un mis en avant par les travailleurs des plates-formes est celui de la sécurité. Le souci autour de la sécurité routière a été remplacé par la peur de la contamination, puisque les plates-formes se déchargent de toute responsabilité vis-à-vis des travailleurs dont elles sont, juridiquement, les clientes et non les employeurs.

En se déresponsabilisant ainsi, les plates-formes profitent de la crise (en continuant à faire des profits alors que beaucoup d’autres entreprises sont à l’arrêt) tout en faisant pesant les risques sur l’ensemble de la population (livreurs et leur entourage, clients et leur entourage, etc.).

Si des remboursements de matériel de protection ont été promis, dans les faits, la charge de l’achat de gel alcoolique, masques ou gants incombe aux travailleurs. La seule consigne de Deliveroo, Uber Eats, Frichti ou encore Stuart a été : le respect des gestes barrières, accompagnée de conseils pour respecter la livraison « sans contact ».

Pourtant, il est illusoire de penser que la « distanciation sociale » peut être mise en place : les livreurs, qui doivent aller le plus rapidement possible, se pressent devant les rares restaurants restés ouverts pour récupérer leur commande, ils touchent des dizaines de commandes par jour et se rendent dans des dizaines de lieux différents. Selon les livreurs, une commande équivaudrait à une quinzaine de prises de risques.

Ils sont parfois obligés de monter les commandes dans les appartements – alors que les plates-formes préconisent d’attendre devant l’entrée sans rien toucher que le client récupère la livraison – au risque de se voir attribuer une mauvaise notation.

Un facteur d’insécurité supplémentaire est la menace du contrôle de police pour ces travailleurs très visibles dans l’espace public et dont une grande partie est sans-papiers ou travaille illégalement. Ces derniers, bien souvent, non seulement ne bénéficient pas de la « garantie employeur » servant à justifier l’autorisation dérogatoire pour motif de travail, mais qui plus est, sont la cible privilégiée des opérations d’arrestations de travailleurs immigrés pour être ensuite envoyés en centres de rétention administratifs (CRA).

Que ce soit par mesure de précaution pour eux, leur famille ou les clients, pour cause de maladie, suite à un accident ou encore pour raisons familiales, certains livreurs ont tout de même dû cesser l’activité avant ou pendant le confinement.

« Libres » de travailler ou pas

Quels sont les moyens de subsistance prévus lors d’un arrêt d’activité pendant cette crise ? Le problème est toujours celui du statut : ces faux indépendants ne jouissent d’aucun des droits du salariat, tout en n’ayant ni l’autonomie ni les revenus que confère l’indépendance. Ne bénéficiant d’aucune protection sociale, les solutions qui leur sont proposées ne sont pas le fruit de la solidarité collective, mais d’une assistance minimale faite de bric et de broc à l’aide de fonds publics ou privés.

En effet, les livreurs ne peuvent avoir recours aux dispositifs proposés dans les entreprises aux salariés comme le chômage, qu’il soit partiel ou non, les congés maladie ou le droit de retrait, ce qui ne peut s’appliquer à ceux qui sont « libres » de se connecter la plate-forme comme ils le souhaitent.

La seule aide financière offerte par les plates-formes est pour les livreurs malades du Covid-19, mais elle est en réalité très restrictive afin de cibler les livreurs réguliers dits « actifs ». Le critère pour y prétendre : avoir gagné 130 euros par semaine pendant un mois.

Peu de livreurs peuvent accéder aux aides débloquées en raison de la crise sanitaire.

Pour les autres, l’État a mis en place un dispositif pour les indépendants, financé par le fonds de solidarité. Il permet à ceux qui en ont font la demande – à renouveler tous les mois – d’obtenir une compensation à la hauteur de leur perte de chiffre d’affaires sur un an, dans la limite de 1 500 euros et si cette perte correspond à 70 % du chiffre d’affaires de l’année précédente. Face à la complexité de la démarche et l’étroitesse des critères, autant dire que cette aide concernera extrêmement peu de travailleurs.

Bataille juridique en vue ?

Ceux qui n’ont d’autre choix que de continuer à livrer des burgers à la demande voient le nombre de commandes baisser, même si elles ne disparaissent pas complètement. Or cette baisse représente automatiquement une baisse du chiffre d’affaires. Là encore on assiste à une délégation de la part des plates-formes de leur responsabilité, puisque la prise en charge repose sur la société (via le RSA, par exemple) ou sur l’entourage individuel qui doit venir en aide.

En réponse, des livreurs mobilisés, organisés ou non, dénoncent tour à tour le contournement du droit du travail, surtout que le droit, qui a reconnu des requalifications de travailleurs ubérisés en contrats salariaux, est de leur côté (décision « Take Eat Easy » du 28 novembre 2018décision Uber du 4 mars 2020).

Ils demandent également l’arrêt total de l’activité et des plates-formes, mais se tournent également du côté de l’État pour demander une imposition de ces fermetures aux entreprises et améliorer la prise en charge financière publique. Le déconfinement, pour eux, devra donc répondre à cet enjeu d’indemnisation soit par l’État soit par les entreprises et, pourquoi pas, d’une bataille juridique autour du statut d’employeur, et des devoirs qui l’accompagnent, pour les plates-formes numériques.

[Photos : Philippe Lopez/AFP – source : http://www.theconversation.com]

Parlem amb Helena Lopes, una de les tres fundadores de l’organització ‘Abrazo Cultural’, dedicada a la difusió i coneixement de cultures d’arreu del món.

Autor: Marc Gómez

Conèixer cultures diferents a la nostra és una oportunitat per deixar enrere prejudicis o estereotips, i, per tant, una oportunitat per aproximar-nos i comprendre la història d’altres persones. ‘Abrazo Cultural’ és una organització dedicada a compartir i intercanviar cultures de països en conflicte a través de tallers i activitats impartides per persones refugiades o immigrantsHelena Lopes, una de les tres fundadores de l’entitat, ens explica tot sobre el seu funcionament.

Què és ‘Abrazo Cultural’?

Abrazo Cultural és una entitat que organitza cursos d’idiomes i tallers culturals impartits per persones refugiades o immigrants de països en conflicte o estigmatitzats. L’organització va començar al Brasil el 2014, però a Barcelona vam començar l’octubre de 2017.

I la vostra missió?

Volem compartir cultures i empoderar les persones refugiades, per tal de potenciar els seus talents, que tinguin una activitat econòmica i crear un espai d’intercanvi on les persones locals poden aprendre d’aquestes cultures, a través de l’enteniment i captació de les diferències entre cultures. Es potencia l’empatia i es trenca amb aquestes idees preconcebudes o prejudicis amb determinats països i les seves cultures.

Com és la dinàmica de l’organització?

Nosaltres estem a Barcelona, totes les classes són presencials. No tenim un espai propi, però comptem amb aliats, cinc en total, amb els quals col·laborem per fer cocreació i les activitats en els seus espais. Les activitats, cursos i tallers són obertes a tot el públic en general, amb un cost determinat com qualsevol altre taller convencional. Fem tallers per a grups tancats, escoles, universitats, grups d’empreses…

Com es distribueix la programació?

La nostra programació és mensual, i tractem que sigui variada. Normalment fem quatre activitats mínim per mes, algunes vegades fins a vuit. Alguns mesos treballem una cultura específica, per exemple, aquest mes de maig teníem pensat treballar Egipte.

Amb quin equip compteu?

Tenim 16 professors i professores de vuit països diferents: Síria, Veneçuela, Hondures, Mali, Ucraïna, Palestina, Nigèria i Egipte. Cada un ensenya el que més els agrada de la seva cultura, ja sigui el seu idioma, cuina típica, balls, escriptura… tenim diferents activitats, sempre culturals, i amb el propòsit de compartir. Part del professorat que tenim són de la Comissió Catalana d’Ajuda al Refugiat i ells ens envien persones que poden encaixar en aquest projecte.

Ens pot parlar més sobre les activitats que s’organitzen?

D’una banda tenim els cursos d’idiomes, que els fem cada setmana: àrab, francès i rus. Després tenim tallers de cuina de diferents països, tallers de cal·ligrafia àrab, henna àrab, tant en tatuatges com en paper, tallers de ball, tallers d’art teràpia… També tenim els sopars, que són unes activitats per donar a conèixer cultures específiques a un públic més ampli, enfocat a qualsevol persona. En aquestes, treballem temàtiques diverses, com per exemple, refugiats LGTBI, la dona àrab, cultura musulmana… a la mateixa vegada que gaudim del menjar típic.

Quina és la resposta dels alumnes?

En general, la resposta dels participants és molt positiva, ho passen molt bé, ja que aprenen d’una cultura diferent. Quan acaba l’activitat, surten amb un coneixement molt potent i profund. Algunes persones participen en moltes activitats, fins i tot repeteixen i ens acompanyen en el nostre trajecte. A més, hi ha molta diversitat entre l’alumnat, tenim a gent d’altres països que viuen a Barcelona, i això resulta molt enriquidor, ja que hi ha intercanvi entre tots.

Com us ha afectat la pandèmia?

La situació ha afectat molt en totes les nostres activitats, ja que totes eren presencials i teníem moltes planificades fins al juny. Aquest any era especial perquè estàvem dedicant el 100% al projecte, i era un any de creixement per a l’organització. La pandèmia ha canviat la nostra planificació completament, però vam aconseguir adaptar-nos ràpidament.

Seguiu l’activitat en línia?

Des de la primera setmana de confinament vam començar a fer proves amb les classes de cuina en línia, per veure com podia funcionar, i de moment està funcionant genial. Les fem cada setmana i tenim pensat mantenir activitats en línia un cop tot torni a la normalitat, ja que hem vist que és un format que ens permet arribar a un públic més gran, d’altres ciutats i països. Actualment estem adaptant els altres tallers, els cursos d’àrab, cal·ligrafia, ball…

Quins plans teniu pel futur?

Volem tenir el nostre espai, un centre per empoderar les persones refugiades i immigrants, on puguin ser protagonistes i emprenedores, on tinguem més professorat, més alumnes i més activitats, tot i que ens agrada molt treballar amb altres espais de cocreació.

[Imatges: Helena Lopes – font: http://www.xarxanet.org]

Olinda Silvano, artista del pueblo Shipibo-Conibo. Imagen: RPP

Después que el Ejecutivo anunciara la extensión de la cuarentena hasta el 10 de mayo, las artistas del pueblo shipibo-conibo de la comunidad de Cantagallo en el Rímac vienen dictando talleres online de bordado y pintura para generar ingresos económicos y apoyar a sus familias. 

Al igual que muchos pueblos indígenas de la Amazonía, la comunidad shipibo-conibo de Cantagallo también sufre los impactos económicos de la pandemia.

Si bien han tenido algún apoyo de parte de la Municipalidad de Lima y otras organizaciones, como la donación de productos de primera necesidad, esto no es suficiente. 

Según Olinda Silvano, secretaria de arte y cultura de la comunidad Cantagallo, la comunidad ya no cuenta con los recursos económicos necesarios para cubrir su alimentación y otras necesidades básicas.

El aislamiento social obligatorio les impide vender sus artesanías en las calles.

Clic en la imagen para ir al Instagram de Olinda Silvano

« Es nuestra cosmovisión shipibo-conibo que de eso nosotros vivimos. Es nuestra fuente de ingreso. Nosotros salíamos a vender y ahora no podemos”, sostuvo a RPP.

En este contexto, la lideresa indígena conjuntamente con las artesanas de la comunidad, que son madres solteras y viudas, impulsan el proyecto de talleres online donde enseñan el arte del bordado y la pintura del pueblo shipibo-conibo. Además de poner en venta sus creaciones.

Foto tomada del Facebook de Ruben Baldeon

Cabe resaltar que los talleres tienen un costo especial, ingresos que permitirá a las mujeres de la comunidad comprar los alimentos y otros productos de primera necesidad para sus familias.

El último taller online fue el sábado 25 de abril. Si deseas información del próximo taller o de los artesanías en venta, puedes acceder a las redes sociales de la artista y secretaria de arte y cultura, Olinda Silvano:

Facebook: Olinda Silvano

Instagram: Olinda.silvano.artista

[Fuente: con información de RPP: https://bit.ly/35h5nCb – publicado en http://www.servindi.org]

Les entitats que fomenten la nostra cultura fora del territori celebren aquesta diada tan especial amb diferents activitats telemàtiques, superant així la barrera que suposa no poder sortir de casa per l’estat d’alarma.

Entitat redactora: LaviniaNext

Autor: Carlos Faneca

Sant Jordi s’ha convertit en una festivitat pràcticament global gràcies a la història del cavaller, la princesa i el drac, així com l’atractiva tradició de regalar llibres i roses com a mostra d’amor entre les parelles i familiars. Els catalans i les catalanes que marxen a viure a l’estranger poden continuar gaudint del Sant Jordi cada 23 d’abril lluny de casa, en part gràcies a les entitats que fomenten la cultura catalana arreu del món. Durant aquests dies els casals i centres culturals catalans omplen les seves agendes amb activitats relacionades amb la literatura.

Aquest any, tot i les dificultats per la situació de confinament, moltes entitats continuaran celebrant el Sant Jordi, això sí, adaptant-se al moment i organitzant activitats que es poden seguir de forma telemàtica, des de casa. D’altres, malauradament, han hagut d’anul·lar les activitats que es preparaven per un dia tan especial. Et portem un llistat d’algunes d’aquestes activitats que s’organitzen des de diferents parts del món:

  • Sant Jordi a Luxemburg

Tot i no poder oferir el seu local per oferir llibres i roses, el Centre Català de Luxemburg no ha volgut deixar passar l’ocasió de celebrar la diada de Sant Jordi. L’entitat ha recuperat el concurs literari ‘Sant Jordi a mil‘, que ja van convocar els anys 2012 i 2013. Diversos casals europeus han organitzat, conjuntament, una competició entre els guanyadors dels concursos que organitza cada casal.

Hi pot participar tothom i s’acceptarà qualsevol text en català que tingui una extensió màxima de mil paraules. Els participants tenen fins al 20 d’abril a les 18 h per enviar els seus textos. El guanyador s’anunciarà el dia de Sant Jordi. El guanyador s’emportarà un lot de llibres.

  • #LivresEtRoses a Montreal

El Cercle culturel catalan du Québec ha preparat un Sant Jordi ple d’activitats. El mateix 23 d’abril, a les 17:30 h (23:30 h, hora catalana), l’exdiputada de la CUP i autora del llibre Trencar el silenci, Mireia Boya, mantindrà una conversa sobre l’obra amb l’escriptora, editora i directora de l’Institut Ramon Llull, Iolanda Batallé. L’activitat, que es farà en català, es realitzarà amb la plataforma Zoom. Aquelles persones que vulguin participar, i fer preguntes al final de la conversa, hauran d’inscriure’s en aquest enllaç.

Un cop finalitzada aquesta activitat, es realitzarà el Cercle de lecture: apportez vos livres! en francès, durant el qual membres de la comunitat catalana del Quebec i del club de lectura del grup Lisez l’Europe comentaran els seus llibres preferits. El restaurant Bo’Dégât, de la xef catalana Carme Márquez, oferirà quatre menús literaris per emportar entre 22 i el 26 d’abril amb motiu de Sant Jordi i del Dia de la Catalunya Exterior (25 d’abril).

  • Confinament literari a Munic

El Casal Català de Munic proposa ‘El confinament literari de Sant Jordi 2020‘, el primer concurs literari de l’entitat amb la qual, malgrat el confinament, conviden a tothom a participar. Es tracta d’un concurs de relats de temàtica lliure i amb diferents categories. Hi haurà un premi per a cada categoria. Com en altres concursos arreu d’Europa, el guanyador participarà al concurs europeu de tots els casals catalans. La data límit de presentació dels textos és el 20 d’abril.

  • ‘Des de la finestra, un Sant Jordi indiscret’, a París

El Casal de Catalunya de París recolza la proposta de la Delegació del Govern a París per tal que els socis i simpatitzants de l’entitat participin en el primer Festival de textos curts i d’il·lustració infantil ‘Des de la finestra, un Sant Jordi indiscret‘. Amb la iniciativa es convida a desplegar i compartir el talent i la creativitat per escriure un text curt que inclogui la paraula “solidaritat” o paraules de la mateixa família lèxica.

Al festival també poden participar els més petits de la casa amb un dibuix inspirat en els valors solidaris. Més enllà de la comunitat catalana resident a França que segueix celebrant Sant Jordi lluny de casa, hi ha un desig d’obrir aquesta iniciativa a totes aquelles persones, dins de la França Metropolitana, que estan interessades a promoure la literatura, l’escriptura i la cultura en general, així com als francesos i franceses residents a Catalunya.

  • Concurs de narrativa catalana a Tolosa de Llenguadoc

Enguany se celebra la 12a edició del Concurs de Sant Jordi de Narrativa del Casal Català de Tolosa de Llenguadoc. Els treballs hauran de ser inèdits, és a dir, no haver estat presentats a cap certamen ni publicats en cap mitjà escrit o informàtic. L’extensió ha de ser d’entre 7000 i 10.000 caràcters i es pot presentar per correu o en format digital. En aquest enllaç tens tota la informació de les bases del concurs. Aquesta és l’única activitat que des de l’entitat han pogut mantenir donades les circumstàncies actuals.

[Font: http://www.xarxanet.org]

Écrit par Xavier CADEAU

Verbalisé pour avoir été acheté son pain à vélo¹, PV dressé « parce que la FFC a interdit le vélo sportif« ², le vélo « uniquement pour les courses vitales ou le travail« ³… il semble que les forces de l’ordre aient une fâcheuse tendance actuellement à réinterpréter les textes de loi selon leur humeur.

La FUB remonte de nombreux témoignages de cyclistes s’étant fait verbaliser pour des motifs parfaitement irrecevables. « Le contexte d’urgence sanitaire, même s’il est justifié, ne doit pas se substituer au respect de l’État de droit« , rappelle-t-elle dans un thread.

Suite à notre dernier article, voici de nouvelles clarifications sur le sujet qui nous concerne : la pratique du vélo dans le cadre du confinement.

Et pour être sûr de ne pas commettre d’impair d’un point de vue juridico-législatif, nous avons posé nos questions à un expert, Ludovic Duprey, ancien procureur de la République au tribunal de Valenciennes, et aujourd’hui vice-président adjoint au tribunal de grande instance de Lille. Ludovic est aussi l’auteur d’un petit précis du Code de la route à destination des cyclistes – le Code du Cycliste⁴.

SEUL LE TEXTE DU DÉCRET FAIT FOI

Ludovic Duprey est catégorique, les procès-verbaux dressés dans le cadre du non-respect du confinement doivent tous s’appuyer sur le seul texte législatif existant aujourd’hui, celui du récent décret n° 2020-293 du 23 mars 2020.

« Vous êtes parfaitement libre de votre choix de votre mode de transport »

En ce qui concerne l’utilisation du vélo dans un but utilitaire dans le cadre d’un déplacement pour différents motifs (faire des courses, se rendre au travail, RDV de santé, visiter un senior…), « il n’est nullement mention d’un type de véhicule« , précise Ludovic Duprey.

Il ajoute : « Vous êtes parfaitement libre de votre choix de votre mode de transport puisqu’il n’existe pas législativement de liste limitative. » De même, dans le cadre de cette application à vocation utile (et non loisir) vous n’êtes évidemment pas assujetti à la limite d’une heure.

Sans limite de temps, le vélo est donc utilisable pour ces motifs (que vous retrouvez sur l’attestation de déplacement dérogatoire):

✅ Déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle
✅ Déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle et des achats de première nécessité
✅ Consultations et soins
✅ Déplacements pour motif familial impérieux
✅ Convocation judiciaire ou administrative
✅ Participation à des missions d’intérêt général

PÉDALER POUR S’AÉRER, OUI

Pour la pratique vélo sportive et loisir, nous le répétons encore une fois : OUI, le vélo est autorisé. Nous sommes dans un État de droit, et ce qui n’est pas interdit est permis. Or, à aucun moment n’est précisé, dans l’article 3 – alinéa 5 du décret du 20 mars 2020 que le vélo est interdit. Le texte est clair: 

« 5° Déplacements brefs, dans la limite d’une heure quotidienne et dans un rayon maximal d’un kilomètre autour du domicile, liés soit à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective et de toute proximité avec d’autres personnes« 

Ainsi, le déplacement pour motif d’activité physique vous autorise à faire un jogging, comme une sortie vélo (vous pouvez bien faire une pétanque ou un foot – seul – si ça vous chante), du moment que vous remplissez toutes les conditions :

▶️ Attestation dûment remplie avec date et heure de départ*
▶️ Être seul et éviter toute proximité avec d’autres personnes
▶️ Être dans un rayon maximal d’un kilomètre autour de votre domicile
▶️ Réaliser une sortie dans la limite d’une heure quotidienne

* Vous pouvez utiliser sur votre smartphone la nouvelle attestation numérique disponible sur le site du ministère de l’Intérieur à cette adresse. La date et l’heure de sortie est à préciser (comme sur l’attestation version papier) mais la date et l’heure de création du document sont aussi enregistrées.

Concernant le rayon maximal d’un kilomètre, vous devez évidemment vous trouver à l’intérieur du cercle dont le centre est votre domicile. L’agent ne peut pas vous verbaliser si vous devez faire plus d’un kilomètre pour rentrer chez vous, puisque la distance stipulée est à vol d’oiseau (le rayon) et ne prend pas en compte la voirie.

QUE FAIRE EN CAS DE CONTRAVENTION

Ludovic Duprey nous précise que la situation que nous vivons tous est extrême et ce caractère exceptionnel fait que les agents sur la voie publique ne sont pas tous bien formés ou informés, ce qui entraîne erreurs et parfois excès de zèle.

Si le représentant de l’État, malgré toutes vos tentatives de négociation et d’explications, refuse d’entendre raison mais que vous estimez être dans votre droit, il convient de procéder ainsi : 

1⃣ Accepter le procès-verbal
2⃣ Ne pas payer l’amende forfaitaire *
3⃣ Remplir une requête en exonération

Conformément aux dispositions de l’article 529-10 du Code de procédure pénale, une amende est contestable. Vous avez donc le droit de réfuter juridiquement celle-ci en réalisant une requête en exonération (article 529-2) sur le portail de l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions.

C’est ensuite à un juge du tribunal de votre circonscription de décider de la suite à donner à cette requête. Cela peut être un refus, une relaxe pure et simple, ou bien un montant d’amende diminué. Puisque seul le texte du décret fait foi, il sera très facile d’invalider le PV s’il a été dressé pour des motifs non recevables.

Dans tous les cas, vous devrez fournir des preuves. Veillez à bien garder votre attestation de sortie du jour, l’adresse de départ et l’adresse du lieu où vous vous rendiez (dans le cadre d’une utilisation vélo utilitaire). Fournissez également le texte du décret.

* Dans le mécanisme des amendes forfaitaires, les contraventions de 4è classe sont minorée à 135€, à condition de les régler dans le délai imparti : soit 3 jours, si on vous a remis le PV en main-propre ; soit 15 jours, si vous recevez le PV par voie postale. Une erreur s’était glissée dans l’article que nous avons mis à jour : vous n’avez pas à payer si vous contester l’amende (payer l’amende, c’est reconnaître son infraction).

PAS D’ABUS ET DU BON SENS

Entendons-nous bien, cet article n’est nullement dans un but incitatif à la pratique vélo, notamment sportive. On pourra arguer que l’essentiel est ailleurs et qu’il y a d’autres combats à mener. Certes, mais il convient simplement, selon-nous, de remettre certaines choses au clair d’un point de vue législatif et éviter les excès de zèle de la part de nos amis de la maréchaussée.

« Le vélo reste un véhicule et par conséquent un moyen de transport à part entière »

Si le leitmotiv est de rester chez vous pour sauver des vies, limitez vos déplacements au strict nécessaire, pour vos besoins utilitaires – travail, courses alimentaires, santé… – ou vos besoins de décompresser – activité physique (oubliez vos objectifs de compétition).

Confinement ou pas, le vélo reste un véhicule et par conséquent un moyen de transport à part entière. Les personnes qui l’utilisent pour faire des courses ou se rendre à leur travail, ne devraient pas avoir peur de l’amende. Son utilisation devrait au contraire être encouragée par l’État (c’est le cas chez nos voisins allemands), puisqu’il favorise en même temps l’activité physique et le bien-être psychique. S’agissant des déplacements, le vélo demeure un excellent outil de distanciation sociale.

Concernant la pratique vélo sportive, faites preuve de bon sens et ne trichez pas. Respectez la règle des 1 km de rayon / 1h max. et ayez sur vous l’attestation de sortie dûment remplie. Pédalez soft et soyez prudent pour éviter toutes blessures.

Il est évident que les urbains sont moins bien lotis que les ruraux, ces derniers ayant plus de facilités à trouver des routes et chemins où il n’y a personne. Préférez aller rouler à des horaires moins habituels et s’il y trop de monde, ne prenez pas de risque, restez chez vous.

¹ Un habitant du Val d’Oise s’est vu dresser un PV alors qu’il se rendait à la boulangerie à vélo.

² Des agents invoquent l’interdiction du vélo « par la FFC ». La Fédération Française de Cyclisme n’a pas de pouvoir législatif. Elle peut tout au plus faire des recommandations (ce qu’elle a fait).

³ Le préfet de Haute-Savoie, Pierre Lambert, indiquait dans un interview pour le Dauphiné : « Le vélo, c’est uniquement pour les courses vitales ou le travail« , ce qui est donc faux d’un point de vue législatif.

⁴ Ludovic Duprey nous indique qu’une réédition de son Code du Cycliste devrait bientôt voir le jour, enrichie avec les nouvelles dispositions de la Loi Mobilités.

[Source : http://www.weelz.fr]

La pandemia por el COVID-19 ha obligado al Gobierno a implementar un estado de emergencia en el Perú, lo que está causando serias amenazas a la supervivencia de miles de familias que viven de la artesanía, siendo uno de los sectores más afectados por las medidas de aislamiento social obligatorio, factor que ha profundizado más la situación crítica que vienen atravesando desde antes de la aparición de la enfermedad causada por dicho virus.

Así lo sostuvo el presidente de la Asociación “Pueblos Artesanos”, Rubén Baldeón, quien explicó que la artesanía es una actividad económica y cultural, desarrollada generalmente por trabajadores independientes formales e informales que ahora tienen graves problemas económicos que amenazan su supervivencia. “Ello debido a la paralización y ausencia de ventas de sus productos en el mercado local y turístico”, acotó.

Este panorama se torna más oscuro, conociendo la drástica reducción de alrededor del 90% de la población artesanal del Perú, de 2 millones a 200,000 artesanos, entre el 2006 y el 2020.

Al respecto, Olinda Silvano, maestra artesana shipiba de la Asociación “El Ayllu”, señaló que actualmente existen más de 80,150 artesanos (74% mujeres) inscritos en el Registro Nacional del Artesanos (RNA), según el Ministerio de Comercio Exterior y Turismo (Mincetur). Aunque se estima que a la fecha existan cerca de 200,000 artesanos a nivel nacional, “y la gran mayoría en situación de pobreza”.

Por su parte, Germán Guillén, maestro artesano de Pueblos Artesanos, manifestó que han recibido cientos de solicitudes y demandas urgentes de artesanos de Lima y regiones del interior del país, expresando su preocupación y desesperación porque no cuentan con recursos económicos por la ausencia de ventas de artesanías en los mercados locales y turísticos, que es su principal fuente de ingresos. “Muchos de ellos no han recibido el bono de 380 soles otorgado por el Gobierno como parte de sus estrategias económicas durante el estado de emergencia sanitaria en el país.

Rubén Baldeón también hizo un llamado al Mincetur y a la presidencia de la República para que se incluya a los artesanos y artesanas del país como beneficiarios del bono de 380 soles, que requieren para mantener a sus familias y talleres artesanales, iniciándose con los que están inscritos en el RNA, y luego a los artesanos informales que puedan inscribirse en el citado registro, buscando llegar a todos los artesanos del país, especialmente de las comunidades nativas amazónicas y andinas.

En esa línea, destacó el valioso aporte de los artesanos en la construcción de la identidad cultural del Perú, y en los nuevos retos que asumirán las familias en este nuevo escenario.

De otro lado, en Alemania, también amenazado por el coronavirus, la ministra de Cultura, Monika Grütters, anunció hace poco un paquete de rescate para los sectores culturales y creativos y los medios asociados a ellos. En ese sentido, se ha declarado a este sector como un “Bien de primera necesidad”, para recibir ayudas ante la crisis ocasionada del Covid-19.

[Fuente: http://www.pueblosartesanos.pe]

En France, les autorités limitent les sorties à 2 kilomètres du domicile maximum. En Allemagne, en revanche, l’usage de la bicyclette est recommandé par le ministre de la Santé, Jens Spahn (CDU). Der Spiegel décrit les avantages de cette activité en temps de pandémie. 

Hormis dans quelques communes de Bavière, l’Allemagne n’a pas décrété de confinement dans le pays à ce jour. En période de “distanciation sociale”, l’utilisation du vélo est préférable aux transports en commun, note Der Spiegel, parce que “non seulement le cycliste prend automatiquement ses distances par rapport aux autres, mais il a aussi un risque plus réduit d’être contaminé par un contact avec les surfaces [d’objets divers]”. Le magazine de Hambourg se réfère aux explications divulguées par Gerd Antes, ancien directeur du Centre Cochrane de la clinique universitaire de Fribourg-en-Brisgau, et par le pneumologue d’Ulm Michael Barczok, représentant de sa fédération professionnelle. Pour Gerd Antes, la petite reine est une “protection individuelle parfaite”.

Respirez, oxygénez vos poumons !

Le deuxième avantage de la bicyclette est son effet sur l’appareil respiratoire. Pour les personnes souffrant déjà d’une pathologie comme l’hypertension ou le diabète, la pratique du deux-roues permet de minimiser les effets du Covid-19 : “Qui fait du vélo régulièrement, même à un petit rythme, baisse sa tension [un bon point si l’on souffre d’hypertension]”, souligne Der Spiegel.

Pour les cyclistes en bonne santé, c’est aussi un très bon moyen d’entretenir les muscles respiratoires : “Lorsqu’on pédale à un rythme soutenu, le système respiratoire est bien oxygéné et mieux irrigué”, poursuit le magazine. Nouvelle citation du pneumologue Barczok à l’appui : “Vous respirez plus intensément, ça veut dire que vous nettoyez bien vos poumons. En clair, c’est une protection optimale contre le virus.”

Enfin, à ceux pour qui la pratique d’une activité physique est compliquée, Der Spiegel conseille de faire du vélo électrique.

[Photo : Odd ANDERSEN/AFP – source : http://www.courrierinternational.com]

Il est possible de faire du vélo pendant le confinement. Avec une attestation, et en respectant les mesures barrières.

Dans l’éco-quartier Ginko à Bordeaux.

Il est possible de faire du vélo pendant le confinement annoncé lundi par Emmanuel Macron, et qui est entré en vigueur pour une quinzaine de jours minimum à partir de ce mardi midi.

Plusieurs conditions sont cependant à respecter : il faut faire du vélo seul, et laisser entre 1 et 2 mètres entre vous et les personnes que vous croisez. Enfin, une attestation de déplacement dérogatoire sera indispensable pour cette sortie, comme pour chacune d’entre elles désormais, comme CheckNews l’a déjà expliqué.

Sur cette attestation, téléchargeable sur le site du ministère de l’Intérieur, il faut remplir son nom, son adresse et la raison qui justifie son déplacement. Pour le vélo, il faut cocher la case «déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l’activité physique individuelle des personnes, à l’exclusion de toute pratique sportive collective, et aux besoins des animaux de compagnie».

Cette attestation de déplacement dérogatoire peut aussi être rédigée sur papier libre. Le non-respect de ces nouvelles mesures pourra être puni d’une contravention «dont le montant sera porté à 135 euros», précise le ministère de l’Intérieur.

Contacté par CheckNews, le ministère de l’Intérieur confirme qu’il est possible, durant le confinement, de faire du vélo, mais uniquement si cela est «nécessaire pour le bon équilibre personnel». Rappelant qu’il s’agit malgré tout de «réduire ses sorties au maximum».

[Photo : Valentino Belloni. Hans Lucas. AFP – source : http://www.liberation.fr]

L'Orquestra Pau Casals va apropar la música clàssica i contemporànies a les classes populars
L’Orquestra Pau Casals va apropar la música clàssica i contemporànies a les classes populars

“Si fins ara he estat feliç tocant el violoncel, quina felicitat quan tingui el més gran de tots els instruments, l’orquestra!”. Pau Casals, un dels músics més rellevants a nivell mundial del segle XX, va fer realitat el seu somni ara fa un segle, que es va presentar públicament el 1920, amb un equip simfònic reconegut internacionalment i que va convertir la capital de Catalunya en punt de trobada dels millors directors i solistes del moment. Però la Guerra Civil i els efectes de la dictadura van estroncar aquest projecte.

La Fundació Pau Casals celebrarà aquest centenari amb activitats i projectes que es desenvoluparan durant el 2020 i 2021, amb la col·laboració de músics i institucions musicals de tot el món. Tot plegat, articulat a través d’un procés participatiu liderat per un Comitè d’Honor amb personalitats de prestigi internacional. En paral·lel, L’Auditori de Barcelona-OBC i la Fundació Pau Casals oferiran concerts, exposicions, conferències i altres activitats. Entre els concerts del centenari en destaca el de la Camerata Salzburg (19 de juny del 2020) amb el trompista Felix Klieser, que actuaran a Barcelona, i dos dies després ho farà l’Orchestra of the Age of Enlightenment

I per conèixer la figura de Pau Casals com a director i la història musical de Catalunya, s’oferirà un recorregut expositiu per la història i l’impacte musical que va suposar la creació de l’Orquestra Pau Casals a Barcelona, i també per la figura de Pau Casals com a director d’orquestra en tota la seva dimensió a través dels nombrosos documents, programes de concerts i partitures que es conserven als fons de la Fundació Pau Casals, la Biblioteca de Catalunya, el Centre de Documentació de l’Orfeó Català i l’Arxiu Històric de la Societat del Gran Teatre del Liceu. El projecte, que es planteja en dues seus de forma simultània, al Museu de la Música de Barcelona i al Museu Pau Casals del Vendrell, comptarà amb documents audiovisuals de gran valor recopilats per la Fundació.

I com pot participar la societat civil en la celebració del Centenari de l’Orquestra Pau Casals? L’objectiu és que el Centenari de l’Orquestra Pau Casals es converteixi en una celebració mundial en homenatge al Mestre, i que aquesta commemoració serveixi per difondre a través de la música els ideals que Pau Casals va defensar incansablement al llarg de tota la seva vida: la democràcia, la justícia i la llibertat. “Tenint en compte que en l’actualitat aquests valors es troben amenaçats a moltes parts del món, convidem a totes les orquestres simfòniques, directors i músics a unir-se a aquesta acció conjunta, dedicant a l’Orquestra Pau Casals un dels concerts o programes que tinguin previstos per la temporada 2020-2021. Les orquestres també poden suggerir altres activitats commemoratives”, expliquen des de l’organització del Centenari.

[Font: http://www.tornaveu.cat]