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O Camões Berlim apresenta exposição para assinalar o 50º aniversário da Convenção do Património Mundial, Cultural e Natural da UNESCO

Com imponentes mosteiros, centros históricos singulares, pinturas rupestres, ou majestosas regiões vinícolas, Portugal é rico em bens culturais e naturais, dos quais 17 integram atualmente a lista do Património Mundial da UNESCO. Por ocasião do 50° aniversário da Convenção do Património Mundial, Cultural e Natural, o Centro Cultural Português em Berlim apresenta SENSUS MUNDI, uma exposição sobre os bens da humanidade em território português, que estará patente de 29 de novembro a 6 de janeiro de 2023, no Kunstraum Botschaft (Zimmerstr. 55, 10117 Berlim), perspetivando-se a sua itinerância por outros locais em países de expressão alemã.

As inúmeras subtilezas arquitetónicas e estilísticas dos 17 bens do Património Mundial são particularmente acentuadas na estética das fotografias a preto e branco, que incluem o centro histórico de Évora, o Convento de Cristo em Tomar, a Cidade Fronteiriça e de Guarnição de Elvas e as suas fortificações, ou Real Edifício de Mafra. Representado está também o único bem português classificado como Património Natural, a floresta Laurissilva, na Madeira. Para além de fotografias, que convidam os visitantes à contemplação, a viagem por estes lugares fascinantes é complementada por um filme que integra estas e outras imagens de pormenor dos bens, ao som da música de Rodrigo Leão, aclamado compositor e intérprete português.

A exposição, com curadoria do atelier de arquitetura de Ricardo Mirando, não se centra apenas na beleza e fascínio destes lugares. “São hoje inúmeras e mais graves as ameaças que pairam sobre o património. Das alterações climáticas e seus efeitos devastadores, à ira humana que se projeta nos valores que um bem representa, erguem-se desafios à preservação desta herança que nos convocam e responsabilizam a todos”, afirma Patrícia Salvação Barreto, conselheira cultural da Embaixada de Portugal em Berlim. Neste sentido, esta mostra pretende ajudar a divulgar este património, enriquecê-lo, usá-lo como ponte de entendimento mútuo e como parte inteira do processo de desenvolvimento social e individual, e assim, em última análise, defendê-lo.

A inauguração da exposição tem lugar no dia 29 de novembro, pelas 18 horas, na presença de Michelle Müntefering, presidente da Subcomissão Parlamentar de Política Externa para Cultura e Educação, a deputada do Bundestag, e de Pedro Delgado Alves, deputado do Parlamento Português e presidente do Grupo Parlamentar de Amizade Portugal-Alemanha.

“SENSUS MUNDI – UNESCO Património Mundial – Portugal” é organizada pelo Camões Berlim com o apoio institucional da Comissão Nacional da UNESCO.

Leia aqui o comunicado de imprensa na versão original em língua alemã. A tradução portuguesa está disponível na secção Imprensa no website do Camões Berlim.

 

 

[Fonte: Camões Berlim – Centro Cultural Português]

Formidable assemblage de formes et de couleurs, la capitale mexicaine, qui inspire architectes, urbanistes et artistes du monde entier, recèle de nombreux trésors et surprises. Qui l’arpente en compagnie de ses habitants le découvre vite : cette ville-là a beaucoup à apprendre au reste du monde.

Un terrain de sport de la ville d’Ecatepec de Morelos, dans la banlieue nord-est de Mexico, vu depuis le téléphérique.

Carlos Matos voudrait bien franchir la clôture. Nous sommes dans une rue qui longe la réserve naturelle rattachée au vaste campus de l’Université nationale autonome du Mexique. Derrière le grillage, d’épaisses broussailles et des arbres noueux. Une célèbre construction se cacherait quelque part au milieu de la végétation : c’est là que Carlos veut m’emmener. Le lieu, savant mélange de sculpture et d’architecture, est selon lui l’un de ceux qui incarnent le mieux l’esprit d’expérimentation qui règne dans la capitale et la place prépondérante accordée à l’esthétique. Il s’en est d’ailleurs beaucoup inspiré dans ses travaux – Carlos est architecte.

Mais la clôture est haute, le portail est verrouillé, et la réserve est de toute évidence fermée au public aujourd’hui. “Tu te débrouilles en escalade ?”, me demande Carlos.

Les dimensions d’un monstre

Avec près de 22 millions d’habitants [sur l’ensemble de la conurbation], Mexico est la cinquième plus grande ville du monde. C’est un véritable mille-feuille de bruits, de couleurs, d’odeurs, de crasse, de lumières, d’embouteillages, d’hommes et de femmes. Et après plusieurs jours dans cette immensité urbaine, la vue d’une poche de nature préservée a de quoi surprendre.

Ceux qui n’ont jamais mis les pieds dans la capitale mexicaine s’imaginent souvent une ville surpeuplée, aride, noyée dans le smog, ravagée par les gangs et bétonnée jusqu’au dernier centimètre carré. Et ce n’est pas totalement faux, dans certains quartiers du moins. Pourtant plus sujette aux précipitations que Londres, Mexico fait partie des dix villes du monde les plus durement frappées par les pénuries d’eau. Cinq millions de voitures polluent l’atmosphère de cette cité perchée à 2 200 mètres d’altitude et entourée de montagnes. Le réseau de transports en commun, pourtant bien aménagé, ne dessert pas les faubourgs, où la plupart des habitants vivent dans la promiscuité.

L’écrivain mexicain Jorge Ibargüengoitia [1928-1983] a un jour décrit la ville comme un petit garçon qui grandit vite et fait la fierté de ses parents. Alors que l’enfant mesure déjà trois mètres à l’âge de 18 mois, personne n’ose rien dire. C’est seulement lorsqu’il dévore sa gouvernante un beau jour que quelqu’un trouve enfin le courage de demander à sa mère : avez-vous pensé à consulter un médecin ?

Une référence esthétique

Malgré le poids écrasant de cette énorme population, de nombreux quartiers de la capitale ont réussi à triompher des défis auxquels sont confrontées beaucoup de métropoles. Mexico a su devenir un lieu accueillant. Certains quartiers sont si verdoyants qu’ils prennent des airs de gigantesque parc, et un téléphérique ultramoderne permet de désengorger le trafic dans plusieurs secteurs densément peuplés. Les concepts d’habitat et d’espaces partagés – aussi bien en intérieur qu’en extérieur –, qui sont encore à l’état de projet à Berlin, sont déjà bien implantés dans la capitale mexicaine.

Mexico jouit également d’une renommée croissante sur le plan esthétique. Les créateurs et les architectes du monde entier s’inspirent aujourd’hui de ce savant mélange d’influences précolombiennes, baroques et modernistes, où se croisent les styles colonial et Art nouveau, et les peintures murales. Les matériaux et coloris qui font aujourd’hui fureur auprès des designers parisiens et londoniens – le béton brut, le rouge terracotta, le carrelage Terrazzo – sont utilisés depuis longtemps déjà dans la capitale mexicaine. Preuve s’il en est que la vision locale est très prisée, le Metropolitan Museum of Art de New York a confié la rénovation de son aile d’art moderne et contemporain à la jeune architecte mexicaine Frida Escobedo, au détriment [du célèbre architecte britannique] David Chipperfield.

Stimuler la curiosité

Carlos Matos, qui nous guide à travers la réserve naturelle de l’université [après que nous avons escaladé le grillage], fait lui aussi partie de ces jeunes créateurs dont les idées font sensation à l’étranger. Au détour du sentier, les broussailles s’ouvrent tout à coup et laissent apparaître un cercle d’environ 100 mètres de diamètre, formé de 64 prismes à base triangulaire en pierre, de quatre mètres de haut. Sur chacun d’eux, l’une des faces forme une sorte de rampe que l’on peut gravir pour s’asseoir sur l’arête, les jambes pendant dans le vide.

Au centre du cercle, le sol est recouvert de roches provenant du volcan Xitle, situé à quelques kilomètres de là, et quelques fleurs ont poussé sur l’étendue craquelée. Cette construction est l’œuvre d’un collectif de sculpteurs et d’architectes, parmi lesquels Federico Silva [né en 1923]. “J’aime ce genre de constructions sans finalité évidente, souligne Carlos Matos. Lorsque le portail est ouvert, les étudiants viennent ici pour lire, grimper sur les pierres, faire une sieste. Les amphithéâtres sont comme ça, poursuit-il en dessinant les contours d’une boîte carrée avec ses mains, mais cet endroit, lui, invite à la réflexion, il stimule la curiosité.”

C’est un lieu dont chaque grande ville pourrait rêver : un espace de verdure ouvert à tous, qui invite au partage et au repos. Et, cerise sur le gâteau, une œuvre d’art que l’on peut escalader en toute liberté.

Ce cercle minéral fait partie de l’Espacio Escultórico, un jardin de sculptures qui a vu le jour dans les années 1970 sur le campus de l’université, sous la direction de Mathias Goeritz, architecte allemand expatrié au Mexique [1915-1990].

La maison est un jardin, et inversement

Quelques décennies plus tôt, dans les années 1940, l’architecte Luis Barragán avait conçu non loin de là, toujours dans le sud de la ville, le quartier résidentiel Jardines del Pedregal. Barragán recherchait l’harmonie avec la nature. Dans la Casa Pedregal, par exemple, les terrasses et les sols en pierre volcanique [que les Aztèques utilisaient déjà dans leurs constructions] se confondent presque à la perfection. Les joints qui séparent les carreaux de la terrasse sont volontairement larges, pour…

[Photo : Mallika Vora – lisez l’intégralité de cet article sur http://www.courrierinternational.com]

Taschen publica «Homes for Our Time 2», un compendio dos novos enfoques na construción de vivendas, que en moitos casos sacrifican a estética tradicional en favor da diversidade, o uso de materiais reciclados e a eficiencia enerxética.

Vivenda Daita2019, en Tokio (Xapón), de Suzuko Yamada.

Escrito por JAVIER ARMESTO

A historia da arquitectura moderna escribiuse principalmente desde unha perspectiva occidental e masculina, pero iso rematouse co século XX. Xa non hai un estilo predominante _é probable que nunca o volva haber_ e sen dúbida non hai iso que pomposamente denominábase «tradición e modernidade». Os novos exemplos de vivendas móvense entre o modesto e o extravagante, incluso o que aquí poderiamos denominar «feísmo» se só nos fixamos na pel exterior do edificio; pero os seus autores tratan de responder a unha revolución: ¿que papel desempeñan os fogares ante as ameazas ás que se enfronta o noso mundo? ¿Como poden impulsar a innovación?

A editorial Taschen editou Homes for Our Time 2 (Fogares do noso tempo 2), segundo volume dunha obra na que Philip Jodidio analiza a arquitectura diversa e sostible do futuro, con descricións precisas, planos e fotografías cedidos polos estudos. Nas súas 464 páxinas hai máis de 60 edificios construídos en Vietnam, Sudáfrica, India ou China , entre outros países, proxectados por homes, mulleres e colectivos que marcan o final desa era na historia da arquitectura.

Un bo exemplo é a vivenda que ilustra este artigo, asinada por Suzuko Yamada, quen lembra unha experiencia nun bosque de Ruanda onde un grupo de gorilas parecían sentirse como en casa a pesar de non ter paredes nin un teito baixo o que acubillarse. «Tiven pensado se sería posible unha casa como esta en unha zona residencial de Tokio, onde a vida estivese suavemente rodeada por capas de aramado e obxectos que creasen unha variedade de profundidades, e onde a luz solar e as miradas dos transeúntes que pasan pola rúa mantivésense a distancia». Neste proxecto non hai paredes entre a casa e o xardín, senón elementos de aceiro, vigas e postes dun só tubo e riostras. A vivenda, cuxo interior é de madeira, expúxose para poder cambiar a súa forma con facilidade. A web especializada dezeen.com concedeulle o premio á Mellor Casa Urbana do ano 2020.

En The Parchment Works, en Northamptonshire (Reino Unido), Will Gamble traballou nunha casa victoriana con dobre fachada considerada un edificio histórico de grao 2. Preto atópanse as ruínas unha antiga fábrica de pergamiños e o cliente quería demolelas para ampliar a vivenda. O arquitecto propúxolle inserir dous volumes lixeiros entre os muros de ladrillo existentes (utilizou aceiro Corten, ladrillos recuperados e madeira de carballo), e tamén remodelou un cortello para deixar á vista os seus elementos estruturais e muros de pedra, engadíndolle un basamento de formigón. Gamble demostrou así que os vestixios do pasado son perfectamente compatibles cunha construción moderna.

Un proxecto similar é a casa en Campo de Ourique (Lisboa), dos irmáns Aires Mateus, que revelan a súa capacidade para intervir nun espazo industrial e facelo lixeiro, espazoso e contemporáneo, mantendo elementos preexistentes como unha cheminea de ladrillo.

Cun orzamento de só 40.000 dólares, o arquitecto local Palinda Kannangara construíu a Frame Holiday Structure en Imaduwa (Sri Lanka). Unha casa feita con andamiaje de aceiro, ladrillo visto e chans de madeira, que se edificou en só catro meses para un batería de jazz e música étnica. Dado que a parcela está exposta a frecuentes inundacións, a solución foi elevar a estrutura sobre estadas. Hai tres plataformas principais, unha zona para comer e de despensa e dúas ás de dormitorios, todo conectado por pasarelas lixeiras. O mobiliario se fabricou con materiais recuperados ou restos achados no lugar.

Ensamble Studio, liderado polo madrileño Antón García-Abril, é coñecido en Galicia polas pétreas Escola de Altos Estudos Musicais de Compostela e a sede da SGAE en Santiago, ademais do seu proxecto experimental A Trufa, na Costa da Morte. En Menorca executou un dos traballos máis espectaculares dos recolleitos en Homes for Our Time 2, a casa Ca´n Terra, construída no que queda dunha canteira. Nestes ocos tallados pola extracción de bloques de pedra abríronse tragaluces para dotalos de iluminación natural e creáronse algúns espazos con cemento e roca autóctona pulverizada, engadindo paneis solares, unha fosa séptica e unha cisterna de auga. O resultado, explica García-Abril, é unha «casa da terra: ao principio era só iso, terra, que se extraía cunha lóxica industrial; unha vez baleirada, abandonouse e se redescubrió cen anos despois para ser transformada en arquitectura».

Outras vivendas singulares son Hourglass Corral, en Milos (illas Cícladas, Grecia), de Deca Architecture, que se basea nos diagramas do matemático ucraíno Georgui Voronói (1868-1908) para debuxar sobre a paisaxe rural unha retícula xeométrica de celas, cada unha das cales se corresponde a un uso definido (contan con lucernarios practicables); ou 150 Steps Up to the Sexa, de Gurjit Matharoo, en Gujarat (a India), deseñada de acordo coas regras da construción india tradicional vastu shastra, e que conecta os seus cinco niveles cun paseo graduado de 150 banzos que remiten ao famoso cadro de Escher ou mesmo aos interiores da prisión do xogo da lura.

Casa Fortunata, de Luciano Lerner Basso, no Brasil, adáptase á natureza circundante: foi construída ao redor dunha árbore dunha especie en perigo de extinción e aséntase sobre pilotes para non perturbar o chan forestal; e a Loom House de Miller Hull, erixida preto de Seattle, foi cualificada como «a renovación do fogar máis ambiciosa do mundo desde o punto de vista ambiental», debido ao seu uso de materiais reciclados e eficiencia enerxética.

No libro, que conta cun amplo prólogo de Philip Jodidio e é unha edición plurilingüe (en español, inglés e italiano), figura tamén o estudo formado polo italiano Fabrizzio Barozzi e o galego Alberto Veiga, que participan con dous proxectos de remodelación de apartamentos en Barcelona. Emprendidos xunto ás súas respectivas parellas, Cecilia Rueda e María Díaz, o uso de tabiques móbiles, paletas de materiais gris claro e cubertas de espello que realzan as perspectivas, xunto ao chan de microcemento, conforman uns espazos flexibles, limpos e precisos.

 

[Imaxex: TASCHEN – fonte: http://www.lavozdegalicia.e]

L’Empire byzantin a brillé pendant un millénaire par ses singularités, ses connexions et ses rivalités. La qualité des sources explique l’intérêt des historiennes et des historiens pour cet espace.

Publié par Anthony Guyon et LE REGARD DU CHERCHEUR

Prise entre l’Orient et sa relation à Rome, l’histoire byzantine a longtemps été prisonnière de cet étau. Or de nombreux éléments singularisent l’Empire byzantin : le maintien d’un État fort, le rapport entre les petits et les grands propriétaires, une vie religieuse foisonnante, la place des impératrices ou encore sa position de carrefour l’amenant à renforcer les contacts avec l’ensemble des mondes méditerranéens tout en devant affronter de multiples menaces. L’histoire de cet Empire est donc riche et complexe.

L’historien Éric Limousin revient sur ce millénaire particulièrement riche dans le cadre de la dernière Documentation photographique.

L’empereur byzantin aux IXe et Xe siècles est étudié en Première dans le cadre des rapports entre les États et les religions. Le basileus est certes porteur d’une sacralité, mais il doit composer avec le patriarche de Constantinople.

Nonfiction.fr : Au milieu des années 2000, Byzance avait été l’objet d’une question à l’Agrégation et au Capes (Le monde byzantin, 750-1204. Économie et société) avec une mise en avant des travaux, parmi d’autres, de Jean-Claude Cheynet et Michel Kaplan. Quels pans de l’histoire byzantine ont été le plus renouvelés depuis, selon vous ?

Éric Limousin : La question de concours s’appuyait en grande partie sur les grandes études des byzantinistes français, mais elle bénéficiait également de la mise à disposition des chercheurs et des étudiants de l’Economy History of Byzantium sous la direction d’Angeliki Laiou. Cette publication a mis à jour nos connaissances dans de nombreux domaines et des chercheurs français comme Jacques Lefort ou Gilbert Dagron y ont grandement participé. Actuellement, il semble bien que nous soyons dans une période où il est nécessaire de mettre à plat nos connaissances sur Byzance, d’où la publication de ces nombreux manuels aux éditions Brill (après ceux de la Nouvelle Clio).

Les thématiques en vogue, selon moi, sont bien sûr les questions économiques et surtout la place des acteurs dans les échanges économiques : les aristocrates et la fortune, les grands établissements monastiques. Les études sur l’administration byzantine, la place et le rôle de l’aristocratie dans le fonctionnement de l’empire, sont un autre angle d’attaque, en particulier pour les chercheurs qui exploitent les ressources de la sigillographie.

L’empereur, bien évidemment, reste parmi les préoccupations des byzantinistes, mais les impératrices commencent à les concurrencer. Il est à espérer que la mise à disposition de tous du texte complet, en grec et en français, du Livre des Cérémonies va susciter chez les étudiants et étudiantes la naissance d’une appétence pour l’histoire byzantine.

Enfin, pour moi et pour le grand public, les résultats des fouilles du port de Yenikapi à Istanbul ont fait évoluer à la fois nos connaissances sur la construction navale byzantine, mais également sur l’organisation du système portuaire de Constantinople.

Le commencement de l’Empire byzantin est moins symbolisé par une date que par le règne de Constantin (306-337), marquant une rupture, notamment par le développement du christianisme. En quoi son règne est-il fondateur ?

Pour les enseignants à tous les niveaux, l’empereur Constantin est une référence assez « pratique ». En effet, son règne permet d’étudier la mise en place d’un pouvoir s’appuyant sur une double nature : romaine évidemment, mais désormais chrétienne. Il permet également d’étudier la mise en œuvre de cette construction faite d’avancées, de reculs, de négociations entre l’empereur et, d’une part, les nouvelles élites chrétiennes, d’autre part, les anciennes élites païennes.

Pour ce qui est des relations entre l’empereur et l’Église, tout est mis en place de manière exemplaire à partir du concile de Nicée : tout concile œcuménique doit ressembler à celui de Nicée, les participants doivent se comporter comme les évêques du Concile de Nicée, un empereur respectueux du fonctionnement du concile doit se comporter comme Constantin (ou du moins comme Eusèbe de Césarée nous le décrit dans sa Chronique).

Mais dans le même temps, Constantin montre les signes de cette tentation de contrôler l’Église qu’ont les empereurs tout au long de l’histoire byzantine : l’empereur respecte les formes du concile, mais ne respecte pas les décisions du concile ; il intervient discrètement dans le fonctionnement des institutions ecclésiastiques. Enfin, et surtout, la fonction impériale est glorifiée — à la romaine — en construisant le mausolée des Saints-Apôtres à la gloire du seul Constantin.

Toutefois, ces aspects sont plus difficiles à mettre en avant, éblouis que nous sommes par la gloire de cet empereur, gloire encore augmentée par la fondation de Constantinople.

Vous expliquez que l’Empire byzantin se singularise par le maintien d’un État fort incarné par différentes dynasties dont les Macédoniens et Basile II (976-1025). En quoi ce long règne marque-t-il un apogée de l’Empire ?

Byzance. L’Empereur, l’Empire, l’État             Éric Limousin 2022 CNRS 64 pages

Le règne de Basile II est celui de l’apogée territorial de l’Empire : quelques conquêtes sont certes postérieures autour d’Edesse, mais son règne est marqué par la consolidation de la frontière orientale (conquête des territoires arméniens) et par le renforcement de la position byzantine à Antioche ; surtout, il est symbolisé par la reconquête de la Bulgarie. Sur le plan intérieur, Basile II parvient, à partir de l’an 987, à mettre au pas l’aristocratie d’Asie Mineure après l’échec des grandes révoltes, leur assurant richesse et gloire en les mettant au service de l’État byzantin.

Tout cela n’est possible que parce que la politique fiscale de Basile II est rigoureuse et touche une économie byzantine en plein essor. Ainsi, la paysannerie de l’Empire finance (par l’impôt) l’armée et les fonctionnaires et contribue à l’essor de Constantinople. Il est mentionné par Michel Psellos qu’à sa mort, les réserves du trésor impérial se montre à 14,4 millions de nomismata.

Toutefois, certains éléments se mettent en place qui peuvent annoncer les difficultés futures : aux frontières balkaniques et orientales apparaissent de nouveaux adversaires, nomades Petchénègues en Occident, Turcs seldjoukides en Orient. Sur le plan intérieur, les aristocrates sont toujours indispensables au fonctionnement de l’État et ils en tirent des bénéfices substantiels. Enfin, la continuité de la dynastie n’a été assurée ni par Basile II, ni par son frère Constantin VIII, qui ont « oublié » de marier les sœurs porphyrogénètes (c’est-à-dire les filles légitimes de l’empereur, nées dans la pourpre).

L’empereur byzantin s’inscrit dans une tradition romaine et chrétienne, mais aussi orientale par sa représentation. Qu’est-ce qui distingue l’empereur byzantin, particulièrement visible dans sa capitale, d’autres détenteurs d’un pouvoir similaire tels Charlemagne ou le calife ?

Il est certain que les emprunts d’un pouvoir à l’autre sont certains dans le cas des cérémonies. Ainsi, la proskynèse (le fait de se prosterner devant une personne de rang supérieur), coutume d’origine perse, se retrouve aussi bien à Constantinople qu’au Caire. L’étalage de richesse pendant les réceptions et les processions est un système commun à Constantinople et à Bagdad : le décor mobilier, la mise en scène, la profusion de personnels fastueusement vêtus ont pour objectif de déstabiliser les ambassadeurs, toutes ces réceptions obéissant surtout à une étiquette minutieusement réglée qui donne tout son prix à l’audience impériale et califale. Si l’on veut, c’est ce que recherchent en partie les Carolingiens et les Ottoniens lorsqu’ils tentent d’adapter l’architecture et les arts décoratifs byzantins à Aix-la-Chapelle.

Toutefois, le cérémonial est un véritable système de gouvernement pour les empereurs byzantins, qui mettent en scène autour d’eux, leur famille, les fonctionnaires palatins et, en particulier, les eunuques. Ainsi, pour les aristocrates, la participation aux cérémonies est indispensable pour assurer la pérennité de la famille. Enfin et surtout — c’est la grande différence avec le calife abbasside —, ces cérémonies permettent à l’empereur de se rendre visible de la population de Constantinople : au Palais par les élites, à Sainte-Sophie par quelques milliers de personnes, à l’Hippodrome et dans les rues de la Ville par la population dans son ensemble.

Tout ce système de cérémonies permet une forme de communication politique : ainsi, Théophile, selon la tradition, se promène dans les rues de la Ville pour ressentir l’opinion des populations. De même en 1042, les membres des métiers conspuent Michel V et exigent le retour des porphyrogénètes.

Les impératrices jouent un rôle majeur au sein de la famille impériale et de la cour des femmes du palais, mais certaines disposent également d’un réel pouvoir politique, comme l’impératrice Zoé, qui succède à son père Constantin VIII en 1028, même si ce sont ses trois maris successifs et son fils adoptif qui exercent le pouvoir. S’agit-il d’un contre-exemple ou les impératrices ont-elles un rôle politique crucial ?

Avec les deux sœurs, mais également avec Eudocie Makrembolitissa ou Irène Doukaina, les femmes exercent le pouvoir. Ainsi, les filles de Constantin VIII assurent une présence politique permanente entre 1028 et 1056. Il est certain que Zoé a été formée par son oncle Basile II au métier de gouvernant (même Psellos doit l’admettre et Théodora règne seule un temps).

Le problème vient d’un effet de sources, les auteurs étant peu disposés à décrire une femme au pouvoir, car ils ont une vision du pouvoir comme étant naturellement et essentiellement masculin. La mise à l’écart des femmes au XIe siècle est donc le résultat de la description que les auteurs nous livrent de leurs actions : ils les limitent au rôle traditionnel de garante de la continuité dynastique. À cet égard, Anne Comnène ne déroge pas à la règle, elle décrit sa grand-mère et sa mère comme des auxiliaires de son père, mais jamais comme des personnes capables de gouverner seules. Or, nous savons par ailleurs qu’Irène Doukaina a su préserver le patrimoine familial et ne pas le fondre dans celui des Comnènes.

On sait également que l’avis des impératrices compte dans la décision politique, car elles ont des relais dans l’aristocratie : Catherine, la femme d’Isaac Comnène, a des liens avec les familles bulgares intégrées dans l’aristocratie byzantine après 1018. C’est pourquoi, les empereurs cherchent à épouser des princesses étrangères (l’exemple de la famille d’Irène omniprésente dans les cercles du pouvoirs de Constantinople à la fin du VIIIe siècle sert de leçon pendant longtemps).

Menacé par les califats arabo-musulmans et les différents royaumes au nord de la Grèce actuelle, l’Empire byzantin devait également être capable de se défendre sur mer. Quels sont les atouts militaires de Byzance pour faire face à tant de menaces ?

Le principal atout de l’Empire vient de sa richesse : à partir du VIIIsiècle, nous assistons à un renouveau économique qui n’est arrêté que par les guerres. Le renouveau démographique semble sans fin, même si certaines régions connaissent un dépeuplement passager dû aux guerres dans les Balkans ou dans la région du Taurus. L’empereur peut toujours compter sur une population rurale nombreuse qui lui assure des revenus fiscaux, à tel point que les élites économiques et politiques cherchent avant tout à participer à la redistribution de la manne fiscale.

Jusqu’au milieu du XIIIe siècle, la conjoncture est favorable : l’impôt, de plus en plus payé en monnaie, permet un financement permanent de l’armée. De ce fait, les troupes sont de plus en plus professionnelles ; l’ancienne organisation militaire (suivant la division du corps d’armée en thème et en tagma, soit une unité territoriale populaire et un bataillon de soldats permanents) qui a assuré la défense de l’Empire au VIIIe siècle, est remplacé par des troupes mercenaires efficace. Il faut noter que le recrutement ne fait pas nécessairement appel à des troupes étrangères.

À cela s’ajoute la diplomatie du nomisma (monnaie d’or), car l’empereur préférera toujours une mauvaise paix gagnée à prix d’or que les incertitudes d’une « bonne guerre ». Entre Léon III achetant l’alliance bulgare en 717-718, Basile II achetant un contingent russe (pour défendre Constantinople menacée par Bardas Phokas), ou Alexis Ier Comnène s’assurant de l’alliance vénitienne (au prix d’avantages commerciaux importants pour ces derniers), les exemples sont nombreux de l’efficacité de la diplomatie byzantine, très au fait des forces et faiblesses de ses partenaires.

La ville de Constantinople compte près de 500 000 habitants au VIe siècle et de nouveau au XIe siècle. Bénéficiant d’une solide position de carrefour, la ville a su faire face aux menaces (bien qu’elle soit mise à sac en 1204 et prise en 1453), tout en devenant le centre du pouvoir. Quel monument y incarne, selon vous, le mieux le pouvoir de l’Empire byzantin ?

Sans coquetterie exagérée, je ne mettrais pas en avant ni l’Hippodrome, ni le Grand Palais, ni la muraille de Théodose, ni même Sainte-Sophie. Mon choix se porterait sur la « modeste » église du Myrélaion, actuellement la mosquée Bodrum Camii. Pour quelles raisons ? D’abord parce que c’est un échec sur le long terme.

En effet, l’empereur Romain Ier Lécapène a voulu en faire un mausolée familial pour assoir sa prise de contrôle de la dynastie macédonienne. Pour ce faire, il a créé autour d’elle un monastère, centre du culte familial, mais également centre de ce que l’on appelle un oikos impérial, c’est-à-dire une fondation s’appuyant sur de très nombreuses propriétés foncières réparties dans tout l’Empire qui permettent au Myrélaion de participer à la vie économique de la capitale en assurant aux plus pauvres de la capitale la possibilité d’un pain peu cher voire gratuit. De plus, comme tous les autres oikoi, il est géré par de nombreux fonctionnaires qui bénéficient eux aussi de ces largesses.

Pour moi, cet établissement, comme celui du Monastère du Pantocrator, montre bien comment les empereurs byzantins ont assuré ce que l’on appellerait des missions de service public. Ils font ainsi parfaitement la synthèse entre la charité chrétienne et l’évergétisme antique, qui sont les deux piliers de ces relations avec la population de Constantinople.

 

[Source : http://www.nonfiction.fr]

La importancia de un logo a la hora de presentar una compañía, una firma o de definir el trabajo de alguien que crea de manera autónoma es vital, ya que con un simple trazo, una palabra y unos colores estamos intentando convencer del servicio o el producto que ofrecemos.

Y ya no es solo que estemos intentando vender algo, sino que tras el diseño de un buen logo hay toda una declaración de intenciones, una filosofía « marketiniana » y una identidad que pretende destacar y diferenciarse en el agresivo mundo comercial y laboral.

Aunque a artistas de la talla de Leonardo Da Vinci, Picasso, Andy Warhol o Claude Monet jamás les hizo falta un logo para ser conocidos y reconocidos por su genio y su sello inconfundible, ¿cómo hubieran sido sus iconos en la era del diseño gráfico y del marketing digital?

El creativo Milton Omena en su perfil de Behance ha imaginado cómo serían los universos de algunos de los pintores más famosos de la historia si se redujeran a la mínima expresión de una imagen de marca y la verdad es que los resultados de su proyecto son asombrosos.

 

LEONARDO DA VINCI (1452 – 1519)

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« Como referencia utilicé sus bocetos, cuadernos y estudios. Aunque es conocido por su brillante uso de la perspectiva y la profundidad en los fondos y sus retratos increíblemente expresivos, supuse que su lado inventor reflejaría más su personalidad ».

 

VINCENT VAN GOGH (1853 – 1890)

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« Se dice que era una persona muy reservada y reflexiva y un artista muy meticuloso. Me inspiré en su patrón de pincel icónico. La identidad de marca se convirtió en la única forma lógica de englobar su enorme influencia ».

 

CLAUDE MONET (1840 – 1926)

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« Monet fue el impresionista más influyente del impresionismo, movimiento que lleva el nombre de una de sus pinturas. Me inspiré en las famosas pinturas que hizo del puente sobre el lago en su jardín ».

 

SALVADOR DALÍ (1904 – 1989)

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« Un hombre increíblemente extraño que trascendió la realidad manteniendo un estilo realista impresionante. Conocido por su glorioso bigote e irreverencia. Este fue el logo con el que más me divertí diseñando. Sin cuadrículas, solo ilustración a mano alzada ».

 

PABLO PICASSO (1881 – 1973)

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« Sus pinturas se encuentran entre las obras de arte más caras jamás subastadas y se menciona repetidamente como un artista con múltiples talentos que no solo es pintor, sino también escultor. Su estilo cubista es el más reconocido ».

 

PIET MONDRIAN (1872 – 1944)

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« Un pintor cuyo uso geométrico y matemático de los colores primarios creó el neoplasticismo y dejó una huella en la historia. Su estilo influyó no solo en el arte sino también en la arquitectura y el diseño gráfico durante los años posteriores ».

 

JACKSON POLLOCK (1912 – 1956)

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« Un hombre rebelde conocido por su método del goteo, por su expresionismo abstracto y por su actitud de vaquero. Un pintor que solía pintar en el suelo y, a veces, dejaba quemaduras accidentales de cigarrillos en su lienzo debido a que fumaba incluso mientras pintaba ».

 

ANDY WARHOL (1928 – 1987)

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« El nombre más grande en el movimiento pop-art. Sus colores brillantes fueron un revuelo en el mundo de la fama y la publicidad. Un hombre interesante con ideas muy grandes y que valoraba el impacto ».

 

Milton Omena: Behance

 

Publicado por Luiki Alonso

 

 

[Fuente: http://www.culturainquieta.com]

Un avocat marocain a mis l’équipementier Adidas en demeure, afin de demander le retrait de la vente de maillots décorés de formes géométriques rappelant la mosaïque dont Rabat revendique la paternité.

L'Algérie estime que la céramique, dont le zellige, n'est pas l'apanage des Marocains mais plutôt un art maghrébin, hérité d'anciennes civilisations orientales. | Mike Prince via Wikimedia Commons

L’Algérie estime que la céramique, dont le zellige, n’est pas l’apanage des Marocains mais plutôt un art maghrébin, hérité d’anciennes civilisations orientales. | Mike Prince via Wikimedia Commons

Écrit par Mussa Acher — édité par Natacha Zimmermann 

Les relations entre l’Algérie et le Maroc n’en finissent pas de s’envenimer. Aucun domaine n’est épargné, pas même l’histoire culturelle et artistique, pourtant l’un des domaines les mieux partagés par les deux peuples et censé les fédérer.

Pour preuve, cette nouvelle polémique qui fait rage depuis quelques semaines dans les médias et sur les réseaux sociaux, creusant davantage encore le fossé entre les deux pays, qui ont rompu leurs relations diplomatiques en août 2021: le 29 septembre, un avocat marocain, appuyé par le gouvernement, a mis en demeure l’équipementier allemand Adidas pour avoir mis sur le marché des maillots portés, entre autres, par l’équipe algérienne de football, arguant que ces vêtements étaient marqués par des motifs tirés, selon la requête, du patrimoine marocain.

La mosaïque de la discorde

«Mandaté par le ministère de la Culture, de la Jeunesse et de la Communication, j’ai adressé hier une première lettre de mise en demeure au représentant légal du groupe Adidas afin de requérir le retrait de la collection des maillots de sport inspirés de l’art de zellige marocain», a tweeté l’avocat marocain Mourad Elajouti.

Le zellige désigne une mosaïque constituée de carreaux de faïence multicolores, formant des motifs géométriques ou figuratifs, que l’on trouve aussi bien à l’intérieur de bâtiments que sur les façades. Dans une autre déclaration, l’avocat affirme que le ministère marocain de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire avait, depuis longtemps, déposé le design dit «zellige de Fès» en tant que «propriété exclusivement marocaine».

La faïence zellige décorait, autrefois, des palais connus ou divers objets d’art. | Maupie via Wikimedia Commons

Le design de ces nouveaux maillots, portés une ou deux fois par l’équipe algérienne dans des matchs d’entraînement, s’inspire en effet clairement de l’art de la céramique maghrébine et plus précisément de la faïence zellige qui décorait, autrefois, des palais connus ou divers objets d’art. Adidas a répondu à la requête marocaine, en assurant que le design en question s’inspirait de la culture algérienne, notamment du palais El Mechouar, à Tlemcen, et d’un autre site à Cherchell.

Un patrimoine universel

La démarche marocaine est considérée par les Algériens comme une provocation politique: selon eux, la céramique, dont le zellige, n’est pas l’apanage des Marocains mais plutôt un art maghrébin, hérité d’anciennes civilisations orientales. Le gouvernement algérien évite toutefois de s’impliquer directement dans cette bataille culturelle. Pour afficher son soutien, la ministre de la Culture et des Arts, Soraya Mouloudji, s’est contentée d’arborer un foulard aux motifs inspirés du zellige.

Le spécialiste de l’architecture islamique Alaa-Eddine Merzouki estime quant à lui que le zellige, comme forme de mosaïque, est d’abord apparu en Algérie, mais que ses origines remontent à la Mésopotamie. De Byzance, il s’est ensuite exporté à Rome, en passant par l’Andalousie, avant d’atterrir en Algérie, plus précisément à Msila, lors de la fondation de la dynastie des Hammadites, au début du XIsiècle –en témoignent les constructions de l’époque, dont la célèbre citadelle des Beni Abbès. Et c’est de là, selon cet expert, que cet art va gagner les autres régions du Maghreb, dont la Tunisie et le Maroc.

Interrogé par Slate, Hellal Zoubir, artiste et designer algérien, se dit interloqué par la teneur de la polémique. Il se demande, ainsi, «si les créateurs des figures géométriques (tracés régulateurs des motifs du zellige sous forme de mosaïque) qui ont vécus au XIIe siècle et bien avant vont demander des droits d’auteur pour leur utilisation». Considérant le fait de s’approprier le zellige comme une «hérésie», il insiste sur le fait qu’il s’agit d’un «patrimoine commun» aux pays de la Méditerranée (Espagne, Maroc, Algérie, Tunisie) et même universel, «dès lors que les Perses, les Byzantins et les Romains ont eux aussi utilisé ce tracé géométrique».

Au menu: couscous et raï

À propos de ce brassage des cultures qui caractérise la région, Hella Zoubir rappelle l’apport des pionniers algériens tels qu’Azouaou Mammeri qui, à la naissance du royaume du Maroc moderne, en 1912, sous l’administration française, occupait le poste d’inspecteur des arts. Une autre contribution «indiscutable» est celle de l’Algérien Lamali Boudemaa, précurseur de l’art de la céramique au Maroc.

Autre preuve que l’art de la céramique a toujours existé en Algérie: les artistes français installés à Alger dès la fin du XIXe siècle se sont intéressés à cette forme d’art et l’ont développée dans les réaménagements opérés sur plusieurs villas et constructions. Cette bataille autour des arts décoratifs nous renvoie à celles autour de la filiation du raï et du couscous, qui n’ont jamais été tranchées.

Lorsque l’Algérie avait déposé un dossier auprès de l’Unesco, en 2016, pour faire reconnaître le raï, «chant populaire algérien», au patrimoine mondial de l’humanité, les Marocains avaient éructé. Car s’il est vrai que les plus grandes stars ddu raï (Khaled, Mami, Zahouania, Cheikha Rimitti, Faudel) sont algériennes, certaines mélodies de ce genre musical, et mêmes les paroles de beaucoup de chansons connues, sont d’origines marocaines. Aussi, l’essentiel du répertoire populaire algérois, dit «chaabi» vient du Maroc. Mais on oublie souvent qu’à l’époque de l’éclosion de cet art, il n’y avait pas de frontières entre les deux pays.

Alger et Rabat se sont également disputé la paternité du couscous. En 2019, Algérie, Maroc, Tunisie et Mauritanie ont toutefois finalement déposé un dossier commun afin de faire entrer le couscous au patrimoine culinaire mondial de l’Unesco –ce qui est le cas depuis 2020. Moralité: les pays du Maghreb doivent apprendre à s’unir, pas à se regarder éternellement en chiens de faïence.

 

[Source : http://www.slate.fr]

 

“Os arquitetos vivem imersos num ambiente cultural e quando estão a fazer um projeto são influenciados pelo tempo em que vivem, que também tem que ver com a cultura que consomem, com os livros que leem, com os filmes que veem, as peças de teatro a que assistem, com a música que ouvem.” (Urbano 2013, 122)

Em “Histórias Simples. Textos sobre Arquitectura e Cinema”, Luís Urbano salienta a importância da relação entre a arquitetura e o espaço imaginado para o cinema. Para Urbano, o cinema mostra um próprio e característico sentido de lugar, que já faz parte do imaginário de cada um. Há filmes quase com cem anos e por isso a maneira como se olha e se pensa o espaço real onde se vive é também certamente influenciado pelo cinema.

Para Urbano, os cenários são a ligação mais óbvia e evidente entre o cinema e a arquitetura. Os estúdios de cinema são autênticas cidades e por vezes até tomam formas mais experimentais. Urbano explica que há naturalmente tendência para desvalorizar a arquitetura cinematográfica, por esta ser transitória: «Mas se começarmos a pensar que há filmes que foram feitos há setenta ou oitenta anos, os grandes clássicos do cinema que continuam a ser vistos por uma grande quantidade de pessoas, e que a arquitetura que está nesses filmes continua a ser vista hoje em dia, então acho que é de lhe dar alguma importância.» (Urbano 2013, 117)

No cinema também se sente com o corpo – depois de se ver um filme tem de haver uma readaptação à realidade. É através do espaço que se tem existência física e sensorial e cada um tem uma maneira própria e irreproduzível de se relacionar com este. A arquitetura é entendida por cortes, bocados e fragmentos, é pesada, é matéria, é luz, é som. Urbano explica que a arquitetura e a memória espacial resultante é constituída por partes por vezes desconexas. Por isso o espaço virtual não é arquitetura porque é contínuo, fluído e homogéneo. A fotografia é também diferente porque pode alterar as dimensões e apresenta sempre pontos de vista estáticos e imóveis. Mas já o cinema é o meio mais próximo da arquitetura porque é através do movimento e do percurso que se capta a real perceção de qualquer espaço: “No cinema, identificamo-nos com os personagens também porque eles são coincidentes com o espaço arquitetónico que habitam. (…) Sentimo-nos transportados para aquela realidade e, às vezes, transportados fisicamente.” (Urbano 2013, 120)

Para Urbano é difícil tentar perceber a importância do cinema na arquitetura, mas os processos mentais para fazer arquitetura aproximam-se muito dos processos mentais para se fazer cinema – sobretudo no que diz respeito à escolha de planos e à definição da montagem de acontecimentos espaciais. Os arquitetos também têm de imaginar a vida que irá acontecer num determinado espaço. Ao projetar, os arquitetos têm a capacidade “… de fazer a transição entre espaços que têm dimensões completamente antagónicas, de espaços estreitos e baixos para espaços largos e altos, ou espaços que tenham materiais diferentes.” (Urbano 2013, 120)

Nem a arquitetura e nem o cinema são possíveis sem o espectador em movimento, isto é, sem a capacidade de juntar formas e espaços diferentes sob uma mesma narrativa. Tanto a arquitetura como o cinema têm a capacidade de, ao juntar certas partes diferentes, alterar ou criar novos significados, reordenando a realidade. Na arquitetura é importante a forma como se juntam espaços distintos – é a maneira de dispor e relacionar espaços diferentes que cria expressões variadas.Mas a relação entre a arquitetura e o cinema tem de se dar através da metáfora e por meio de substituições e aproximações não evidentes. E por mais que se queira, o espaço construído pelo arquiteto nunca corresponde totalmente ao que foi imaginado, porque a arquitetura transportará sempre múltiplas interpretações e possibilidades. A arquitetura tem de estar permanentemente preparada para receber livremente várias narrativas, sentidos e funções. Ao fazer parte de um tempo, a arquitetura, tem ainda capacidade de ser o testemunho e a imagem de determinados acontecimentos. Também ela conta uma história. Porém, o cinema usa o espaço para servir uma determinada e específica narrativa. Os cineastas têm a possibilidade de controlar toda a ocupação de um espaço: “A grande vantagem da arquitetura, podemos dizer que é uma vantagem ou uma limitação, é permitir que todas as histórias da aconteçam nela. Há liberdade, as pessoas podem utilizar a arquitetura como quiserem. O cinema apesar de conseguir controlar a forma como as pessoas vivem a arquitetura, também a limita, já que só se pode viver o espaço daquela maneira.” (Urbano 2013, 123)Mas ainda assim, na opinião de Urbano, o cinema é o instrumento mais útil para descrever a arquitetura – é o testemunho mais real de uma verdade construída. A arquitetura necessita pois do ecrã, dos planos, da história e do movimento para ser compreendida e experienciada e o ecrã precisa da arquitetura para reconstruir a realidade a favor de uma nova ordem e de um novo significado.

Ana Ruepp

[Fonte: e-cultura.blogs.sapo.pt/a-forca-do-ato-criador]

Siza, “o grande maestro” da elegância e da simplicidade.

Da narrativa do seu processo de criação surge o conforto e a funcionalidade.

Ligado profundamente às obras de Frank Lloyd Wright e Adolf Loos, o seu trabalho aceita as influências minimalistas e modernistas e explora sempre o ambiente que rodeia a obra.

Siza Vieira, “o grande maestro” que trouxe inovação à estética deste nosso país.

A ordem da obra na relação com os outros espaços: eis.

A arquitetura também nos chega por mão de quem revela o cerne do conhecimento intuitivo entre a humanidade e a natureza e a vontade de conhecer o habitat de ambas.

“Arquitetura é arte, e isso está no meu espírito desde sempre”, afirma A.S.V.

Diga-se que as verdadeiras manhãs acontecem quando a arte comanda as mondas, os muros e os musgos, na pura ideia de nunca deixar de pensar.

Teresa Bracinha Vieira

[Fonte: e-cultura.blogs.sapo.pt]

El pasado hebreo de la capital checa dejó una huella indeleble en su arquitectura que ni siquiera el Holocausto pudo borrar y que hoy podemos admirar con asombro.

Escrito por Ricardo Angoso

Praga era una de las grandes capitales judías de Europa, aunque numéricamente la cifra de judíos que vivían en la capital checa en 1939 era muchísimo menor al de las grandes capitales hebreas de Europa antes de la gran catástrofe del Holocausto. En esa fecha,  en el año que iba a estallar la Segunda Guerra Mundial, vivían en Praga 56.000 judíos, una población muy lejos de los 400.000 de Varsovia o los 230.000 de Lodz. Pese a todo, conviene conocerla y recorrerla en profundidad porque una buena parte del patrimonio arquitectónico judío, a pesar de la brutal represión nazi, se ha preservado hasta ahora y se encuentra concentrado en el barrio conocido como Josefov, uno de los asentamientos judíos quizá más antiguo de Europa.

La vida de los judíos de Praga está absolutamente ligada a la de Checoslovaquia, país creado tras la Primera Guerra Mundial, y a los avatares que el país sufrió en la primera mitad del siglo XX. Los checos fueron obligados, en 1938, a entregar los Sudetes a Alemania.

En ese entonces, se calcula que entre nacionales y llegados de fuera ante el avance alemán había en esos momentos en Praga unos 96.000 judíos.

Reinhard Heydrich – Foto: Wikipedia – CC BY-SA 3.0

Debemos reseñar que Hitler envió como Protector de Bohemia y Moravia a uno de los personajes más siniestros del nazismo, Reinhard Heydrich, más conocido como el “carnicero de Praga”, y que moriría asesinado por resistentes checos en esta ciudad, en 1942. Eso no fue óbice para que la maquinaría alemana del Holocausto se pusiera en marcha y miles de judíos fueran enviados a los campos de la muerte. Se calcula que el número total de asesinados en toda Checoslovaquia ascendió a los 150.000, repartiéndose casi a dos mitades entre Eslovaquia y los territorios checos.  Se calcula que en el 1945 quedaban apenas unos 15.000 hebreos en el país, de los cuales más de la mitad partió hacia Israel u Occidente tras la llegada al poder de los comunistas en Praga.

Cuando la Unión Soviética, con la ayuda de sus aliados socialistas, invadió y ocupó Checoslovaquia, en 1968, para poner fin a la primavera de Praga, se calcula que unos 3.400 judíos abandonaron el país. En 1989, con la caída del régimen comunista y la llegada de las libertades, la vida judía se fue abriendo su espacio en la sociedad checa y las comunidades hebreas comenzaron a organizarse abiertamente. En la actualidad, hay que reseñar que viven entre 3.000 y 4.000 hebreos en todo el territorio checo, de los que se calcula que la mitad lo hacen en Praga, aunque la comunidad está muy envejecida y no activa como en los viejos tiempos. A continuación te detallamos los lugares que no debes dejar de visitar en tu viaje a la capital checa.

1 – Las sinagogas de Praga. Casi todas las sinagogas de la capital checa se encuentran en el barrio de Josefov, en pleno centro histórico de la ciudad y muchas de ellas a apenas unos centenares de metros de la conocida como Plaza de la Ciudad Vieja, y constituyen, en definitiva, el núcleo de la esencia y el espíritu hebreo de esta ciudad milenaria.

Esta es la nómina de los principales templos judíos de la ciudad:

Sinagoga Pinkas. Fue fundada en 1479 y  está situada en la entrada del Viejo Cementerio Judío de Praga. En sus paredes están inscritos los nombres de los 77.297 judíos checos asesinados por los nazis. En la sinagoga Pinkas también se puede ver una amplia colección de dibujos hechos por niños que estuvieron en el campo de concentración de Terezín.

Sinagoga Maisel. Construida a finales del siglo XVI, la sinagoga fue víctima del incendio de 1689, en cuyo momento fue reconstruida en estilo barroco, y a finales del siglo XIX fue remodelada en estilo neogótico. Desde 1960 contiene una gran colección de objetos judíos: libros, objetos decorativos, telas, plata y  materiales relacionados con el culto religioso.

Sinagoga Española. Su fachada es una de las más bellas de entre todas las sinagogas de Praga. Construida en 1868 adquiere el nombre de «La Española» debido a su decoración neomorisca, de gran similitud a la Alhambra de Granada. En su interior podemos ver una exposición sobre la vida de los judíos en las últimas décadas.

Sinagoga Klausen. Construida en 1694, alberga en su interior una gran colección de textos hebreos y, al igual que la sinagoga Pinkas, dibujos de Terezín hechos por los niños que allí estuvieron. La sinagoga Klausen se encuentra en la salida del Viejo Cementerio Judío.

Sinagoga Alta. Construida en el siglo XVI y financiada por Mordechai Maisel, la sinagoga Alta tiene dos plantas: en la planta alta alberga una colección de telas, cortinas y objetos de plata, mientras que en la planta baja hay una pequeña tienda de recuerdos.

Sinagoga Vieja-Nueva o también conocida como Staronová. Esta sinagoga es la más antigua de Europa aún en funcionamiento y constituye uno de los primeros edificios góticos de Praga. Fue construida en 1270 y estuvo en uso hasta fechas muy recientes.

(Fuente consultada: Disfrutar Praga: https://www.disfrutapraga.com/sinagogas).

2 – El Viejo Cementerio Judío. El antiguo cementerio judío de Praga es uno de los lugares más conocidos del continente y sobre el mismo se han escrito miles de páginas en todas las guías y reseñadas publicadas sobre la capital checa. El lugar se encuentra en el barrio judío de Praga, conocido popularmente a lo largo de la historia como Josefov, y es usado como recinto funerario desde el siglo XV, aunque oficialmente dataría del año 1439, en que se fecha la tumba más antigua, la de Aviador Kara, y su cronología llega hasta el año 1787.

En una página de turismo de Praga (https://www.disfrutapraga.com/cementerio-judio) hemos encontrado esta reseña que compartimos aquí: “Su antecesor fue otro cementerio llamado «El jardín judío», ubicado en el barrio Nuevo de Praga y encontrado recientemente gracias a diversas excavaciones arqueológicas. El número de tumbas de gente enterrada es incierto, porque hay varias capas de tumbas. En cualquier caso, se ha estimado que hay aproximadamente 12.000 tumbas aparentemente visibles, en las cuales descansan más de 100.000 judíos”. Algunas de las personas más famosas enterradas en el cementerio son Mordecai Maisel (1601), Rabbi Judah Loew (1609), David Gans (1613) y David Oppenheim (1736).

Por cierto, como curiosidad queremos destacar que este cementerio aparece citado en el conocido libelo antisemita Los protocolos de los sabios de Sion, como el supuesto lugar donde se encontraban los judíos que conspiraban contra la humanidad, y la novela de Umberto Eco El cementerio de Praga trata sobre esta cuestión que tiene más que ver con la ficción que con la realidad.

3 – La tumba de Kafka y el Nuevo Cementerio Judío. Aunque está algo alejado del centro de la ciudad y del barrio judío, es un lugar muy visitado y conocido. El cementerio, con incontables lápidas de valor artístico, fue fundado en 1890. Lo que más llama la atención es un monumento a los judíos checoslovacos, víctimas del Holocausto y de la resistencia, de 1985. Otro de los lugares más buscados es la tumba del escritor Franz Kafka y sus padres (lápida núm. 21 – 14 – 21).

(Fuente citada y consultada: https://www.prague.eu/es/objeto/lugares/1688/nuevo-cementerio-judio-novy-zidovsky-hrbitov).

4 – El Ayuntamiento Judío. Situado en pleno barrio judío y muy cerca de la mayoría de las sinagogas de la ciudad, data del siglo XVI y es uno de edificios que nos revela la riqueza, grandeza y esplendor que tuvo la comunidad hebrea en el pasado de la capital checa, todavía muy potente hoy en sus muestras arquitectónicas en el barrio de Josefov.

Hemos encontrado esta reseña que nos cuenta algo de la historia del lugar, que reproducimos literalmente por su interés: “El Ayuntamiento del Barrio Judío (Židovská radnice) se ubica en pleno Barrio Judío y fue levantado a finales del siglo XVI (se cree que entre los años 1570 y 1577), según mandato del alcalde Mordechai Maisel. Este edificio ha sufrido diferentes remodelaciones a lo largo de los años, siendo la última en el año 1908”.

(Fuente citada y consultada: https://www.minube.com/rincon/ayuntamiento-del-barrio-judio-%C5%BEidovska-radnice-a656801).

En la parte superior del edificio se visualiza su famosa Torre del Reloj, y justo debajo de esta torre mirando a la Sinagoga Vieja-Nueva hay otro reloj más pequeño con los números en hebreo. Cerca del Ayuntamiento se encuentran la mayoría de los monumentos más importantes del barrio judío o Josefov, como numerosas sinagogas, entre las cuales destaca la Sinagoga Vieja-Nueva o Staronová que está justo enfrente del Ayuntamiento y el antiguo cementerio judío de Praga.

5 – La sinagoga de Jerusalén. Es la única de las grandes sinagogas de Praga que se encuentra fuera del barrio judío o Josefov y debe ser muy bella, a tenor de lo que dicen todas las reseñas y guías sobre la capital checa, aunque debo reconocer que siempre que he intentado visitarla me la encontré cerrada a cal y canto por unas obras que, a mi suponer, se hacen interminables.

Reproduzco la siguiente reseña que he encontrado en una guía de viajes de Praga ante la imposibilidad de reseñarla personalmente: “La construcción más reciente y a la vez la más grande de las sinagogas de la Comunidad Judía de Praga se llevó a cabo entre el 26 de junio 1905 y el 1 de septiembre 1906 en estilo pseudomorisco según el diseño de Wilhelm Stiassny, un arquitecto vienés con larga experiencia en construcción de sinagogas. La obra fue dirigida por Alois Richter. La decoración interior, las decoraciones policromadas de la nave del templo, los murales y estuco fueron realizados por la empresa de František Fröhlich. La fachada principal del edificio destaca por su magnífico arco y rosetón grande en cuyo centro se encuentra la estrella de David. La sinagoga fue erigida para reemplazar otros edificios religiosos derribados por motivo de regeneración urbana”.

(Fuente citada y consultada:https://www.prague.eu/es/objeto/lugares/1636/sinagoga-de-jerusalen-sinagoga-de-jubileo-jeruzalemska-jubilejni-synagoga).

6 – El campo de concentración de Theresienstadt o Terezín. Muy cerca de Praga se encuentra este campo de concentración que recomendamos porque es uno de los lugares más emblemáticos del periodo en que la República Checa estuvo ocupada por los nazis y pusieron en marcha la maquinaría brutal del Holocausto en este país. En la Enciclopedia del Holocausto del Museo Memorial de Washington hemos encontrado esta reseña: “En su capacidad pico, en septiembre de 1942, Theresienstadt retuvo a aproximadamente 60.000 prisioneros metidos en una zona con calles de poco más de 640 metros de largo. Las provisiones de comida y medicamentos apenas alcanzaban para sobrevivir prolongados períodos, especialmente para los ancianos y las personas de salud delicada”.

En este campo fallecieron, bien por las duras condiciones de vida o por los asesinatos perpetrados por los nazis, más de 35.000 judíos y otros miles más fueron deportados a otros campos de concentración para ser gaseados, entre los que destacan Dachau, Buchenwald y Auschwitz.

Fuentes utilizadas:

Praga, objetos y lugares
https://www.prague.eu/es/objeto/lugares/1688/nuevo-cementerio-judio-novy-zidovsky-hrbitov

Disfrutar Praga
https://www.disfrutapraga.com/sinagogas

Minube
https://www.minube.com/rincon/ayuntamiento-del-barrio-judio-%C5%BEidovska-radnice-a656801

Enciclopedia del Holocausto del United States Holocaust Memorial Museum

 

[Fotos del autor: viejo cementerio judío de Praga – publicado en http://www.aurora-israel.co.il]

 

Roma desordenada. La ciudad y lo demás
Juan Claudio de Ramón
Siruela, 2022, 342 pp.
Escrito

En la época del turismo de masas se siguen escribiendo libros de viajes, quizás más que cuando el viaje era el privilegio de unos pocos y la mayoría solo lo imaginaba a través de un libro o de las escenas de una película. Muchas de esas obras, y no digamos las guías de todo tipo, no pasan de ser una abultada reseña de las impresiones del viajero, acaso no muy diferente de las que aparecen en las redes sociales. Pocas alcanzan la categoría de obra literaria, aunque para conseguirla no solo hace falta erudición sino, ante todo, estilo, cercanía, capacidad de suscitar en el lector impresiones, evocaciones y reflexiones que invitan a una lectura lenta y sabrosa, muy alejada de la inmediatez obligada de los best sellers veraniegos.

Entre estos libros está Roma desordenada. La ciudad y lo demás del escritor y diplomático Juan Claudio de Ramón, que estuvo destinado cuatro años en la capital italiana. Uno de los rasgos principales de esta obra es subrayada en el prólogo de Ignacio Peyró: es un libro de paseos más que de viajes. Lo ha escrito un residente de la Ciudad Eterna, que sabe muy bien que nunca podría abarcarla, ni en su cuerpo ni en su espíritu, aunque viviera en ella el resto de su vida. Su título nos indica que no es una obra para ser sistematizada y menos aún clasificada. Es de esos libros que, a mi juicio, tienen la cualidad de poder empezar su lectura en cualquier capítulo sin desmerecer nada. Los paseos se pueden programar, ciertamente, pero lo que no se puede programar es la memoria involuntaria, al estilo de Marcel Proust, esa presencia viva del pasado en el presente que para el escritor francés era una fuente de felicidad, y toda una religión estética. En este sentido me parece intuir que Juan Claudio de Ramón ha debido ser un lector habitual de Proust. Su Roma desordenada, con el paso de los años, podría estar destinada a ser una crónica particular del tiempo perdido y del tiempo recobrado. Nuevos y continuos ojos para paisajes con o sin figuras.

El libro es desbordante en temáticas o acaso habría que decir en rostros. A algunas de ellas me refiero a continuación, a sabiendas de que otras se quedan fuera y que, por lo general, las temáticas, y más aún los rostros, son difícilmente clasificables.

Un libro de lugares y cosas

Ni que decir tiene que este es un libro de lugares y cosas. Su autor asume aquello de est anima in rebus, que, por cierto, me parece muy proustiano. Tomemos como ejemplos las fuentes y los pinos. Las primeras, como dice nuestro autor, son oídas antes de que podamos ver la lograda combinación entre el agua y el mármol travertino. Son presentadas casi como un símbolo religioso, en la que la fe resulta ser una creencia fluctuante capaz de cortar las vías de agua de la incredulidad. Los pinos, cuyo número se calcula en ciento veinte mil, están inexorablemente vinculados a la historia de la Roma imperial, algo que movió al régimen de Mussolini a multiplicar estos árboles por toda la ciudad, aunque los expertos nos recuerdan que el pino romano procede en realidad de Asia Menor. Las profundas raíces de los pinos provocan más de una catástrofe, aunque en eso no solemos reparar los que los relacionamos con el poema sinfónico de Respighi, al que también alude Juan Claudio de Ramón.

Entre las múltiples ocupaciones del paseante romano está reflexionar sobre los lugares que en otro tiempo fueron famosos. Una muestra es la Via Veneto, cuya denominación completa es Vittorio Veneto, un éxito de las armas italianas en la Primera Guerra Mundial que no satisfizo al irredentismo de la inmediata posguerra. Fotodepredadores, pronto conocidos como paparazzi, estrellas del cine italiano y del norteamericano, pero, ante todo, un ambiente de indolencia, apatía y sedentarismo, como señala el autor. Una ociosidad perpetua en la que también tenía cabida un tipo de intelectual italiano, una persona culta incapaz de desprenderse de su pose irónica y de un escepticismo laico con el que pretendía situarse al margen del catolicismo y del marxismo. Acaso se pareciera un tanto al Petronio de la corte de Nerón, al menos al del Quo Vadis de Hollywood, el gran enemigo de todo lo que consideraba vulgaridad. Ese Petronio también debió de vivir su particular dolce vita. Pero lo cierto es que poco queda ya de la vieja Via Veneto y ni siquiera es fácil descubrir la huella de la fama efímera en los hoteles de lujo, tal y como atestigua el autor.

Por lo demás, Juan Claudio de Ramón pasea por lugares menos céntricos. Unas veces lo hace en bicicleta por la Via Appia, remoto origen de la autopista, aunque su finalidad más primaria fuera la de instrumento de la expansión militar romana. Otras veces camina a pie por el EUR, la ciudad que no fue, levantada por el fascismo italiano con la ambición de repetir la Roma imperial. Ese mismo régimen se llevó por delante la Roma medieval y proyectaba más tropelías urbanísticas. En cambio, la república italiana no ha aplicado al urbanismo fascista el consabido método de la memoria selectiva.

Cuando el arte se hace filosofía y la historia atraviesa el tiempo

Muchos alumnos de historia del arte siempre recordarán que esa asignatura les fue explicada con un método descriptivo muy atento a las formas y los materiales, pero que ignoraba la estética y el contexto cultural. Eso contribuyó a matar su sensibilidad. Un método ajeno por completo a este libro. El autor de Roma desordenada posee muchas cualidades para describir con soltura y amenidad la Roma artística, bien se trate del templete de Bramante, de la Fornarina de Rafael, de las controvertidas obras religiosas de Caravaggio, de los jardines romanos plasmados por Velázquez, de las arquitecturas rivales de Bernini y Borromini o de la ternura presente en algunas de las esculturas de Canova. Son todas ellas páginas de grata lectura, y que no nos obligan a caer en ese trivial culto a la religión del arte que inventó Johann Winckelmann, el alemán de la Ilustración que a partir de una escultura de Apolo trazó toda una serie de elucubraciones, perdurables durante siglos, y que hicieron de Grecia un supuesto paraíso perdido del arte. A partir de ahí surgió la estúpida idea, en acertada opinión de Juan Claudio de Ramón, de que el arte es el alma de los pueblos. En contraste, nuestro autor guarda sus simpatías para una sonrisa de terracota, la famosa sonrisa arcaica de los etruscos: «La historia del arte occidental consiste en borrar del rostro esa sonrisa que hoy nos parece boba y ficticia». Es un acertado comentario contra la artificiosidad y, en definitiva, contra la pérdida de la inocencia. En esa sonrisa, salpicada de una cierta melancolía, el autor de este libro encuentra nobleza e inteligencia. Todo lo contrario a ese dejar de sonreír y pretender hacerse el interesante, que algunos identifican con la madurez.

Por las páginas de Roma desordenada cruza también la historia, sin orden cronológico por supuesto. Leemos capítulos sobre la matanza de las Fosas Ardeatinas, la terrible represalia ordenada por Herbert Kappler en 1944, durante la ocupación alemana de Roma; sobre Garibaldi y la efímera república romana de 1848; sobre el saqueo de Roma en 1527 interpretado por muchos soldados de Carlos V como un castigo a una ciudad corrupta y libertina que necesitaba un fuego reparador; sobre la antigua Roma de Rómulo a Constantino pasando por Augusto y Nerón; o sobre la Roma de Pedro y Pablo de los que el autor resalta sus diferencias. Son unas páginas que nos invitan a profundizar en la historia de la Ciudad Eterna y en sus múltiples interpretaciones, a menudo opuestas entre sí. T.S. Eliot dijo que «Roma es el momento presente del pasado» y Juan Claudio de Ramón asegura que el tiempo no es un enemigo. Tampoco lo era para Proust, siempre deseoso de reencontrarse con él. Cabría añadir que en Roma la historia atraviesa el tiempo, salta a los ojos del paseante, pues el turista suele estar demasiado ocupado en otras cosas. Libros como el presente son una invitación a desplegar otros sentidos a través de Roma y su historia.

Paseos por la literatura y el cine

Tan solo algunos escritores, de los muchos que visitaron la Ciudad Eterna, aparecen en las páginas de esta obra, si bien todos ellos son mirados con gran simpatía por su autor. En primer lugar, Goethe, que procede de un norte rígido y brumoso, disfruta de Roma con los cinco sentidos y encuentra una magnífica fusión entre arte, naturaleza y vida. Más adelante, surgen dos escritores del siglo XIX. El primero es Chateaubriand, diplomático como el autor, que encontraba a Roma bella y triste a la vez, y que vive allí un amor romántico, del que hay recuerdo en la iglesia de San Luis de los franceses. El segundo es el poeta Gioachino Belli, funcionario de los Estados Pontificios y al mismo tiempo anticlerical, famoso por sus sonetos escritos en romanesco. Es el poeta del pueblo romano, un pueblo amante por tradición de la sátira. Dos escritores españoles del exilio republicano se encuentran también en el libro, María Zambrano y Rafael Alberti. La primera, de la que se resalta su amistad con el pintor Ramón Gaya, quizás comprendió a Roma, y la amó, mejor que el segundo. En el libro se describen además los escenarios urbanos en que vivieron.

En mi opinión el cine, italiano por supuesto, es de gran ayuda para disfrutar de este libro. En más de un momento se puede pensar en La gran belleza de Paolo Sorrentino, citada en varias ocasiones. Algunos críticos la destrozaron en su momento, sobre todo por no soportar su frecuente comparación con La dolce vita de Fellini. Por mi parte, pienso en esa película cuando Juan Claudio de Ramón nos relata su conversación con el príncipe Scipione Borghese, aunque esa charla daría para muchos otros paralelos literarios, cinematográficos o simplemente periodísticos. Urbanismo y paseos en motocicleta van de la mano de Caro diario de Nanni Moretti, película citada y en cierto modo vivida por el autor. No faltan alusiones a Pasolini, sobre todo el de las periferias romanas de sus primeras realizaciones. Se incluye además una referencia a una particular villa romana, la del profesor Mario Praz, presente en Confidencias de Visconti, visitada por el autor y con sorpresa final incluida. Sin embargo, no deja de ser significativo que en el último capítulo aparezca el escritor y guionista Ennio Flaiano, tan vinculado al cine italiano y en particular a La dolce vita. La playa de Fregene, próxima a Roma y frecuentada por Flaiano, es inseparable de unas perdurables imágenes en blanco y negro.

Quizás el autor haya querido trazar aquí una pincelada de melancolía, porque al final del capítulo nos anuncia que él y su familia tienen que regresar en una semana a España. Se podría afirmar que Roma desordenada es una invitación a volver a Roma, aunque no se haya estado físicamente allí. Roma, «la capital de mi mundo» según Juan Claudio de Ramón, es un sitio que siempre se añora, aunque haya otros lugares en que se puedan tener más y mejores comodidades. Por eso se entiende que uno de los proyectos, del autor y su familia, sea volver a Roma.

[Fuente: http://www.revistadelibros.com]

Escrito por Miguel Esteves Cardoso   

Um dos grandes problemas da nossa sociedade é o trauma da morada. Por exemplo, há uns anos, um grande amigo meu, que morava em Sete Rios, comprou um andar em Carnaxide.
Fica pertíssimo de Lisboa, é agradável, tem árvores e cafés. Só tinha um problema. Era em Carnaxide.
Nunca mais ninguém o viu.
Para quem vive em Lisboa, tinha emigrado para a Mauritânia!
Acontece o mesmo com todos os sítios acabados em -ide, como Carnide e Moscavide. Rimam com Tide e com Pide e as pessoas não lhes ligam pevide.
Um palácio com sessenta quartos em Carnide é sempre mais traumático do que umas águas-furtadas em Cascais. É a injustiça do endereço.
Está-se numa festa e as pessoas perguntam, por boa educação ou por curiosidade, onde é que vivemos. O tamanho e a arquitectura da casa não interessam. Mas morre imediatamente quem disser que mora em Massamá, Brandoa, Cumeada, Agualva-Cacém, Abuxarda, Alfornelos, Murtosa, Angeja… ou em qualquer outro sítio que soe à toponímia de Angola.
Para não falar na Cova da Piedade, na Coina, no Fogueteiro e na Cruz de Pau. (…)
Ao ler os nomes de alguns sítios – Penedo, Magoito, Porrais, Venda das Raparigas, compreende-se porque é que Portugal não está preparado para estar na Europa.
De facto, com sítios chamados Finca Joelhos (concelho de Avis) e Deixa o Resto (Santiago do Cacém), como é que a Europa nos vai considerar?
Compreende-se logo que o trauma de viver na Damaia ou na Reboleira não é nada comparado com certos nomes portugueses.
Imagine-se o impacte de dizer « Eu sou da Margalha » (Gavião) no meio de um jantar.
Veja-se a cena num chá dançante em que um rapaz pergunta delicadamente « E a menina de onde é? », e a menina diz: « Eu sou da Fonte da Rata » (Espinho).
Já para não falar em “Picha”, no concelho de Pedrógão Grande e de “Rata”, em Arruda dos Vinhos, Beja, Castelo de Paiva, Espinho, Maia, Melgaço, Montemor-o-Novo, Santarém, Santiago do Cacém e Tondela.
Temos, assim, em Portugal, uma “Picha” para 11 “Ratas”. O que vale é que mesmo ao lado da “Picha”, temos a “Venda da Gaita”…
E ainda existe “Colhões”, perto de Coimbra.
E suponhamos que, para aliviar, o senhor prossiga, perguntando « E onde mora, presentemente? », Só para ouvir dizer que a senhora habita na Herdade da Chouriça (Estremoz).
É terrível. O que não será o choque psicológico da criança que acorda, logo depois do parto, para verificar que acaba de nascer na localidade de Vergão Fundeiro?
Vergão Fundeiro, que fica no concelho de Proença-a-Nova, parece o nome de uma versão transmontana do “Garganta Funda”.
Aliás, que se pode dizer de um país que conta não com uma Vergadela (em Braga), mas com duas, contando com a Vergadela de Santo Tirso?
Será ou não exagerado relatar a existência, no concelho de Arouca, de uma Vergadelas?
É evidente, na nossa cultura, que existe o trauma da « terra ».
Ninguém é do Porto ou de Lisboa.
Toda a gente é de outra terra qualquer. Geralmente, como veremos, a nossa terra tem um nome profundamente embaraçante, daqueles que fazem apetecer mentir.
Qualquer bilhete de identidade fica comprometido pela indicação de naturalidade que reze Fonte do Bebe e Vai-te (Oliveira do Bairro).
É absolutamente impossível explicar este acidente da natureza a amigos estrangeiros (« I am from the Fountain of Drink and Go Away… »).
Apresente-se no aeroporto com o cartão de desembarque a denunciá-lo como sendo originário de Filha Boa.
Verá que não é bem atendido. Não há limites. Há até um lugar chamado Cabrão, no concelho de Ponte de Lima !!!
Urge proceder à renomeação de todos estes apeadeiros.
Há que dar-lhes nomes civilizados e europeus, ou então parecidos com os nomes dos restaurantes giraços, tipo : Não Sei, A Mousse é Caseira.
Vai Mais um Rissol. (…)
Também deve ser difícil arranjar outro país onde se possa fazer um percurso que vá da Fome Aguda à Carne Assada (Sintra) passando pelo Corte Pão e Água (Mértola), sem passar por Poriço (Vila Verde), e acabando a comprar rebuçados em Bombom do Bogadouro (Amarante), depois de ter parado para fazer um chichi em Alçaperna (Lousã).

[Fonte: http://www.publico.pt]

 

O anúncio foi feito pela Funai neste sábado, 27. Ele era o último sobrevivente de sua etnia, cujo nome não é conhecido pela fundação

https://midias.correiobraziliense.com.br/_midias/png/2022/08/27/675x450/1_capa_simbolo_da_resistencia_dos_indigenas_isolados_no_pais_indio_do_buraco_e_achado_morto_1-26318365.png?20220827223430?20220827223430

Encontrado pela Fundação Nacional do Índio (Funai) há 26 anos, o indígena que vivia sozinho na Terra Indígena (TI) Tanaru, em Rondônia, foi encontrado morto durante uma ronda da Coordenação-Geral de Índios Isolados e de Recente Contato (CGIIRC). O anúncio foi feito pela Funai neste sábado, 27. Ele era o último sobrevivente de sua etnia, cujo nome não é conhecido pela fundação.

Conhecido como « índio Tanaru » ou « índio do buraco », devido aos buracos que cavava nos locais que habitava, o indígena foi encontrado em sua rede de dormir. Seus pertences e utensílios foram encontrados em seus devidos lugares e duas fogueiras estavam acesas em sua casa, próximas à rede. Em nota, a Funai lamentou o falecimento e informou que não foram registrados vestígios de outras pessoas no local, marcações na mata durante o percurso até a terra indígena ou sinais de luta.

Segundo o órgão, o local foi examinado pela perícia da Polícia Federal, com a presença de especialistas do Instituto Nacional de Criminalística (INC) de Brasília e apoio de peritos criminais da cidade de Vilhena. A causa da morte será confirmada por laudo do médico legista da Polícia Federal.

Há 26 anos, o indígena era monitorado pela Frente de Proteção Etnoambiental Guaporé, da Funai, que registrou as habitações de palha ocupadas por ele durante esse tempo. Foram 53 casas, chamadas pela Funai de « palhoças ». Todas seguiam o mesmo padrão arquitetônico: uma única porta de entrada e saída e um buraco cavado no interior da casa.

 

[Fonte: http://www.correiobraziliense.com.br]

El fotógrafo retrata edificios y construcciones en la hora dorada para resaltar la belleza de la decadencia y el paso del tiempo.

Destilerías Fuster, por Lluís Bort

Un hospital abandonado, una fábrica textil o la bodega de vino más grande de todo MallorcaLluís Bort sabe encontrar los vestigios de una época más prolífica en su isla y lo hace a través de las estructuras urbanas abandonadas, deterioradas por el paso del tiempo, vacías, grises y sin vida.

La belleza está en los ojos de quien nos mira y eso es precisamente lo que logra Bort con sus imágenes. El fotógrafo y también arquitecto es capaz de devolverle la magia a cada una de las construcciones que forman la serie Arquitecturas vacías.

Antiguo centro penitenciario

Bodega Es Sindicat

Velódromo de Tirador

Cada edificio está fotografiado en la hora dorada, de forma que lucen como verdaderas joyas arquitectónicas, vuelven a brillar como antaño cuando eran útiles y se erigen imponentes sobre un cielo azul intenso que destaca con el tono amarillo de sus fachadas.

Bort hace de la decadencia belleza con el objetivo de resaltar que las construcciones de su tierra, aunque apagadas, pueden volver a tener una segunda vida. Desde un hospital que abandonaron al construir uno nuevo a las afueras de Palma; una fábrica textil en Sóller, motor económico de la isla durante la Guerra Civil; hasta la bodega de vino más grande de la isla ubicada en Felanitx, cerrada en los años 90.

Campo de fútbol Lluis Sitjar

Hospital Son Dureta

Cementerio Bon Sosec

Arquitecturas vacías es un proyecto que comenzó en 2019 y, desde entonces, su autor cuenta que algunos de los edificios retratados se han sometido a intervenciones de adecuación y rehabilitación.

Los ojos de Lluís Bort nos recuerdan la importancia de mirar el mundo desde otra perspectiva, buscando la belleza allá donde no se nos presenta de forma clara a primera vista.

Central térmica de Aucanada

Fábrica Textil Sa Fábrica Nova

Edificio Gesa

 

Cuartel militar Son Simonet

Discoteca Dhraa Nite City

Discoteca Es Foguero Palace

Publicado por María Toro

[Fuente: http://www.culturainquieta.com]

O gran amigo do ferro, aliado do lume, a terra e o vento, mantén firme a súa cotización como un dos escultores máis influentes do século XX

Eduardo Chillida, retratado traballando en fórxaa en 1952.

Escrito por MIGUEL LORENCI

Eduardo Chillida Juantegui (San Sebastián, 1924-2002) foi un mago do volume e o silencio. O mellor amigo do ferro, aliado co lume, a terra e o vento. Este venres cúmprense vinte anos da morte do xenial arquitecto do baleiro, un dos escultores máis influentes do século XX, amante tamén da palabra na incesante procura que foi a súa vida.

«O profundo é o aire», era a súa lema. Tomouno prestado dun verso de Jorge Guillén e resume o seu afán de alcanzar a etérea esencia das cousas na súa cordial batalla cos materiais. Xenio parello aos de Brancusi, Calder ou Giacometti, a súa obra está nos mellores museos e coleccións do mundo, e mostrouse en máis de 500 exposicións individuais. Con máis de corenta grandes pezas repartidas por espazos públicos do globo, o seu legado brilla en Chillida Leku, en Hernani. Acolle o mellor dunha obra universal, viva e puxante que non perdeu un chisco da súa elevada cotización. A súa mellor ferramenta foi a sinxeleza que transmutó en maxia e cosmopolitismo.

A súa infancia xunto ao mar na baía donostiarra marcou a súa relación coa paisaxe e o espazo. De neno ensimesmábase vendo romper as ondas no lugar onde anos máis tarde colocou o seu popular Peite do vento (1976) como unha homenaxe á súa cidade.

O fútbol foi a súa primeira paixón. Con 18 anos era porteiro da Real Sociedade. A afección txuri urdin alcumáballe o gato pola súa axilidade. Unha lesión de xeonllo apartouno do deporte. Cambiou as botas e as luvas por unha mans espidas en busca de volumes, incitado pola súa tardía vocación artística. Optou por estudar arquitectura en 1942, pero abandonou para debuxar no Círculo de Belas Artes de Madrid. Sempre tería presente os principios da arquitectura e se autodenominó «arquitecto do baleiro».

Cunha bolsa chegou a París en 1948. Realizou as súas primeiras esculturas figurativas en yeso influenciadas polas da Grecia arcaica do Louvre. Recoñecido no Salón de Maio de 1949, un ano despois expuña nunha colectiva da Galerie Maeght dedicada a artistas emerxentes. Aimé Maeght fichouno para incluílo na súa potente nómina xunto a Chagall, Mirou, Calder ou Giacometti.

Crise creativa

Unha crise creativa fíxolle regresar ao País Vasco en 1951. Reencontrouse coas súas raíces e descubriu o ferro. Xa se casou con Pilar Belzunce, con quen tivo oito fillos. O retorno propiciou o achado da súa linguaxe máis persoal. Ilarik foi a súa primeira escultura abstracta, na que reinterpreta os ronseis funerarios vascas. As súas obras posteriores, inspiradas na natureza, a música e o universo, parten dunha inquietude filosófica. Coas portas para a Basílica de Aránzazu iniciouse na obra pública en 1954. Os seus máis de 40 pezas para espazos públicos aluden a valores universais como a tolerancia ou a liberdade.

Tíñase a si mesmo por «un especialista en preguntas». E non só nas súas obras ensaiaba respostas. «Non hai nada que teña feito máis pola cultura que o desexo de saber do que non sabe», escribiu un creador tan xenial como dubitativo. «A miña vida consistiu en facer sempre o que non sei facer, porque o que sei facer xa o fixen, de modo que toda a miña vida pasa polos verbos buscar, dubidar e preguntar», dicía en 1998, cando o centro Reina Sofía presentou a mostra que percorría toda a súa carreira. «Teño as mans de onte, fáltanme as de mañá», repetía.

Gran lector, tivo na poesía uno dos seus faros e buscou a irmandade de grandes poetas e narradores como San Xoán da Cruz, José Anxo Valente, Neruda, Goethe e Edmond Jabés para compor os seus poemas tridimensionais.

En setembro do 2000 inaugurouse Chillida Leku [o lugar de Chillida], un parque de 12 hectáreas en torno ao caserío de Zabalaga, xoia do século XVI que Chillida comprou en 1983 e salvou da ruína. Elixido polo artista para perpetuar o seu legado e mostrar a súa obra en diálogo coa natureza, a súa azarosa historia, con crise e desencontros entre a familia e o Goberno vasco, levou ao seu peche no 2010.

Reapertura do Chillida Leku

Reaberto no 2019, xestiónao hoxe a poderosa galería suíza Hauser & Wirth, xigante do negocio da arte que comandan Manuela Hauser e Iwan Wirth. A parella máis influente do mercado mundial da arte, segundo a revista Art Review, fíxose en exclusiva coa administración da Sucesión Chillida e a xestión de Chillida Leku. Alí repousan os restos do escultor falecido con 78 anos na súa casa do Monte Igueldo de San Sebastián, derrotado polo alzhéimer e sen poder culminar un dos seus máis grandes (e polémicos) proxectos: un gran monumento á tolerancia no corazón da montaña Tindaya en Forteventura.

Facer vangarda desde o máis ancestral

O maxisterio de Eduardo Chillida, cimentado na súa capacidade de facer vangarda en grao sumo ancestral, recoñeceuse desde os anos sesenta. A súa primeira gran retrospectiva ofreceuna o Museo de Belas Artes de Houston en 1966 e a finais dos setenta consagrouse como un dos escultores máis importantes do século XX. En 1980 expuxo no Guggenheim de Nova York, no Palacio de Cristal de Madrid e, por primeira vez no País Vasco, no Museo de Belas Artes de Bilbao. O Reina Sofía acolleu a súa maior retrospectiva en 1998. O Guggenheim de Bilbao fíxoo en 1999, o Jeu de Paume de París no 2001, o Hermitage de San Petersburgo no 2003, o xaponés Mie Prefectural Art Museum de Tsu-Shi no 2006, o Graphikmuseum Pablo Picasso de Münster no 2012 e o Rijksmuseum de Ámsterdam no 2018. O Gran Premio de Escultura da Bienal de Venecia e o da Fundación Graham de Chicago abrían en 1958 un palmarés ao que se sumaron galardóns como o Kandinsky (1960), o Wilhelm Lehmbruck (1966), o Kaissering (1985), o Príncipe de Asturias das Artes (1987) ou o Praemium Imperiale do Xapón (1991). Chillida era membro da Real Academia de Belas Artes de San Fernando desde 1989.

[Imaxe: Sucesión Eduardo Chillida | Hauser & Wirth – fonte: http://www.lavozdegalicia.es]

Exposição ‘Beirute: o caminho dos olhares’ foi aberta nesta sexta-feira (05) e vai até 28 de agosto. Mostra individual homenageia as vítimas da explosão no Porto de Beirute, em 2020.

A mostra individual de fotografias Beirute: o caminho dos olhares,  do libanês Dia Mrad, está em exposição a partir desta sexta-feira (05) no Museu de Arte do Rio (MAR), no Rio de Janeiro. Pela primeira vez no Brasil, a exibição de fotografias Fine Art é realizada pelo Consulado Geral do Líbano no Rio de Janeiro e homenageia as vítimas da explosão do Porto de Beirute em 2020, tragédia que completou dois anos. A mostra é gratuita e vai até 28 de agosto. A foto acima faz parte da mostra.

Assim que a poeira baixou e a fumaça se dissipou, a jornada reveladora de Dia Mrad na manhã de 05 de agosto de 2020 – uma peregrinação pelos restos pulverizados da cidade -, confirmou uma verdade insondável, que Beirute foi dizimada.

Dia Mrad – uma das fotografias da exposição

Essa jornada deu o tom para um novo capítulo na obra de Mrad, que destaca uma ligação emocional com seu tema principal, a arquitetura da capital libanesa. Depois de passar anos capturando a realidade construída na cidade, ela estava agora nua e exposta. Sucumbindo ao seu ofício, Mrad passou a capturar sua nova realidade.

A explosão do Porto de Beirute, no dia 4 de agosto de 2020, marcou profundamente a história recente do Líbano. Considerada a segunda maior explosão não nuclear do mundo, a tragédia tirou a vida de mais de 200 pessoas, feriu outras milhares e destruiu metade da capital do país.

“Beirute: o caminho dos olhares” conta com apoio da Prefeitura do Rio de Janeiro, do Museu de Arte do Rio, do Instituto Inclusartiz, da Orquestra Maré do Amanhã, da Federação das Entidades Líbano-Brasileiras do Rio de Janeiro e da Câmara de Comércio Líbano-Brasileira do Rio de Janeiro.

São 28 fotos em exposição, e algumas delas estão à venda. A mostra individual está aberta ao público geral no foyer localizado no quinto andar do Museu de Arte do Rio. Mais informações em www.museudeartedorio.org.br.

Serviço

Exposição ‘Beirute: o caminho dos olhares’, de Dia Mrad
Foyer, 5º andar – Museu de Arte do Rio – Rio de Janeiro
De quinta-feira a domingo, das 11h às 18h (última entrada às 17h)
De 05 a 28 de agosto
Grátis

 

[Fonte: http://www.anba.com.br]

 

« Nunca se viu uma manhã mais bonita do que a de 1º de novembro », escreveu o reverendo Charles Davy em 1755, um dos muitos estrangeiros que viviam em Lisboa.

Terremoto em Lisboa (1755), pintura de João Glama (1708-1792)

Terremoto em Lisboa (1755), pintura de João Glama (1708-1792). Fonte: Getty Images

« Era uma metrópole, a capital de um império colonial mundial que se estendia da África (com Angola, Moçambique e Cabo Verde), passava pela Ásia (com Goa e Macau), e, claro, à América Latina (com o Brasil) », disse Vic Echegoyen, autor do romance histórico Ressuscitar.

« Portugal era um reino muito, muito rico graças às riquezas dessas colônias », acrescentou o escritor em conversa com BBC Reel.

« Lisboa era uma visão muito atraente para os visitantes de primeira viagem », disse Edward Paice, autor de A Ira de Deus – A Incrível História do Terremoto que Devastou Lisboa em 1755 (Record/2010), à BBC Witness.

« Havia mosteiros grandiosos e palácios de grande escala. Sua arquitetura foi fortemente influenciada pelo Oriente e também pela arquitetura islâmica. »

« O sol estava brilhando em todo o seu esplendor », continuou o reverendo Davy.

« Toda a face do céu estava perfeitamente serena e clara; e não havia o menor sinal de alerta daquele evento que se aproximava, que fez desta cidade, outrora florescente, opulenta e populosa, uma cena do maior horror e desolação. »

Foi um dos desastres naturais mais mortais que o mundo já viu.

Dezenas de milhares de pessoas morreram. Lisboa foi destruída, mas das cinzas surgiu algo incrível: uma nova forma de pensar e uma nova ciência.

O horror

Praça do Comércio antes do terremoto de 1755

Praça do Comércio antes do terremoto de 1755, representada em azulejos na embaixada da Itália, século 18. Fonte: Getty Images

Era o Dia de Todos os Santos, e às 9h30 da manhã muitos dos devotos moradores da cidade estavam nas igrejas.

De repente começou a ser ouvido o que várias testemunhas oculares, incluindo o reverendo Davy, acreditavam ser o barulho de muitas carruagens.

« Logo vi que me havia equivocado, pois descobri que era devido a algum tipo de ruído estranho e assustador embaixo da terra, como o estrondo distante e oco de um trovão. »

O abalo era um megaterremoto sentido em grande parte da Europa Ocidental e na costa noroeste da África.

« Ainda é um dos maiores terremotos já registrados. Houve três tremores no total e o segundo foi sem dúvida o maior. Posteriormente, foi avaliado entre 8,5 e 9 na escala Richter », disse Paice.

Os sobreviventes do primeiro tremor procuraram segurança numa enorme praça aberta junto ao rio Tejo, incluindo o Sr. Braddick, um comerciante inglês.

« Ali encontrei uma prodigiosa reunião de pessoas de ambos os sexos e de todas as classes e condições, entre as quais observei alguns dos principais cônegos da igreja patriarcal em suas vestes roxas e avermelhadas, vários padres que haviam fugido do altar em suas sagradas vestimentas em meio à missa festiva, senhoras seminuas e outras sem sapatos… todas de joelhos com os terrores da morte no semblante, gritando sem cessar ‘misericórdia, meu Deus!’. »

« No meio da devoção, veio o segundo grande abalo e completou a ruína daqueles prédios que já haviam sido gravemente destruídos. »

Mais horror estava por vir: o terremoto desencadeou um tsunami no Atlântico que então subiu o rio.

O terremoto de Lisboa em ilustração da época

O terremoto foi seguido por um maremoto y um incêndio. As réplicas foram sentidas por muitas semanas depois. Fonte: Getty Images

« Ele veio espumando, rugindo e correu em direção à margem com tanta energia que imediatamente corremos para salvar nossas vidas, o mais rápido que podíamos », escreveu o reverendo Davy.

« Você pode pensar que este evento sombrio termina aqui, mas que nada, os horrores de 1º de novembro são suficientes para preencher um volume. »

« Assim que escureceu toda a cidade parecia brilhar, com uma luz tão forte que dava para ler. Pode-se dizer, sem exagero, que houve incêndios em pelo menos cem lugares ao mesmo tempo e continuou como isso por seis dias, sem interrupção. »

Para a celebração religiosa, todas as velas das igrejas e catedrais haviam sido acesas, que quando caíam multiplicavam suas chamas.

« Não há palavras para expressar o horror », escreveu outra testemunha. « Tal situação não é fácil de imaginar para quem não a sentiu, nem de descrever para quem a sentiu. »

« Deus permita que você nunca tenha uma ideia precisa disso, porque isso só pode ser obtido através da experiência. »

Uma nova forma de pensar

A notícia do desastre numa cidade tão importante como Lisboa espalhou-se rapidamente.

« Foi a primeira catástrofe global da mídia que atraiu a atenção de todas as gazetas, jornais e viajantes em toda a Europa », disse Echegoyen.

E soou mais do que um alarme.

As réplicas do terremoto agitaram o pensamento da época.

Grande procissão ao auto de fé dos condenados pela Inquisição de Lisboa, século 18

Grande procissão ao auto de fé dos condenados pela Inquisição de Lisboa, século 18. Fonte: Getty Images

A Igreja e seus seguidores procuravam culpados pela tragédia.

« Depois do terremoto que destruiu três quartos de Lisboa, o meio mais eficaz que os sábios do país inventaram para evitar uma ruína total foi a celebração de um soberbo auto de fé [ritual de penitência pública], tendo a Universidade de Coimbra decidido que o espetáculo de algumas pessoas sendo queimadas em fogo lento com toda a solenidade é um segredo infalível para evitar tremores de terra », escreveria Voltaire em seu polêmico conto filosófico Cândido (1759).

Enquanto a Inquisição cuidava de seus negócios, as grandes mentes da época, muitas das quais estavam começando a ver o mundo de uma nova maneira e que agora associamos ao Iluminismo, intensificaram suas reflexões.

Immanuel Kant publicou três textos separados sobre o desastre, tornando-se um dos primeiros pensadores a tentar explicar os terremotos por causas naturais, e não sobrenaturais.

E Voltaire e Jean-Jacques Rousseau tiveram uma famosa troca de ideias.

A catástrofe havia desafiado o otimismo do Iluminismo articulado pelo polímata alemão Gottfried Leibniz e pelo poeta inglês Alexander Pope.

Eles propuseram resolveram o problema histórico sobre o que é o mal afirmando que a bondade de Deus havia assegurado toda a Criação e, dessa forma, qualquer aparência do mal era apenas isso: uma aparência, o produto da incapacidade dos humanos de compreender sua função dentro do todo.

« A filosofia predominante era que vivíamos no melhor de todos os mundos possíveis, que mesmo nesses desastres havia providência divina. Deus estava elaborando algum plano e não cabia a nós questionar », explicou Paice.

« Voltaire já criticava a interpretação teológica da natureza, e muitas de suas obras ironizavam a ideia de que Deus de alguma forma governava todos os assuntos humanos », disse o historiador André Canhoto Costa à BBC Reel.

Poucas semanas depois do terremoto, Voltaire, no seu « Poema sobre o Desastre de Lisboa », desferiu o primeiro ataque naquele que viria a ser um dos maiores debates filosóficos da história.

Segundo Paice, o filósofo questionou um Deus que podia ver algo bom em um evento « tão horrível como o que aconteceu ».

Imagem de ex-voto retrata o resgate de um menino de três anos e Nossa Senhora da Estrela

Imagem de ex-voto retrata o resgate de um menino de três anos e Nossa Senhora da Estrela

« Você diria vendo aquela multidão de vítimas?: ‘Deus se vingou; a morte deles é o preço pelos seus crimes’.

Que crime, que falha cometeram aquelas crianças, esmagadas e ensanguentadas no ventre da mãe?

Terá Lisboa, que já não existe, mais vícios do que Londres, do que Paris, afundadas nas delícias?

Lisboa está em pedaços e dança-se em Paris »

Linhas do Poema sobre o Desastre de Lisboa de Voltaire

Justificar sofrimento

O terremoto que destruiu Lisboa abalou mais do que o chão para Voltaire: minou o esforço de justificar o sofrimento com referência a algum bem maior, abrindo a possibilidade de que algum sofrimento imerecido pudesse ser atribuído a Deus.

Rousseau rejeitou a ideia e respondeu com uma longa carta em que argumentava, entre outras coisas, que a fonte do sofrimento do povo lisboeta não era Deus, mas suas próprias ações: a forma como construíram a cidade e as motivações sociais dos moradores.

A gótica Igreja do Carmo guarda as marcas do terremoto de 1755

A gótica Igreja do Carmo guarda as marcas do terremoto de 1755. Fonte: Getty Images

Ele argumentou que uma ocorrência terrestre, moralmente neutra, era vivenciada como um desastre, devido à suscetibilidade autocriada que o modo de habitar aquele lugar produzia.

« A natureza não construiu ali vinte mil casas de seis a sete andares, (…) se os habitantes desta grande cidade vivessem mais dispersos, com maior igualdade e modéstia, os danos causados ​​pelo terremoto teriam sido menores ou talvez inexistentes », escreveu Rousseau.

Ele ainda argumenta que mesmo depois do perigo revelado pelo tremor inicial, as pessoas recusaram-se a tomar as medidas necessárias.

« Quantos infelizes pereceram porque um queria resgatar suas roupas, outros seus papéis, outros seu dinheiro? », perguntou Rousseau, insinuando que isso refletia seus valores, mostrando que preferiam manter sua posição social a suas vidas.

E assim, à medida que o debate avançava, a ciência emergia como uma maneira melhor de explicar o mundo e a maneira como ele funcionava.

« A reforma protestante já havia ocorrido, mas de alguma forma manteve intacta a linha entre o homem e a natureza. O terremoto contribuiu para um corte mais violento », destacou Costa.

« O terremoto de Lisboa desencadeou toda uma série de eventos, como quando você joga uma pedra em um lago e as ondulações ficam mais amplas e fortes e afetam tudo ao seu redor », disse Echegoyen.

« A era do pensamento livre, de questionar o poder onipotente da Igreja e dos reis já estava tomando forma, mas acredito que nesse dia a humanidade começou a despertar e que nessa data realmente nasceu a era moderna. »

Uma nova ciência

« Agora o evento é considerado um marco importante nos campos científico e filosófico », disse Paice.

Retrato do Marquês de Pombal

Retrato do Marquês de Pombal

« Foi o terremoto mais pesquisado da história. Temos um enorme banco de relatos em primeira mão do evento e a partir deles os cientistas começaram a analisar o que havia acontecido, sem mencionar Deus. »

« Pode-se dizer que 1° de novembro de 1755 é a data de nascimento da sismologia, que hoje é estudada com base nesse acontecimento », disse Maria João Marques, do Centro do Terremoto de Lisboa, à BBC Reel.

E é ao Marquês de Pombal que muitos atribuem o nascimento desta nova escola de Ciências.

Ele era o braço direito do rei e foi encarregado da reconstrução da cidade de Lisboa.

« Ele enviou questionários para cada paróquia para perguntar coisas como: por quanto tempo a terra tremeu? Quão forte? Que danos causou? Quantas pessoas morreram? Você notou algum sinal estranho antes do terremoto? », disse Echegoyen.

« Com sua equipe, eles coletaram e analisaram as respostas, compilando uma espécie de livreto de todas as partidas em todos os lugares, até que começou a surgir um padrão que se tornou a base da ciência sismológica como a conhecemos hoje. »

A reconstrução de Lisboa foi impulsionada pela ciência.

Tentando minimizar as mortes em catástrofes futuras, apoiando os esforços de retirada de pessoas e combate a incêndios, o Marquês de Pombal fez com que as ruas estreitas e sinuosas fossem substituídas por avenidas largas, e que os espaços fossem amplos e ventilados.

Além disso, métodos inovadores de engenharia foram utilizados, com estruturas flexíveis de madeira nas paredes dos prédios para que elas « tremessem, mas não caíssem  » .

Para testar esta e outras medidas contra terremotos, tropas marchavam ao redor de prédios para simular tremores, levando ao nascimento da engenharia sísmica.

A asociación AGA-Ucraína considera que o músico serbio apoia Vladimir Putin.

Emir Kusturika (Imaxe: Cineuropa)

Emir Kusturika

Un dos pratos fortes do Festival Noroeste da Coruña é o concerto da banda Emir Kusturika & The no smoking orchestra, que decorrerá o 11 de agosto. Unha cita que podería non ter lugar se o Goberno de Inés Rei atende a petición de censura por parte da asociación AGA-Ucraína, constituída após o estalido da guerra.

A entidade carga contra o artista serbio por recibir en 2016 a Orde da Amizade por parte de Vladimir Putin, presidente de Rusia. É esta unha das condecoracións máis altas outorgadas por Rusia a civís de fóra do país.

Así, AGA-Ucraína apela a cancelar o recital de Kusturika ao considerar que “apoia abertamente o presidente ruso”, así como as “ilegais e terroristas operacións militares que Rusia leva facendo en territorio ucraíno desde 2014”, obviando a participación de Ucraína no conflito de Donbás, con milleiros de persoas falecidas.

A entidade tamén se dirixiu a Estrella de Galicia para que non financie o concerto. A maiores, carga contra a chegada da fragata Shtandart, con bandeira rusa, esta sexta feira a Vigo. “Pedimos que se negue a entrada no porto a este buque, en aplicación do quinto paquete de sancións da UE contra Rusia”, informa a asociación.

Kusturika, crítico cos EUA

O cineasta e músico é tamén coñecido polas súas declaracións públicas contra a política imperialista dos EUA. En maio de 2017, escribía nun artigo publicado nun diario serbio que a “Terceira Guerra Mundial comezará cos EUA bombardeando a canle RT”. Unha emisora que foi censurada nos países da UE após o estalido da guerra en Ucraína.

Nese artigo, Kusturika criticaba a “maquinaria de prensa estadounidense” e afirmaba que RT “envía sinais de que o mundo non está determinado polo invitábel do capitalismo liberal”.

De feito, a censura que pesa sobre a canle fora prognosticada entón polo músico nese ano, cando advertía de que os EUA “tratarán de silenciala pola forza”, como fixeron, lembrara, en 1999 coa televisión estatal serbia”.

Un artista recoñecido internacionalmente

Nado bosníaco e musulmán, declarouse publicamente serbio e defínese como iugoslavo. Hoxe ten, ademais, nacionalidade francesa. Trátase dun dos poucos directores que conseguiu gañar dúas Palmas de Ouro do Festival de Cannes. Tamén recibiu dous Premio Fipresci e dous León de Prata, entre moitos outros.

Artista multidisciplinar, gañou no ano 2005 o Premio Europeo de Arquitectura Phillipe Rotthier polo seu proxecto de cidadela étnica, Drvengrad (Vila de madeira), situado sobre o monte Zlatibor en Serbia. O galardón concédese cada tres anos pola Fundación para a Arquitectura de Bruxelas, e é unha das máis prestixiosas distincións belgas e europeas no campo arquitectónico.

 

[Imaxe: Cineuropa – fonte: http://www.nosdiario.gal]